29 décembre 2005

La promenade des Lions

- A qui de droit



Deux dunes qui s'érigent comme des caresses au ciel, au dessus d'elles tournent des vents asséchés qui échangent des ardeurs en leur langue de feu, tandis qu'en bas dansent des mirages.
C'est ici que se promènent les lions. Les yeux fermés, ils goûtent le génie de la géographie. Tandis qu'ils s'avancent, il prient pour n'oublier ni la terre brûlante, ni les plateaux incandescants, ni ses aucunes de ces oasis fruitées. A vrai dire, ces sommets de bonheur s'escaladent en quinze minute de sueur mais, Sur ces chemin là, on aimerait s'épuiser une éternité. Dans les plus grands vertiges de l'errance, les promeneurs savent leur insignifiance et il semble que la vie vacille.

Le crépuscule arrive et les nuages se chargent d'une onde fertile, le ciel lourd, impatient d'irriguer et gonfle de seconde en seconde.

La terre avide sous son ombre, se ravine et attend que l'orage gronde et libère ses trombes.... Finalement il éclate comme un soupir, mais on ne sais plus s'il faut dire s'il est tellurique ou météorologique.

D'ici, les siècles des siècles nous contemplent.

25 décembre 2005

La fatalité et la raison

De nos jours, il est de bon ton de rejeter ce qui se rapporte à la fatalité, chacun a décidé que tout n'était qu'une question de volonté. Je n'aime guère ce genre de poncifs simplistes. En l'occurence, je crois que c'est une question moins triviale qu'il n'y paraît. La philosophie "main stream" des pays occidentaux manque cruellement d'humilité pour s'en rendre compte. Le destin est une sorte de livre que nous n'écrivons pas, Dieu tient la plume et nos vies sont le résultat d'une succession d'incidents. Lorsque le destin menace notre liberté, il devient dérangeant pour une société athée.

Pourtant si l'on y réfléchit, ce type de raisonnement est absurde. En effet, la liberté est toujours relative à notre condition, mais la fatalité est absolue. Le destin est d'ordre cosmique. Il possède même un sens clair, même pour les objets qui ne sont pas doté de volonté. Par exemple, le destin d'une pierre est de choir. Donc il faudrait considérer la fatalité dans un cadre beaucoup plus large que nos pauvres vies.

Depuis ma petite fenêtre, j'explique cette valeur négative dont on charge le fatalisme ainsi : la fatalité et les modifications incidentelles de nos trajectoires sont associées à la passivité. Puisque la philosophie actuelle tend à considérer la vie comme un principe d'action et non pas comme un moyen de contemplation, on en conclut que suivre un destin tout tracé est simplement une négation de la vie.

Finalement, je crois qu'on se trompe de coupable, premièrement : Il est idiot de lutter contre le destin puisque il est d'une connerie abyssale de vouloir lutter la volonté de Dieu. De plus, nos efforts seront toujours vains dans cette lutte puisqu'il faut considérer que l'on n'a choisi ni son caractère ni ses désirs.

Deuxièmement, notre entendement étant limité, nous ne pouvons bien sûr pas comprendre la fatalité cosmique, au mieux nous pouvons fabriquer une représentation de la réalité et suivre la trace de notre propre destin en influençant seulement le présent. Incidement, si l'on consière que la vie réside dans un principe d'action, seul l'accomplissement d'une vie entendue pourrait constituer une fatalité. Concluons, donc qu'il ne faut pas être raisonnable pour être moderne. Autrement dit, il faut faire n'importe quoi pour être moderne.


Synthèse :
Moderne = Libre et épanoui -> Fuit la fatalité -> Fuit son propre destin entendu -> Fait Porte-Nawak

QUOD

Tu me suis ? Alors, s'il te plait, j'ai pris mon Dimanche de Noël pour te le dire : Arrête d'être moderne.

Eh oh... Y'a quelqu'un ?...

Bein vous êtes où ?

Echo....

echo..
echo...

Putain, on peut même plus parler de philo. Merde, alors... T'façon, j'en ai rien à foutre...

OK Computer

Voilà, nous sommes enfin arrivé ce Week End, tous mes atomes ont oubliés leur fatigue et j'espère écrire jusqu'à ce que la nuit se termine et enfin s'offrir ce luxe de solitude et pouvoir jouer dans les étoiles. Comme lorsque je m'enfonce dans le métro, les mots coulent, mais cette fois il semble que la pathétique ne soit pas destinée à commettre un meurtre. Enfin, je peux me glisser dans leur chimère comme on s'enfonce sous les drap. J'ai mis mon casque, j'ai branché mon iTunes et je suis devant mon écran dernier cri. Quel bonheur ! A partir de zéro, je m'en vais dans la même direction, mais cette fois je sais pourquoi.

Mes collocataires se sont couchées, je suis le seul maître à bord, unique pilote à bord de mon odyssée délirante. Nous avons eu ce soir quelques discussions philosophiques, rien de transcendant, mais bientôt je pourrais escrimer correctement et retrouver un peu de bonheur à argumenter en Castillan. Cependant, je pourrais peut-être ne rien trouver à défaire, l'Espagne n'est pas un pays très riche en philosophes et ce n'est certainement pas un hasard. Au delà des caricatures de l'espagnol : Chismes (Commérage) et Foot, il y a bien une réalité au prosaïsme espagol. Par exemple, pour dire ses rêves au moment où l'on souffle son gâteau d'anniversaire on dit "ilusiones", et pour dire des illusions on dit : "ilusiones" ! Les mots espagnol sont étonnament injectifs. D'un certain point de vue, c'est navrant. Mais je crois que ce n'est pas seulement une question de philosophie qui se déciderait au niveau de chacun, il s'agit bien d'une question de culture et c'est assez interéssant. Il y ceux qui savent vivre correctement dans des histoires qu'ils se racontent et s'efforcent de préserver leurs illusions de l'ombre du monde et il y a ceux qui n'attendent rien et ramassent les fruits de chaque jour comme il sont.

A propos de futur :
Maintenant, je dois faire une annonce, c'est marqué dans le petit livre que j'ai recu ce matin en sortant du métro : Como dejar de fumar. J'arrête de fumer au Premier Janvier et j'ai besoin de vous encouragements. Globalement, vous pouvez vous en foutre mais finalement, si vous venez régulièrement sur ce Blog, vous allez bouffer vingt jours de Super Négativite et je m'écouterai deux Requiem pour plomber un peu le truc avant de publier, je sens que l'oeuvrage sera un peu nerveux. Et vous me direz : ça faisait longtemps !

23 décembre 2005

Confutatis

Quand j'écoute le Requiem avant d'aller dormir, je suis certain de passer une mauvaise nuit, et quoi ? Mieux vaut ce noir alcool qu'un autre... Parfois je me demande comment Mozart a pu commettre une telle oeuvre, cette musique n'est pas humaine, elle relève du génie absolu, rien qu'un mouvement me renverse les tripes, et toujours je ne suis pas capable de l'écouter en entier. Parfois j'imagine ce que c'est d'écrire une telle "chose". Il faut être fou pour parvenir à ce résultat et sans doute ne nourrir aucune illusion sur sa survie mentale à l'issue d'une pareille écriture. Toujours plus profond, plus trouble, noir, pathétique... et cette musique me façonne l'insomnie.

En étant fasciné par sa propre trajectoire, on se trouve toujours au bout d'une histoire qui s'épuise alors on s'y appuie, on creuse encore et laisse le langage dicter son histoire et son univers. Chaque jour en se construisant sur celui d'hier construit une réalité qui ne respecte les intentions d'une quelquonque vérité et la vie sombre dans le pathétique... Alors, rien n'est plus dangereux comme de fuir à tout prix la routine et de croire à des solutions. C'est hélas humain.

Et cette économie mondialisée a tout d'une fièvre pathétique. On invente des remèdes toujours plus globaux, plus théoriques et on noue le drame. Moi même suis coupable de me coucher si tard pour réfléchir autant. Je ne serai jamais socialiste, mais de fait l'homme aime le pathétique et je n'y peux rien.

J'aimerais ne plus voir jamais cette lente tristesse qui transpire par tous les pores des pauvres humains, mais elle est là. Aïcha ne veut plus chercher son appartement avec moi disant qu'elle traverse une période trouble. Comme il est loin l'Olivier et je ne vois plus l'Oranger. Mais je suis sur qu'il faut mieux manger maintenant et me nourrir mieux, parasite sans doute...
La musique s'est tue... Je m'en vais mal dormir

22 décembre 2005

Electronic nostalgy

Enfin, j'allume mon PC et je peux contempler paisiblement les photos sur mon disque dur. Désormais, elles sont les vestiges d'un ancien temps et je me suis offert une autre enfance et une raison d'espérer. Maintenant, je peux me souvenir de mon appartement, comme s'il s'agissait d'un paradis perdu. Je me rappelle du zèle imbécile que je mis à vider mon studio et de l'effort que j'ai du consentir pour avoir moins en me disant "L'argent ne fait pas le bonheur : Soit, essayons !" Dans l'absolu ma bêtise est parfaitement admirable.
Je rêvais d'une belle aventure, et voilà ! Je crois que l'aventure est terminée, maintenant il me reste à parvenir à peu près au même objectifs que j'avais il y a quelques années :
- Modifier mon menu pour ne plus manger des pâtes et des pizzas tous les jours
- Trouver l'envie d'avoir une vie à la fois rythmée et aèrée
- Avoir l'envie de retourner au boulot tous les jours par de subtiles astuces psychologiques

Rien de neuf alors, j'essaierai juste d'y parvenir plus rapidement, c'est juste un hoquet de l'histoire. Je suis seulement parvenu à m'offir une nouvelle enfance mais le présent est toujours pénible. La preuve par l'exemple de ce dont on m'avait prévenu : il n'y a pas d'ailleurs meilleurs.
La preuve que la peur est utile.

Oui, c'est vrai je m'ennuyais souvent là bas et il me fallait de l'air, mais j'oublie vite et rien n'y fait, devant mon ordinateur douillet, tant pis pour le lyrisme et les idéaux, je reviens à la vie et le sang coulera à nouveau dans mes veines quand j'aurai enfin ma connexion Internet. C'est le corps qui parle : Mort de fatigue dans les transports, usé par mes journée de travail j'écris debout dans le métro, j'écris comme on vomit : un flux ininterrompu d'encre noire s'entortille et gémit comme à l'agonie, infâme tout ce qu'il touche : Oh, l'affreux ! Ce n'est plus l'écrivain qui tremble, c'est la page blanche qui blêmit quand approche l'heure de torcher toute ces saletés. Je ressemble à un fou dans le train, en l'occurrence les apparences ne doivent guère se tromper et c'est super comique. Un mec sujet au migrations pendulaires (comme on dit dans le milieu) se promène toujours avec son nuage noir au dessus de la tête et, à coté de lui, tout est radieux.
Alors je sais ce que tu vas me dire : "Arrête ton cinoche mec, tu viens d'arriver, tu voudrais pas non plus qu'on te serve dans des couverts en argent non plus." Bein si, j'aimerais bien en fait, les milieux autorisés prétendent que l'espoir faire vivre, alors !

Sonia me dit qu'on est ce que l'on mange. Aïcha pretend que l'on transporte ce que l'on est. C'est fondamentalement incompatible. Je ne suis parvenu à aucun arbitrage, mais je vais y penser.

21 décembre 2005

Kyrie

Je compte jusqu'à trois et vous disparaissez : travailleurs, voitures, tristesse. 1 , 2 , 3 ... Ça y est, vous n'êtes plus là ?

Comme ils sont loin l'Oranger et l'Olivier. Ma soeur me dit qu'elle va très bien, mais elle va très mal et s'épuise d'amour, l'autre prétend qu'elle veut être seule mais elle se cache pour se détruire, sans autre responsabilité. Mes frères ne vont guère mieux, ont peur des enfants et meurent de gentillesse. Et moi, je ne suis qu'un vermicelle couvert d'un manteau d'orgueil, de poussière et de sueur.

Je devrais me mettre au milieu de la ville et crier : Arrêtez ! mais j'ai peur que cela ne serve à rien. La machine s'est bloquée et se sape elle même. J'ai peur.

20 décembre 2005

La métaphysique des Culs

Dans ce restaurant espagnol, je mangeais mon steak au milieu d'espagnols viandards et braillards et tout le temps, je ne pensais qu'à ça. Ma métaphysique des culs. Quel titre génial !
Je pensais à ma digestion et au ventilateur quand il versera sur moi son air chaud. Je soupirai au moment où l'émulsion se fera transcendantale à celui où je sombrerai dans des rêves peuplés de fesses photographiées ou inventées comme autant de promesses d'ailleurs plus tendres, d'îles plus douces.
Simple et rondes, sans métaphysique ni théorie générale de la vie, elles seront là ni libres, ni captives, en ligne de flottaison sur mon horizon. Il y aura ces bouées auquelles me raccrocher et, pour un temps précieux et solaire, j'aurai oublié cette vie médiocre, enfin je pourrai m'abîmer sans gravité et plonger dans mes délires voluptueux. Interdit, m'imaginer ces peaux de pêches derrière de fichues toiles qui bruissent comme scintillent les étoiles.

19 décembre 2005

Pfff...

Ce midi je mange dans la salle à manger de l'entreprise. Je ne suis pas dans mon milieu, je ne connais personne et les discussions me dépassent : on parle de foot et plus précisemment de l'équipe de l'entreprise ainsi que des discothèques à Barcelone. J'entends la moitié des mots dès lors que l'on s'engage sur des sujets un peu spécifiques, il me faudra un peu de temps avant de tout comprendre.

Cette ville est une vraie Babylone, un peu décadente et travailleuse à la fois. Elle a pris toutes les valeurs les plus modernes, on y agit comme si demain n'existait pas, et on insiste sur les joies des petites choses, drogues et autres... surtout, prendre en main son destin. Les petits blancs colons dont je suis en ont fait une icône finalement très plate. Dans l'absolu, on a cherché à la fois la tolérance et la passion pour qu'elles composent ensembles et... Pff...
Cette ville est comme pas assez ancienne : Des magasins, des bars, la mer dont on ne sens pas l'odeur et voilà...
Ses vibrations sont mécaniques. Dans cette ville tout est IN et rien n'est OUT, un peu déracinée, on se concentre ici, sur l'indépendance de la Catalogne, la sortie du Samedi et les résultats du Barça. BCN n'est probablement qu'une première marche.

Et les Espagnoles... ?

En un mot, mmmm... Et je n'en dirais pas plus.

15 décembre 2005

Putain, j'ai envie de chier...

Ah bah oui... Ca libère... Et je sais que c'est élégant comme titre...

Oui, en fait j'ai trouvée l'idée je suis un gosse de riche parti dans sa lubie de couilloner la marche du destin mais je suis allé au bout : Maintenant je me retrouve dans une chambre ridiculement petite, sans femme, sans voiture, avec beaucoup de transport pour me rendre à un boulot plus difficile et probablement stressant et dans un pays que je ne suis pas certains d'aimer. Positivement, j'ai l'impression d'avoir foutu en l'air pas mal de chose d'un coup. Bravo ! Dans le milieu on dirais : "Quel Con !".

Mais bon, c'est fait, il est trop tard, et quand bien même il ne s'agissait que d'un caprice... J'aurais dans l'histoire pris un peu de sagesse et je goûterai peut-être un jour le bonheur simple d'une femme, d'enfants et d'une maison avec un jardin et même si c'est dans une résidence pavillonaire.

Mmmm...

C'est quand même incroyable, je me retrouve dans ce boulot au milieu d'une équipe de Top-Gun, international et tout, la crème de la crème... Et rien, dès qu'on m'oublie je glandouille tel Gaston Lagaffe. Je crois qu'il me rendraient un service inavouable en me bottant le cul pour me foutre dehors. Ce serais une bonne idée tiens ! : Pour complèter le tableau j'aimerais bien un jour dormir sous un pont.

Mesdames, excusez je me lâche dans un excès sublime de pessimisme et d'impuissance :

- Prout. Ce monde est une merde.
- A coeur vaillant rien d'impossible...
- Oui, et ta soeur... Elle bat le beurre ?
- Enculé
- Pauv Naz...

Putain, Dieu joue du bonheur comme d'une savate...et je devrais dormir

12 décembre 2005

That's life

Ai-je déjà dit que ce monde est une Merde ? Non ! ?
Franchement, c'est à mourir de rire, je suis venu ici pour casser ma bagnole et vivre dans un piaule de 8 m2 d'où l'on entends parfaitement les voitures passer sur le boulevard et les éboueurs vider les poubelles à deux heures du mat sous des couvertures trop petites pour protéger du froid qui coule par la fenêtre pas suffisament étanche. Tout ça pour enfin commencer un boulot qui se trouve à une heure de distance et où l'on travaille beaucoup.
En fait, maintenant, je n'ai plus de pognon et cette ville me suce le pognon à vitesse grand V pour une transition de merde, mais de merde. Heureusement que l'espoir fait vivre et que j'en avais un max... Maintenant je tape sur mes réserve, je vire au caustique.

10 décembre 2005

Barcelone et le joint de culasse

Ecrire voilà tout ce qu'il me reste. Au terme d'un voyage dans la veine des plus purs looser. Je suis finalement parvenu à Barcelone. Et je suis à la porte de l'appartement en train d'attendre que quelqu'un vienne me porter les clés.

C'était un voyage de fou. Le voyant de température s'est allumé. Un mécanicien sur le chemin m'a expliqué. Le radiateur ne fonctionnait plus. Le joint de culasse est mort, il fuit dans le radiateur et la voiture monte en pression évaporant le liquide. J'ai consommé pour venir ici pas moins de 4 litres de liquide de refroidissement. Je roulais en portant mes mains près du chauffage quand la chaleur ne venait plus, cela signifiait aue le radiateur s'était bloqué.
Je devenais fou et je parlais tout seul, j'insultais ma voiture et j'essayais de tenir tranquille ma voiture en lui chantant des berceuses.

Maintenant je suis dans cyber café, vraiment à l'étroit pour faire de la littérature. C'est la merde.

02 décembre 2005

Hello, Goodbye

Demain, ce sera le jour où je dirai au revoir à tout le monde, et je ne reverrai jamais certains. Je ne le réalise pas. Mais voilà, c'est ça la vie. C'est simplement que je n'arrive pas à me l'imaginer, ça me semble impossible.
Etrange. Je suis comme au bord d'une falaise et sous moi presque tout est possible. Mes jeux de gamins, comme de faire des cartons, rêgler mes différentes factures, échappent totalement au drame. Je n'ai rien d'un globe trotter et je ne peux absolument pas dire si je reviendrai.
Rien n'est gagné encore, c'est vrai. Mais bientôt j'aurais atteint mon objectif : Barcelone. Il aura suffit d'agir, et de ne pas se fier à mes doutes, car j'en ai beaucoup trop, c'est un fait.
Quand on cherche la vie, elle est infiniment dense et surprenante quand il ne s'agit pas de choses matérielles.
Mon cas n'est pas intéressant en fait, mais ce que j'en sais concerne tout le monde car j'en ai vraiment marre du malheur. Maintenant je sens comme il pue, je vois dans les yeux des autres ces rêves qu'on dit tout haut mais que la raison ou la société assassine. Quel gachis. Je suis sur maintenant que nos entendements sont limités, que la morale l'est également. Je crois que les ailleurs existent mais qu'ils sont loins, il faut juste se rendre à ce loin : coûte que coûte.
Avant de sauter, je fais un voeux. Peu original. Je le tais... mais il te concerne.
Et hop...

29 novembre 2005

Who is the martian ?

Je suis tombé comme une masse sur mon lit, ces cartons sont déprimants et je suis très fatigué. J'ai du dormir plus d'une heure et j'ai fait un rêve. C'était sur une autre planète et je vivais dans une maison d'extra-terrestre où ils faisaient de chose bizarres. Ces extra terrestre n'avaient ni jambes, ni bras, c'était juste des boules qui changaient de couleur en même temps qu'ils changaient d'humeur. Nous vivions dans une petite maison avec un jardin et je m'étais lié avec un des extra-terrestre mais c'étais compliqué de communiquer avec eux, car il fallait voler des téléphones et composer des code compliqués avant de pouvoir parler.

Il semblait à mon frère beaucoup plus facile de communiquer avec eux. Une fois j'ai voulu essayer leur douche, enfin ce qui ressemblait à une douche, c'était un espèce de rayon laser hyper dense dans lequel les extraterrestre se rechargaient. Lorsque je l'ai essayé, j'ai fait comme eux, mais le rayon était hyper chaud et je me suis brûlé... J'ai caché mon vol et remis l'appareil à sa place. Alors, on m'a demandé de rêgler la température pour une extraterrestre et j'ai commencé par le mettre très chaud et alors elle est devenue toute rouge et devenir malade et ça n'allait pas, alors j'ai mis très foid, ça n'allait toujours pas. Elle est devenue bleu. J'ai décidé de monter progressivement la température, le rayon est devenu jaune et puis finalement il était vert. J'ai regardé la température du rayon. Il était affiché : vingt degré. Et j'ai dit au martien : "Mais alors tu peux vivre avec moi sur la terre !" C'est à ce moment que je me suis réveillé, je n'ai pas eu le temps de demander s'il fallait toujours rester à vingt degré ou s'il était possible de varier un peu la température.

Mon cerveau quand il dort est un véritable artiste.

28 novembre 2005

Rome n'est plus très loin

Définitivement, la vie m'a pris. Déjà, j'ai tellement appris en tournant seulement une page que je ne suis pas en mesure d'écrire. Non que je n'ai rien à dire, mais je suis simplement incapable de savoir ce qu'il faut que j'écrive et ce que je dois taire.
En acceptant l'inconnu, en désirant et en me battant pour ce que je ne voyais pas, j'ai gagné tellement en trois semaines que vous ne me croiriez tout simplement pas.
Le premier jour où je mettrais le pied dans Rome, ma vie n'aura plus grand chose avoir avec celle que j'ai passée à Paris peut être même avec le reste de ma vie. Le prétendre parait prétentieux voire imaginaire, pourtant c'est vrai...
Alors voyez je n'ai rien à raconter.

16 novembre 2005

De l'oxygène

Le soleil embrase les arbres qui bordent la Seine, les feuilles jaunies s'éteignent en un ballet virevoltant dans les eaux froides du fleuve et semblent dire : "Adieu mon arbre, je t'aime mais je veux connaître la mer". Le ciel bleu est altéré comme si des paillettes s'étaient enfuies de l'astre doré. L'air froid me caresse l'âme et les restes de nuages qui ont fait la pluie de cet après midi roulent au loin vers d'autres horizons. La vie est parfois étrangement belle. Je marche sur un pont et je contemple les flots calmes. J'imagine la lancinante caresse du fleuve quand les flots oscillent sur les berges. En voilà un amour éternel.
Je regrette seulement que mes poumons soient si noirs qu'ils ne puissent prendre plus entière cette douceur d'automne, je leur promets que cet air leur sera clair de nouveau et peut-être bientôt.

Je laisse les incandescences solaires lentement infuser et je me rappelle mon deuxième monde. Je me prélasse et m'endors sur ma plume. Je ne t'oublie pas, je serre contre ma joue ma tasse de thé bouillant et je sombre dans des rêves immenses. Je te serre contre ma joue et je sombre dans des rêves immenses...

13 novembre 2005

Domingo día del footing


Interruption du conte des jours Barçelonais. Pour les français, cet article ne vaut pas grand choses...

¿ Porque corro ?
Esta noche me fui corriando en el parque del Bois de Boulogne. La primera vuelta, la corro comó si no hara una más, rápidamente, quemando todas mis primeras energias.
Al finál de esta vuelta, me di que sera posible de hacer una más y empezé una secunda vuelta. En el medio, me pasa la idea como si estaba la metáfora de mi ida en Barcelona. En este momento, ya estaba cansado, pero yo no puedo dejar, mi cuerpo funcionaba bien aúnque me parecía ambitioso y me planté si sera capable de soportar el esfuerzo hasta el fin. Me lo planté siempre pero no puedo dejar, era demasiado importante, y... le hé hecho, hasta el fin sin parar. Ahora estoy bien, no anihilisado aúnque fumo un medio paquete de cigarillo cada día ¿ De dónde vienen todas estas energias ? Me parece un poco sospechoso... Mmmm... So good so far.

Cuando sabes porque tu corres sufrir no es es díficil y aún es bel.

11 novembre 2005

Strawberry Fields Forever

Je suis dans un fauteuil, je suis à Barcelone...Cool, je suis à Barcelone...

- Mais au fait où suis-je ?
- Vous êtes à Barcelone
- Ah oui !
- Et comment trouvez vous ?
- Comment quoi ?
- Mais Barcelone !!
- Je ne sais pas j'ai oublié...
- Vous êtiez venu pourquoi au fait ?
- Je ne sais plus
- Mais enfin que cherchiez vous en venant ici ?
- Je... cherchais une autre vie...Si je me souviens bien...
- Et alors ?
- Oui c'est une autre vie... On me parle en espagnol.
- C'est un fait en espagne on parle l'espagnol. Mais ils sont sympas les espagnols n'est-ce pas !
- Oui, on est très gentil avec moi.
- Mais vous me paraissez perturbé. Quelque chose ne va pas ?
- Euh... J'ai perdu mes racines...
- Ah, la belle affaire !!!
- Sans mes racines je glisse...
- C'est normal, c'est le tourbillon de la vie et ca fait du bien.
- J'en sais rien...
- Comment vous voudriez bouger avec des racines ?
- ....
- Hein ?
- Pourquoi ?
- Une petite fraise ?
- Oui, je veux bien...
- Combien de sucres ?

10 novembre 2005

Psychologies de aérogares

(Je reprends mon voyage à Barcelone en publiant les articles au rythme des jours qui se sont écoulés en temps réel différé. Je m'excuse pour ceux qui en savent déjà trop d'avoir éventé le suspense mais une certaine conscience d'écrivain m'interdisant le "live" est en train de naître)

Maintenant que je quitte Paris, je ne l'ai jamais trouvé Paris aussi beau, à la porte Maillot les trottoirs laqués de pluie reflétaient la lumière de la rue, passant devant le Méridien un portier avec son uniforme complètement désuet patrouillait, sur le périphérique je pose ma tête contre la vitre du car et me laisse enchanter par le ballet des phares de voitures. Adieu.

Un aérogare a une poésie qui n'appartient qu'à lui. Cet endroit est un peu comme nulle part, dans un espace immense les lumières des néons éléctriques hallucinent les passagers proprement dispersés dans des fauteuils tous identiques. Les voyageurs attendent leur traitement comme une salle d'opération : dans quelques heures on sera loin et plus rien ne sera comme avant. Ce hall devrait être terriblement froid mais il ne l'est pas. La concentration de rêves d'ailleurs meilleurs, les déprimes de l'exil ou du retour créent une ambiance unique.

En face de moi une fille totalement absente tourne les page d'un magazine et si je lui subtilisait son magazine pour en blanchir les pages je suis certain qu'elle continuerait de les tourner, à quoi pense-t-elle ? Et moi... à quoi je pense ?
Je suis ici pour changer de vie et partir à Barcelone et c'est mon seul programme. J'ai de gros doutes.

Et la bombe quel bruit fera-t-elle ?

02 novembre 2005

Politique des trains

Pyromane. Je lache une bombe énorme et je me tire à 1500 km. Je n'en entendrais pas le bruit quand elle explosera mais je n'aurai d'autre hate que de savoir les dégâts qu'elle a causée. L'instinct de dernière minute m'a fait poussé le bouton.
Dans les films on voit toujours cette scène, au dernier moment un type se met à courrir derrière un train qui part pour monter dedans. Il court, il court... Nous sommes assis dans notre fauteuil et on regarde le mec courir, on l'encourage. En même temps, on trouve que c'est bizarre qu'il lui ai fallu tant de temps pour se rendre compte d'une évidence. Il aurait pu réserver son billet et s'installer tranquillement. On est sur de son idiotie mais on continue d'espérer qu'il rattrape son train. C'aurait été bête ! Il aurait suffit qu'il ne courre pas assez vite pour qu'il aie manqué son train. Il il aurait du se contenter de le suivre des yeux vers l'horizon et repartir les bras ballants...
Certes, pour un film c'aurait été une piètre fin et c'est sans doute le génie du cinéma qui l'aura fait attendre la dernière minute. Mais je trouve que nous avons tous ce potentiel de héros et d'idiot. Complètement imbéciles devant des évidences, la dernière minute apporte ses lumières. Ce qui est plus étrange, c'est que la propension à ce genre de comportement est encore plus élevée chez les gens raisonnables. Allez comprendre ! La raison parfois déraille.
Y-a-t-il dans l'homme le gêne du romantisme qui affute ces moments pour les rendre dramatiques ? Je ne sais pas, en tous les cas, l'expérience le démontre. Si ceci doit bien remplir une fonction sens Darwinien, ne tremble pas, je ne développerai pas. Ce qui m'importe aujourd'hui c'est une plume pour écrire une petite histoire.

Bon voyage !

P'tain chi charette !

A l'heure qu'il est je ferais bien de préparer mes malles. Passons donc en revue le new and noteworthy comme on dit dans le milieu :

- Nouvel enregistrement sur la page musique encodée en MP3 plus d'excuses maintenant pour ne plus écouter mes morceaux. Et c'est toujours sur la page musique.
Cet enregistrement a été réalisé avec la participation exceptionnelle de Muriel.

Alors vous me dites :
Non ?! ...
Et moi je vous dit :
Si !

- Avez vous écouté le Over the Rainbow de Gaëlle. Si ce n'est pas fait, je vous donne un mauvais point ! C'est à pleurer de bonheur.

- Dernière chose, comme dirait un collègue versé dans l'art du vers : Je me casse à Caracas... Dans les faits c'est à Barcelone que je me casse, mais l'effet est le même : Pas la peine d'espérer du neuf sur le blog pendant une semaine.

Au travail !

Ca y est je suis en vacances, libre... Ca fait longtemps que je n'ai pas eu deux mois vides devant moi. Il me faudra de l'imagination pour meubler ce temps et j'ai peur de ne plus savoir être à la hauteur. Quand j'étais gamin, lorsqu'arrivait la fin des vacances j'avais le sentiment frustrant que c'est exactement au moment ou les choses se mettent en train que le monde vous empèche de vous livrer complètement à ses passions. Il fallait repartir à l'école. Mais maintenant, est-ce que j'ai encore suffisement d'invention pour me donner suffisament d'objectifs pour meubler une journée entière ? Je m'interroge.

Mon dernier travail me fournissait un cadre pour pouvoir travailler sérieusement mes articles et me donnait la frustration nécessaire pour faire avancer mes projets. J'ai passé des heures devant mon ordinateur, contraint. Sans avoir à discutter ni le pourquoi ni le comment, je bénéficiais sans le savoir d'une morale toute faite plus rudimentaire qu'on pourrait le croire, dans mon cas les principes d'actions étaient simples : Se lever le matin et se confronter aux autres tous les jours. Je suis convaincu que nous sommes nombreux à nous contenter de ces pauvres principes pour aller travailler. J'ai posé à plusieurs de mes collègues la question du pourquoi du travail, j'ai rarement eu droit à des réponses plus évoluées que : "Pour gagner de l'argent pour pouvoir vivre".
En y réfléchissant bien cette raison est un peu abstraite elle est même fausse, la preuve par l'exemple est que les animaux ne travaillent pas et pourtant ils vivent. La seule conclusion que j'ai pu tiré de mes interview était qu'on travaillait parce que c'était comme ça et que le travail était une sorte de postulat de l'humanité. Les raisons profondes qui ont organisé la société pour la faire travailler sont d'un ordre d'inconscient assez particulier, un inconscient social.

Il me manquera bien mon inconscient social... Mes vacances commencent bien !

28 octobre 2005

Five, Four...

Aujourd'hui c'est mon dernier jour à GETIMA. Les départs ont toujours un arrière goût de regret et cette impression paradoxale prédomine aujourd'hui. Il est normal de le regretter un peu Paris car j'y ai passé cinq ans de ma vie.

Ce matin un responsable de Barcelone me prévenait du moment où il s'agira prendre mes cliques et mes claques pour partir. Il n'est pas parvenu à m'inquiter, je suis prêt, je crois même que je vais prévoir le déménagement sec pour le premier décembre.

L'aventure commence. Je pars simplement à 1500 kilomètres de mes amis : c'est rien, c'est rien du tout. Finalement, ceci semble assez simple, pourtant, longtemps je me suis posé des questions. J'inventais des prétextes pour m'éviter le risque d'une erreur : comment déménager, où loger, combien ça me coûtera etc.

L'histoire de mon départ est simple et édifiante. Je n'étais pas bien à Paris et je ne cessais pas d'en parler, je me disais qu'un jour il faudrait bien que je quitte cette ville pour m'en aller. Tout a commencé en fait quand le discours s'est s'articulé, j'ai transposé ce qui me frustrais dans un discours positif et non plus négatif. Pendant, trois ans je n'ai pas stoppé d'imaginer des projets foireux pour partir en province. Avec le recul, je crois que je m'étais arrangé pour que ces départs ne se réalisent jamais. Par exemple, quand j'ai voulu partir à Nantes je me suis désisté in extremis parce que le salaire n'était pas suffisament élevé. L'excuse était très fausse en réalité.
Quand j'ai eu une opportunité pour partir au Mans, tout s'est très bien passé pendant les entretiens et j'avais une surface d'entousiasme. Mais dans le fond, je trainais les pieds en ratant les entretiens les plus décisif, je ne voulais pas car retourner là où j'avais grandi car mon ego se serait trop mal satisfait d'une si piètre aventure. Cette fois c'est différent.

Ce qui est formidable dans cette histoire, c'est que l'integralité mon projet aura été dirigé simplement par le discours, même à l'heure où je vous parle, si vous me demandiez ce qu'il y a de concret, je serais peut-être embarassé car je n'ai rien de signé de "concret" -- Comme si les signatures marquaient l'entrée dans le réel. -- Non, encore, je n'ai rien que ma volonté. Pourtant, cette fois c'est vrai, je pars et personne ne peux me prouver le contraire.

Voilà, comment je suis parti dans un pays que je ne connaissais pas et dont j'avais oublié la langue. Je me suis contenté d'y croire et cela a été suffisant. Si je ne sais pas comment a pu remonter à la surface ce mot du Mahatmah : "Everything in life is a matter of fee".* Anyway he was damn right. Fee rules everything.

Je suis aussi terriblement content pour une autre raison, c'en est presque un comble. Ce que j'avais a priori assimilé à une fuite ne t'es finalement pas insignifiant -- oui, c'est à toi que je parle. Enfin ! Je suis presque certain d'avoir fait bougé quelques conscience.

* Je ne suis toujours pas certain qu'il ai vraiment prononcé ce mot, mais quand je tape dans google "matter-of-fee", la plupart des résultats sont d'origine Indienne. J'imagine donc que c'est bien le Mahatmah qui l'a prononcé et il est peu probable que je l'ai inventé.

27 octobre 2005

Imagination is funny

Le ciel s'approche d'une immense tourmente, mon corpus blogusculaire est alimenté par les combustions digestives et commence à produire des méditations hypnotiques. Oublié près de mon âme, un neurône égaré et solitaire s'agite encore. Il cri "Tu as un rendez vous cet après midi". Dans la cathédrale qui me sert de cerveau son appel résonne en vain. Mon coeur ouvrier s'endort et le devoir s'oublie. Mon estomac digère et le reste n'importe plus.

Dans le bureau qui croule sous l'ennui, les prémisces de l'hivernation sont arrivés. La lumière déprimée des néons éclaire nos faces blafardes et nos écrans hypnotiques sont devenus soleils par interim. Tandis que s'abîment les consciences, un ventilateur allumé sans besoin créé plus d'agitation que l'ensemble des humains de ce bureau. En cadence nos doigts écrasent les touches des claviers et nous parvenons enfin à ne penser à rien.

Je m'endors sur le sein imaginaire d'une nature froide, je me frotte aux cotons gris qui couvrent le ciel. Et comme dans chaque lit, il faut un plafond et je m'en offre un fractal. Quel luxe ! Naviguant entre deux eaux, je titube au bord du sommeil. Aux limites du territoire de Morphée fourmillent mille mots, mais aucun ne veux s'articuler correctement. Pour y pénétrer je dois laisser ma raison et ne plus parler. Adieu donc, il faut que je m'en aille rêver.

What are you doin' ?

As the great Mahatmah Gandi said : In life everything is a matter of fee.
Since you know this and I do too, since one and one makes two, my heart cannot believe anymore what my eyes can see.

You shoud stop the game.

25 octobre 2005

Dimanche Over the Rainbow

Dimanche soir, Gaëlle me gratifie d'un enregistrement d'antologie. Je suis complètement stupéfacté, sa voix est simplement chamboulifiante.

Les mots ont une limite, Gaëlle vient de la franchir. Quel talent !

Pour le coup, j'enfile mon habit de Michel Drucker, Magnifique... Gaëlle, si tu nous regarde, si jamais tu t'arrêtes de chanter quand je serai à Barcelone. Je reviens, je te massacre, je te ventile, je te disperse. C'est ça l'amour.
Soyons clair, Gaëlle, les gens trop bien nés ont des devoirs.

Avouez qu'elle est troublante, non ?

Over the rainbow

Autre news :
L'album photo a changé d'adresse, maintenant on le trouve à l'adresse. http://www.clementphotos.com : Tout simplement.

Le blog n'est pas très beau. C'est la faute aux serveurs de noos qui sont en difficulté ces temps ci.

21 octobre 2005

Un pavé qui fait plouf !


Ce matin encore une émission de radio très réjouissante, ils étaient quatre autour du micro et entraient en révolte contre l'injustice de ceux qu'on appelle les travailleurs pauvres - ils travaillent uniquement pour survivre, sans parvenir à se loger. De l'autre coté, des propriétaires riches surveillent leur compte en banque éspérant vendre à prix d'or leur appartements. C'est une véritable injustice. La lithanie continue et la presse me réveille chaque matin avec ses idées noires. Dans ces conditions, je ne peux plus croire que les choses iront en s'améliorant. On nage dans le marasme*, celui qui prédit des matins qui chantent passera au mieux pour un menteur et au pire on le prendra pour un fou. C'est épuisant. Je n'ai pas voulu vivre cette époque. Cette époque est médiocre, après l'entousiasme des années 60, il semble qu'en lieu et place de voitures volantes dans lesquelles nous devrions circuler, le 21 ème siècle sera celui de la fin du progrès. On nous le rappelle suffisament dans les journaux le moral des Francais descend et généralement il est en baisse dans l'europe entière et nous supportons de plus en plus mal les privations comme des enfants à qui on enlève leurs jouets. Malheureusement, il ne s'agit pas d'une invention journalistique, ceci s'appuie sur des perceptions réelles.
Mais il y a un truc qui me taraude... juste un petit détail. Les travailleurs en question galèrent vraiment et ne se la coulent pas douce, c'est peut-être même pire, ils dépriment et dépérissent. Pourtant, il y a un truc qui cloche, comprenez, même dans des taudis, même dans des immeubles qui brûlent on peut être heureux, je ne peux pas croire le contraire, c'est absurde autrement. Le vrai malheur est certainement ailleurs, il est écrasant et d'une autre nature. Même moi, qui ne suis pourtant pas pauvre, je peux l'entendre, c'est cette voix du monde qui raconte à chacun : "Tu ne changes rien à l'équation, la machine est en marche, tiens toi tranquille car c'est un moindre mal." Quand j'écrase une fourmi, j'ai la certitude de n'affaiblir aucunement la fourmillière, sommes nous devenu des fourmis ?
On a jamais vécu correctement en dirigeant sa vie suivant le principe du moindre mal, les valeurs changent, le doute n'est plus permis.

Mes parents comptent sans doutes parmi les prototypes de la réussite de la génération précédente et je peux peser ce qu'ils ont gagné, ce qu'ils ont travaillé en regard de ce qu'ils espéraient de la vie.
Selon des critères objectifs et comptables, ils ont une maison, des enfants et tout ce qu'il faut pour avoir réussi leur vie et maintenant ils font des voyages : ils "profitent" comme ils disent. Ils ont fait absolument comme tout le monde et les années qui viennent ne s'annoncent pas plus originales. En fait, leur souci premier n'est pas de faire différement, leur système de valeur est strictement positif, celui qui parcours le monde du travail maintenant est essentiellement négatif.
La thésaurisation est le petit bonheur de mon père, il joue son argent en bourse comme on fait des puzzles ou construit des train électriques miniatures. En un sens, c'est un pur capitaliste, mais personne ne pourrait lui en vouloir, c'est presque enfantin, le soir il va sur le site de boursorama vérifier le CAC40, puis il s'essaie à une réussite sur l'ordinateur avant d'aller se coucher. Voici le portrait fidèle d'un capitaliste en pied, tellement décrié par les temps qui courrent, il dit que ce n'est pas beaucoup d'argent, c'est vrai, et que ça ne change rien - et finalement nous sommes 6 milliard à ne rien changer, c'est dans l'air du temps. Sa morale, loin d'être inexistante, elle est simplement stricte, dans le droit, tous ce qui est permis est moral.
L'accumulation d'argent est pour lui un signe complètement positif de la réussite. Mais maintenant, quelle est la valeur de l'argent ? C'est devenu tellement compliqué, je ne saurai pas le dire, mais une chose est certaine, ce n'est plus positif. je l'ai éprouvé non seulement pour moi en achetant mon studio d'enregistrement, au fur et à mesure que je m'équipais, chaque chose que je rajoutais : un micro, un soft, un synthé etc. ne me procurais plus la même excitation. C'est l'évidence même, on ne profite pas de la vie en allumant des billets de banque. Ca marche un temps mais pas éternellement. Mais pourquoi est-il devenu impossible de décréter le bonheur sur l'argent et le progrès ? C'est trop négatif, Je ne veux pas passer ma vie à me défendre, je ne vois pas bien l'intérêt.

Il y a pourtant des valeur positives maintenant, la différence et la singularité. Les artistes assumés qui inventent et assument leur statut sont universellement admirés. Le hic c'est que la vocation de la singularité est précisément de n'être pas populaire. Si tout le monde veut être célèbre, du moins reconnu et pas insignifiant, alors !?!
Rien, c'est pas possible. Ce culte voué au "Trace ta route" est tout simplement impossible, moi le premier, j'aimerais changer le monde mais il faudrait que je travaille tellement ! Courir après les chimères n'a jamais rendu heureux. Que faire ? Changer de valeur et revisiter son objectif. Heureusement les grandes menaces nous ouvrent des voix plus larges dans les solutions possibles. Je vais donc réfléchir à trouver de nouvelles valeurs.

Belle occupation pour les jours à venir.


* A propos, dans cette course aux dépresseurs : on parle souvent de marasme et de morosité, mais connaissez vous la différence ? Le marasme correspond à un état de d'affaiblissement (C'est la déprime) et la morosité est un état de tristesse. Il vaut donc mieux donc être morose que de sombrer dans le marasme...

19 octobre 2005

Blackbird


Ce midi pour manger mon sandwitch me me suis posé sur une sorte d'esplanade face à une fille qui regardait ses pieds. La fille est immobile, elle n'est pas ici pour manger, elle n'attend personne, elle se tient juste sur ce caillou pour marquer sa pause de midi. J'imagine que cette diète est imposée par la ramadan enfin peu importe, elle est jolie. Sans livre, ni distraction, elle déboucle ses cheveux pour passer le temps et prend le soleil. Je la regarde et la dévore des yeux effrontement sans pouvoir regarder ailleurs. Si je la gênais, elle se lèverait et partirait... Mais toujours, elle regarde ses pieds, en laissant croire qu'elle n'a pas repèré mon manège, au bout de ses jambes croisées sous sa jupe elle agite ses pieds dans des chaussons savamment laçés. C'est joli.

Vu le beau temps et le soleil clair. Je pense un instant l'aborder mais je me ravise, cette ville sollicite trop les filles et ce n'est pas une bonne idée. Ce ne serait pas agréable, ni pour elle, ni pour moi, je reste donc à la regarder et elle elle continue à faire semblant qu'elle ne m'a pas vu.

Tout le monde dit : I Love You

Aujourd'hui, je téléphone à ma banque pour lui annoncer que je ne paierai plus de loyer à mon propriétaire. Il s'agit en fait de la première action concrète qui marque le début de mon départ. En soit, ce n'est rien, mais voilà, ça marque le début de l'aventure, la vraie.

Pour cette grande occasion Paris m'entraine dans ses bouchons, je sniffe un peu de dioxyde de carbone, je me shoote au pot d'échappement et je prends mon mal en patience. Et je danse sur mon accélérateur : en haut, en bas, en haut... Un mec klaxonne, je le traite de "Connard" et je chante dans la voiture ma chanson préférée : "Paris, tu es une ville de merde. Tsoing, Tsoing". Aujourd'hui, je trouve ça drôle car je m'en vais.

Non Paris, je ne te regretterai pas. Les jolis attributs ronflants dont on t'affuble sont comme les verroteries d'une femme hors d'âge. On dit par exemple de Paris que c'est une ville Cosmopolite, Artistique, Culturelle, Eclectique... Génial ! Pour ma part, je dirais que Paris est une ville : Hypercérébrantesque et chrysalloménopausée. Paris réaliserait un gros score au scrabble.

Les dernières manifestations en date, saluées par notre brave intelligencia, valent leur poids en cacahuète. Une certaine attitude post-moderne - pour faire court - nous invite à Paris-Plage et à la Nuit Blanche. On a le choix, soit s'entasser gratuitement dans un "happening" sur cinq mètres de quai en bord de Seine. Le titre de l'oeuvre est "la plage" mais on s'y croirait presque, de pauvres palmiers ont été arraché à leur environnement naturel pour jouer les figurants. Ou alors vous pouvez venir voir samedi soir à minuit des artistes funambules peints en rouge suspendus à la cloche de Notre Dame par les doigts de pieds. A Paris, la culture est une nourriture plus que spirituelle, elle vous nourrit le corps. Génial !

Cette vieille bourgeoise se complait dans la poussière de son glorieux passé et se meurt peu à peu. Elle n'aime déjà plus les enfants. Non, c'est une ville pour les grands. Réjouissez vous, l'année prochaine, Bertrand Delanöé donnera une invitation gratuite à tous les SDF pour qu'il aillent à la FIAC*, car l'art est pour tous...

Mon cul ! C'te salade ! En fait, la ville des lumières à été trop courtisée et vivote sous un globe de verre entre surréalisme et paranoïa. Mais, c'est normal, il est toujours difficile de revenir de son orgueil. Mais j'ai bu ta potion pendant cinq ans, sorcière, et voilà, je suis au regret de te dire que je m'en vais. Adieu Paname !

Salut, vielle peau, j'me taille. Un peu d'air te rendrait ton génie, mais tant que les cafards vivront sans oxygène, Paris sera toujours Pourri.

Non, je ne te regretterai pas. Ma haine est pure.


* Foire Internationale d'Art Contemporain. (Je suis obligé de préciser que je blague pour les SDF, car vous pourriez le croire)

18 octobre 2005

I'm so tired

A voir aujourd'hui:

- La session d'enregistrement du WE
- Dans la peau de Wewen ce doit être une hallucination permanente.
- L'enregistrement du WE Give To Me

Cette nuit, j'ai fait un rêve intéressant. Je l'ai fait tard ce matin, c'était en Italie, nous étions deux, mais je ne peux pas dire qui était avec moi. Il semblait que nous regardions la télé un feuilleton. J'avais l'impression de posséder à la fois le point de vue de l'acteur et celui du spectateur. L'histoire est la suivante : Dans un restaurant plutôt vide un type chauve est un peu exigeant avec une serveuse, il n'est pas satisfait de sa bouffe et rien ne semble le contenter, la serveuse lui réplique qu'elle fait ce qu'elle peut. A ce moment l'autre client qui se trouve dans le restaurant, plutôt beau gosse et dans les canons italien se lève et commence à s'interposer - possiblement c'était aussi moi ce type. Le conflit dégénère, il sortent à l'extérieur, le soleil disparait, il commence à pleuvoir et finalement ils se battent auprès d'une cabine téléphonique. Finalement, l'importun s'enfuit dans les rues étroites de la ville et disparait tandis que les nuages s'en vont. Moi, devant ma télé et je jubile, je trouve que cette fin est géniale. J'éteins la télé avec la télécommande et je sors du restaurant... Heureux.

J'ai finalement peu dormi mais j'ai bien rêvé et ce n'est pas si mal.

17 octobre 2005

Conversations with no one

Maintenant, vous êtes de plus en plus nombreux à venir régulièrement sur mon site. Je retourne à l'exercice du blog après avoir eu un emploi du temps chargé. Si je racontais tous les jours : Aujourd'hui, je suis allé au travail, je suis rentré chez moi pour manger, puis je me suis couché, ca lasserai probablement. Encore que ça puisse se discutter, il y en a qui écrivent juste pour parler leur caca. Lien.

Enfin, j'ai fait le plein d'aventures. Mais quant à en parler directement, ce n'est pas évident, on va voir.

Le Modus Vivendi Blogusculaire ressemble finalement à une philosophie. Vivre, laisser reposer et raconter. Toutes les choses qui me sont arrivées ce week-end sont d'un point de vue strictement positif assez ordinaires, je me prépare pourtant à en faire des fromages. Quelques sessions avec mon frangin et ces quelques sorties nourriront sans mal une semaine de littérature. Le blog est une excellente thérapie contre le pathétique, il donne l'occasion de s'observer permet de se rendre compte à quel point parler de soi est ennuyeux. C'est un exercice délicat entre le journal intime et le journalisme et c'est fascinant. Aujourd'hui, j'ai envie de parler des autres sans savoir par quel bout commencer. Le voudraient-t-ils ? C'est super risqué et dangereux. Même si je suis à la hauteur, il n'est pas sur que ça soit suffisant. Si je changeais ton nom, tu te reconnaitrais tout de suite, car non, la vie n'est pas un observatoire. Vois le danger !

La chose est la suivante, nous sommes tous fait de la même fibre mais toujours cette matière nous semble inextricable alors que nos principes d'action sont très simples. Il y a quelque chose qui nous dépasse comme si nous étions entre l'empan et la pointe d'une flèche. Nous avons développé notre intelligence en fonction d'une tâche à remplir utile à la vie et non pas pour nous. La fonction d'utilité propre même n'a d'ailleurs aucun sens. On arrive directement sur des questions de pure philosophie. La philosophie est une certainement une chose simple pour tous les non-humains, pourtant c'est certainement une des discipline ou les mots qu'on y emploi n'ont aucun sens pour le commun des mortel, exactement comme s'il y avait un secret à protéger. Tu veux être libre et toutes les vérités ne sont peut-être pas bonnes à dire.

L'autre jour, il y avait un diner, de fil en aiguille on arrive sur la question du rapport entre les hommes et les femmes, problème qu'il faut aborder d'un point de vue social et du point de vue du couple. Il s'agissait des bandes de bad boys ne respectent pas leur femmes quand ils sont en groupe mais qui la cache et la protège quand il s'agit de la femme de leur vie . Alors, j'ai dis que toutes ces attitudes ne resistent pas à l'Amour. On a rit. Puis je me suis embarqué dans une tirade rigolote en enfilant les idées jusqu'au bout. Et on a rit plus.

C'était pourtant vrai ce que je venais de dire. Trivialement vrai. J'ai dit un truc drôle qui était d'une platitude extrême et d'une vérité évidente. God damn shit ! Why did they hell found this funny !?!

Y'en a un qui dit : "Moi je crois pas à l'amour, ca tient cinq minutes et après il faut gérer." Il avait aussi raison ! S'il n'y crois pas, il doit gérer.

Here we are, may I introduce you to the Keystone. As would say the great mahatmah Gandi : "In life everything is a matter of fee."

(To be continued)

11 octobre 2005

Prout Day

Je déclare que le 11 octobre est la journée mondiale du Prout.



Booh... le dégueulasse !

10 octobre 2005

Here come the sun

Aujourd'hui le ciel est comfortable et son bleu est très pur. Je m'installe dans l'été Indien qui commence, il fera chaud cet après midi. Derrière mon ordinateur, ma retraite est heureuse, je redeviens étudiant et consacre des heures entières à un loisir qui semble complètement vain. Je dilapide mon temps sans le compter et il semble que ma fortune n'a pas de limite.

C'est vrai, je me plains souvent de ma malchance, je me complais à envisager diverses fins du monde en énumérant les chaos possible.

Mais aujourd'hui, je place une ponctuation et je reconnais volontiers ma chance d'avoir quelques restes encore capables de sublimer ce jour même si je sais qu'il ne se passera rien. Mes inventions commencent de pulluler tandis que je laisse ma viande chauffer au soleil. Et je glisse et je dérive, et je me laisse entrainer plus loin dans mes délires. Comme la pelouse manque dans mon bureau, j'invoque ma mémoire pour me faire un lit d'herbe qui bercera ma digestion. Car je n'ai jamais trouvé meilleur endroit pour élaborer les songes que les matelas naturels. L'odeur de la terre, de l'herbe et de l'humidité se confondent et m'habille l'âme, prépare mon oubli. Je rampe sur le sein de la nature, certain que jamais elle ne me repoussera. C'est encore mieux quand coule un petit courant d'eau. Et voilà, le tableau est dressé et je m'endors au soleil auprès d'une source rassurante de fraîcheur, l'herbe grillée est épuisée, les fourmis ronronnent à mon oreille. Déjàn, il est loin mon ordinateur...

Les heures s'allongent, le silence reprend la parole. En écoutant mes songes, le souvenir d'un jour de marché espagnol remonte à la surface sans qu'il semble y avoir d'explications.

C'était il y a très longtemps et je ne suis plus très sûr sans que j'ai pu inventer ce souvenir tant il semble anodin, mais je ne suis plus sur si c'est un vieux rêve.

J'étais gamin et je suivais ma mère qui me tenait par la main à travers la foule. Je ne percevais rien d'intelligible de ma hauteur. Mon horizon était borné de tous coté par les jambes des adultes. Les gens ne me voyaient pas, la main de ma mère ne me lachai pas et je tournait la tête au ciel pour trouver les visages au sommet de ces jambes. J'entendais les cris étranges d'adultes dans une langue que je ne comprenait pas. Ils parlaient forts pour s'échanger des marchandises. Ils faisaient tant de bruit pour si peu ! C'était si dérisoire d'hurler si fort pour vendre des pommes ou des lapins. Des poissons reposaient sur le coté dans des bac a glace, ils avaient les yeux terrorisés. Les étals d'orange étaient facinants, ces fruits complètement rond permettent de réaliser étals complètement réguliers.
Les marchés espagnols terminent tard et après cette épuisante marche, j'avais faim. On a mangé une glace pour mon dédommagement et nous sommes rentrés à notre location près de la mer. L'Espagne à la couleur de l'or dans mes souvenir. C'est une terre très rouge et une ciel très bleu qui se rencontrent. Dans la terre sèche et arabe poussent des orangers. L'écorce des oliviers est sèche. Les herbes ont soifs et elle sont grasses et coupantes. Chaque chose est un peu trop rude là bas. Bientôt, je retourne en Espagne.

PS : Les Beatles m'épuisent. Je viens de relire "Let it be" et j'ai rien compris... J'étais convaincu d'avoir fait un truc valable ! Décidément, demain sera la journée du Prout.

07 octobre 2005

Let it be

Le brouillard est tombé sur Paris et cet après midi et mes yeux sont paresseux. J'entends les cris des enfants qui jouent au foot, mais aujourd'hui il semble que ces cris soient uniquement motivés par l'habitude. Le bruit des marteaux et celui des voitures dans la rue témoignent qu'ailleurs on vaque à ses occupations. Heureux hommes, ils s'occuppent ! Ces bruits s'amortissent dans les brumes blanches et ne me dérangent pas tellement car moi je rêve.
Je commence une aventure immobile, question de survie. Dans mon malheur, je ne reçois plus tellement de mails pour me distraire et je dois traverser seul la pénurie intellectuelle. Pour tromper mon oisiveté je dois nébuler avec application. Comme un somnambule j'ultraedite mon oeuvre de la journée. Corrigeant sans fin les lignes que je produit, mon rendement assertif est finalement très faible. En fait je crois que j'écris n'importe quoi... Mais je laisse faire car c'est bon de se noyer dans ces mots. Des figures de style tombent de mon imaginaire et se répandent mon écran, quand ces morceaux de rève atteignent la page, je tente de les denouer et trouver un sens aux invraissemblables ovnis que je commets.

L'hiver se rapproche, il semble que cette année on se passera d'automne pour aller directement en hiver. A droite à gauche, on tombe malade et on se planque le nez dans des vêtements chauds. Nous arrivons à ces phases atmosphériques où les femmes deviennent étranges et vivent une introversion ouatteuse, ni hostiles, ni aimables, leur chauffage intérieur s'est enclenché et pour résumer, nous basculons dans l'ambiance : "Maintenant je m'occupe de moi". Tandis que je mange un sandwitch, j'observe ces mystères qui de déplacent dans le brouillard, peu importe si je n'y comprends jamais rien, je m'occupe. Le temps est à l'égoïsme et à l'économie mais je n'en veux à personne. Je laisse faire, quoique je fasse, je suis complètement démuni face à ce genre de problème.

De mon coté, je ne m'occupe pas spécialement de moi, je rêvasse et je somnole car je suis un piètre laborieux. Je divague dans le blanc des nuages en employé modèle, je rassure mes employeurs en frappant en cadence sur mon clavier, non on ne me paye pas à rien foutre ! Par contre, le téléphone me perturbe. Il me faut quelques minutes pour me remettre de la perturbation des utilisateur de mes programmes. Alors j'invente des statégies. Pour esquiver, je m'ingénie à placer les laborieux employés sur des rails qui vont s'éloignant de moi. J'applique ma théorie suivant laquelle les travailleurs obcessionnels sont comme les locomotives électriques miniature : leur premier besoin est de nature physiologique, il s'agit pour eux de dissiper toute l'énergie qu'ils ont absorbé pendant le repas de midi. Tout ça pour au final, produire un caca. La vie !
Je continue mes ronds de fumée, j'aiguille ces perturbateurs pour qu'ils s'en aillent réclamer la sueur d'un autre. Je pleure leur malheur de ne pas avoir tant d'imagination qu'ils ne puisse pérécliter dans le néant aussi bien que j'y parviens parfois. Tout en philosophie, je conclue que la notion de travail est finalement assez étrangère à la morale. Les temps changent. Ce qui est vrai dans une société en progrès ne l'est plus pour une société décadente. Je ris dans ma barbe, voilà quelque chose de tout à fait arrogant pour mes parents, ils ne pourraient pas comprendre.

04 octobre 2005

Publicité : Des noeuds au cerveau

Elle est intéressante la signature de mes mails, j'en use comme d'une publicité car je trouverai très dommage, après ces efforts, que mon blog ne soit pas lu.
C'est grave ! Je crois que je crache contre le vent et je ne parviens pas à me désinterresser de l'audience du blog. Sans doute, personne n'est dupe. Comment faire ? J'ai donc deux problèmes infects.
- Le premier est que je suis égocentrique.
- Le deuxième est que ma publicité ne peut être conçue que comme une négation de la profondeur car on ne démontre pas en se réservant.

Et le pire c'est que chaque lettre que j'écris rajoute à la crise, c'est dramatique.
- Je...

Aaaaah... Non ! Fini ! Arrêtez d'emmerder le monde avec cette connerie ! Tuons le 'je' ! 'je' va à la poubelle. 'je' m'emmerde et 'je' vous emmerde aussi. Alors méfiez vous de 'moi' et laissez 'moi' !

Ce genre de problème nécessite une sagesse infinie pour se résoudre, il s'agit peut-être de la quadrature du cercle. Soit je expose une théorie générale de l'individu, soit je se tait.

Je préfère se taire et enlever sa publicité.

03 octobre 2005

Les Lundis de l'histoire

Attendu qu'il faut tirer le plus grand bénéfice de chaque jour qui passe, je décide de ne plus verser autant dans les sciences informatiques. On dit que c'est mon devoir. Je nuance. Bien sûr, l'informatique est utile, mais pas plus que les trains électriques miniatures, c'est une forme d'occupation. Finalement, il est raisonnable de passer énormément de temps à réfléchir et à ne rien faire de concret. Surtout par les temps qui courrrent... l'intelligence devient précieuse.

Aujourd'hui, j'embrasse le soleil et l'air a un goût de déjà vécu me rappelle chez mes grands-parents. Objectivement, il est assez improbable que le paysage que je vois par ma fenêtre ai pu s'inspirer de l'horizon qu'il y avait chez ma grand mère. Pourtant, je crois flairer un mélange familier d'odeur, entre humidité et odeur de la terre, une certaine couleur du ciel ou sans doute une certaine disposition d'esprit transforme ce matin en hier.

J'ai sans doute besoin de penser la campagne Mancelles de mes vacances quand j'allais faire du vélo aux aurores après m'être enfilé un petit déjeuner gargantuesque avec des tartines passées au toaster et généreusement beurrées, elles étaient taillées dans le large d'un bon pain de quatre livres trop cuit. J'attendais que le beurre se fonde intégralement et ne laisse plus de trace jaune sur la tartine ou bien je trempai consciencieusement ces tartines en contemplant le beurre fondre dans le lait chaud et former des gouttes huileuses à la surface. Ce beurre était facile à tartiner et légèrement rance car il était conservé à l'extérieur du frigo. En général, mes grands parents aimaient que le pain soit bien cuit et que sa mie soit blanche car il fallait que les aliments puissent se conserver longtemps. Quand j'étais enfant j'identifiais ces impressions en les rattachant au concept du vieux. Je n'aimais pas tellement ces endroits parce qu'ils n'étaient pas aussi propres que chez moi. L'odeur des granges et des cuisines dans les campagne formait l'antithèse de mon confort douillet de citadin. Quand on se levait le matin, le carrelage était réellement froid et quand ma mère nous envoyait chercher nos chaussons, l'objectif n'était pas si bourgeois que dans notre maison. A la campagne la lutte pour que je ne perde plus mes chaussons n'était pas un maternage vain car l'enrhumement était une menace réelle.
Je m'ennuyais énormément là bas, il semblait et même la télé avait l'air plus nulle que chez moi, d'abord elle fonctionnait tout le temps et le son était trop fort. Le midi, on regardait les jeux télévisés en mangeant de la soupe, je m'ennuyais, mais je regardais tout de même ces émissions, à défaut de dessins animés, l'inspecteur Derrick faisait parfois l'affaire. Quand le temps était beau, les parents nous disaient d'aller jouer dehors. Mais pour nous, le besoin de courir était indépendant des nuages. Je partais à l'aventure au milieu de pavillons autour des ronds points. Je m'en allais souffler dans l'air froid du matin battre des records de vitesse. Après avoir pris l'élan qu'il convient j'escaladais des buttes avec mon vélo. Les croûtes sur les genoux étaient autant de témoignages de mon courage et de mon obstination. J'avais alors quelques records à battre et il me fallait monter la pente sans poser le pied à terre, la descendre le plus vite possible sans tomber par terre et réussir à faire monter les cerf-volant uniquement en les trainant derrière moi quand le vent ne venait pas. On courrait, on se battait souvent. On jouait avec des couvertures en se fabricant des cabanes dans le jardin. C'était vraiment génial de s'abriter sous ces cabanes de fortune : Avec trois bouts de bois posés sur des chaises et une couverture trouée sur le dessus nous fabriquions notre repère. C'était notre bonheur. Suivant les alliances du moment, certain étaient autorisé à rentrer dans la cabane et d'autre pas, ce genre de domaine s'administre sérieueusement.
L'instinct primitif du terrier est génétique, la jouissance de la cabane est une sensation pure. On construit la cabane et puis on ne bouge pas, on guette les adultes. On regarde ce qui se passe autour. Chez mes grands parents du coté de mon père, nous n'avions pas de couvertures pour construire nos cabanes. Nous ne disposions que de grandes baches noires en plastique pour notre assemblage. Nous nous en contentions, mais l'été, c'était une vrai fournaise. Mais quelques chaleurs qu'il y ai à l'extérieur, par un trou de la bache, nous guettions les activités de la ferme depuis ce repaire sombre. Quand il pleuvait en revanche, c'était beaucoup mieux. Même percée, notre bache remplissait son office et nous protègait du gros des gouttes, nous entendions le bruit des gouttes s'éclater sur le plastiques et nous jouions au Lego. Version simplifiée du bonheur. Oui, le besoin d'un abri est si profond.


Je suis toujours fasciné par mon enfance... je n'ai jamais su vivre si pleinement que depuis mon enfance. Hors l'enfance les choses sont gâtées, elle sont complexes et noueuses. Tout a cessé d'aller droit et tout a commencé à me coûter énormement depuis. En fait, c'est une puissance incroyable qui réside dans le discours : "Quand je serai grand je serai pilote d'avion."
A supposer que j'ai des rêves. Je crois qu'au mieux je pourrai dire j'aimerais Un conditionnel et plus un impérial futur. Maintenant je suis au conditionnel parce que "conditioné". Pour un gamin, tout ce qu'il pense est vrai à défaut d'autre chose... Enfin, à moins que je ne me trompe...

30 septembre 2005

Avez vous lu Montaigne ?

J'étais en train de lire un article dans le New York Times où il se racontait que la technologie détruisait l'intelligence. Evidement, ils ont raison. Tous ces gens qui marchent avec leur iPod perdent un temps précieux, celui de réfléchir. Avec ce genre d'appareil on a tout un tas de problème, il faut penser à leur recharger les batteries et penser à classer ses musiques. On vérifie sur son Palm si un nouveau mail n'est pas arrivé. Ca commence avec le téléphone portable. Et même à un niveau plus élémentaire avec ses clés et sa carte de crédit. Je ne sort jamais de chez moi sans mes clés et ma carte de crédit, sans doute il vous arrive la même chose. Imaginez que vous mettiez bout à bout tout ces instants ou il a fallu penser à ses clés, à sa montre, à l'endroit ou on a garé sa voiture et je ne parle pas de charger le téléphone portable. Qu'est ce qu'on pourrait devenir intelligent si on vivait nus !
Et puis, quand on a du temps libre, on va au cinéma, parce que c'est devenu tellement difficile de s'ennuyer. Ce soir je sors et je m'en vais à "A good party for you : Hip Hop Reggae Funk Afro Brazil and cheechy tunes", c'est ce qui est marqué sur le carton. J'ignore pour quelles raisons j'y vais, sans doute pas pour écouter ce que donne ce mélange, mais j'y vais. Juste parce qu'il faut sortir. Si je m'écoutais, je resterais ici pénard à écrire quelques pages. La vérité c'est que je n'écoute plus mon intelligence. Ce serait mal, maintenant même le bonheur a ses canons. Le ciné entre potes, les vacances, le resto le jour de la saint Valentin, Noël etc. Du bonheur en boite !

Ojectivement, je suis le produit de mon époque, un con. Je ne sais même plus si j'ai un véritable espoir de rédemption. Que toutes les choses aillent de travers tout le long de ma vie ! Ca ne me glace plus le sang. Le mot est le suivant : C'est la vie. Quelle excuse !

Vive Montaigne ! L'enfance de l'intelligence, tellement libre quand il pense. Il n'avait pas de format, l'intelligence il fallait l'inventer pour chaque nouvelle vie qui commençait. Je l'imagine dans les nuits froides d'hiver dans son chateau près de Bordeaux à n'avoir rien d'autre à faire que de penser. Et, chaque pensée la laisser trainer longtemps près de la cheminée pour en faire quelques chose de bien. Je l'envie.

Je vis dans un appartement qui est taillé dans un cube. Mon grand plaisir c'est d'ouvrir la fenêtre quand il pleut pour entendre la pluie mais c'est un peu court. je voudrais aussi avoir des arbres à moi dehors. Une belle à qui compter fleurette où être grossier suivant mon humeur. Et toutes sorte de chose comme un caillou ou je m'installerai uniquement pour pensenr.

Rêve-je ?

un jour peut-être je n'entendrai plus parler jamais de "Hip Hop Reggae Funk Afro Brazil and cheechy tunes"...

29 septembre 2005

Un rayon de soleil passe par la fenêtre et trace des perspectives d'avenir.

J'aimerai voir la fin des puits de pétrole, voir la valeur de l'eau grimper en flèche et la valeur de la vie des hommes retrouver un sens raisonnable. Comme les mouches dans un bocal, la principale menace pour l'écologie est bien plus explicite qu'on ne veut le croire finalement. On invoque les gaz à effet de serre, le réchauffement de la planète... Il semble qu'en luttant contre l'émission des gaz d'échappements on s'attaque à la cause de nos problèmes. Foutaises ! La vraie cause, c'est l'Homme ! C'est tout simplement la surpopulation et le principe même de la vie qui cause en partie notre perte (plus exactement la perte d'une partie). La vie veut toujours plus de vie.

Les deux plus grandes pulsions qu'avait identifié Freud étaient : Le Cul et la Peur de la Mort. C'est probablement le hasard si ces deux choses qui concernent au premier lieu la perpétration de la vie. Oui... probablement le hasard... C'est probablement aussi le hasard qui fait que dans ces choses résident pour beaucoup dans l'inconscient. Probablement aussi...

Je ne peux m'empêcher de faire le parallèle entre cet aveuglement concernant notre besoin d'énergie. Plus généralement, il est impossible de renoncer par anticipation à la doctrine économique de la croissance, on avisera quand on y sera. Soit ! impossible d'être raisonnable.
Pour une petite ressource et le besoin d'un grand nombre d'individus. Il existe deux solutions :
- Moins de besoin
- Moins d'individus

La politique est un bel outil théorique et nous apprend qu'il faut moins désirer. Il est pourtant une chose évidente, n'en déplaise aux inventeurs de futur nihileux type Houellebecq, il n'y a que la mort qui puisse nous faire moins désirer. Rien que la mort.

Alors on s'aveugle. Dans les journaux, dans les conversations , c'est manifeste, il vaut mieux le mensonge qu'une renonciation anticipée au confort. Nous sommes fait comme ça, nous voulons toujours plus. Par exemple, dans le domaine du pétrole, les carburants propres à base de colza bénéficient d'une bonne confiance de l'opinion, pourtant jamais on ne permettra à tant de champs de servir d'aliments à des voitures quand déja tout le monde ne mange pas à sa faim. On s'invente une solution mais un enfant ne mentirait pas plus effrontément. La différence pour nous qui sommes adultes, est qu'il n'y a personne pour nous faire le sermon, personne pour nous dire : "Arrête de mentir". Et, comme si l'on avait rien de mieux à faire que de rouler, on continue à croire que "Riding is be free".
Finalement, la politique donne à ceux qui désirent moins, elle les engraisse. Elle prépare et attendri ces populations à une forme de fauchages. Je suis de cette veine, je suis un employé. On m'emploie et je fructifie comme un tendre bétail.

La politique est un accident d'histoire, une bêtise et un vrai péché d'orgueil. Et manifestement, il n'y aura qu'une seule forme de solution, la diminution de la population. Elle s'esquisse déjà par le déclin de la nativité dans les pays dont le moral des troupe est anxieux. Mais il est possible que la violence et la maladie pourront accentuer ces phénomènes. D'ailleurs, on sais bien que la violence et la maladie sont directement liés à la concentration en population.

Si je devais prédir le futur, je dirais en plusieurs temps.
- Dans le moyen terme, le retour de l'agressivité dans les espaces concentrés et appauvrissement. Apparition de maladies dans les régions les plus concentrées.
- Vers 2040 on sera vraiment retourné dans des environnements plus locaux avec des déplacements diminués

...
Après je ne sais pas... Ce dont je suis sûr, c'est qu'une violence mondialisée doit s'exercer une dernière fois avant que l'on cesse d'y penser.
Le vrai problème, en tant qu'occidental, c'est que je suis un tendre, un de ceux qui ne savent pas que la vie est un miracle. Je vais donc en chier car je ne suis pas très préparé à la violence.


Je suis un oiseau de malheur mais pourtant, il y a une vrai bonne nouvelle là dedans ! Et elle est énorme : Rien n'est plus fort que la vie... Auncune politique, aucun cerveau, jamais personne ne contrariera la vie dans ses véléhités. Elle ira jusqu'au bout.

Tu le vois comment le futur toi ? Ca m'intéresse.

Partir...

Je crois que je vais devoir partir de Paris comme un voleur. Du jour au lendemain et sans dire au revoir, j'ai beau considérer que Paris vaut bien une flaque de goudron. J'ai beau être convaincu que la ville de l'amour est devenue la ville des faux semblants et des miroirs aux alouettes. Je ne peux pas avouer que ces 5 ans ne valent rien. J'admets l'échec mais le vrai gaspillage s'est limité à ces six derniers mois et donc je ne voudrais pas partir dès demain pour une "Super mission" comme si c'était sans importance. Qu'on me laisse un peu de temps, quand même...

La motivation pour me coller aux cours d'espagnol du CD-ROM décroit mais l'Espagne prend de l'importance. Je suis pressé de me retrouver dans cette ville que je ne connaîtrai pas et de parler cette langue que je ne connais pas. Parler me fatiguera terriblement mais peu importe. Je suis pressé, d'avoir tout à prouver...

Je me fous de ce pays car il a la trouille, il est shizophrène et minable. Obsédé par l'argent, la mentalité d'ici est toute entière celle d'un gosse de riche en train de devenir adulte. Je pars de ce pays parce je crois qu'il sombre et je ne veux plus en être solidaire.

24 septembre 2005

Sabado musical

Ca y est j'ai un Micro Statique à Lampe Haute Définition. Wuuaaa !

Le vendeur m'a pris pour un imbécile et s'est uniquement réveillé quand je lui ai dit faire confiance au spécialiste. C'est un beau spécimen d'ingénieur du son super pédant, d'abord flatter, puis parler.



De suite j'enchaine et je me lance dans une première création : Hijo Ideal. C'est fou comme l'espagnol est une langue puissante.
A downloader ci-après :

Hijo Ideal

Qu'en pensez vous ?
A tcho +, lecteur mondiaux...

22 septembre 2005

La bulle n'émettait plus d'onde radio

Ma bêtise m'assome. Et mon Ego me rend idiot.
Au dents de la mer, je préfère la mare au canard. J'y retourne car elle me manque.

21 septembre 2005

Je suis un bébé requin (Partie 2)

(Suite 2)
Une négociation se base avant tout sur des arguments, même s'il s'agit d'une évidence. Par exemple on demande plus de sous à son chef, il vaut mieux dire : "Parce que tu m'en dois" que "Parce que tout le monde en a" car c'est un meilleur argument.

Au final, les arguments sont à la fois la meilleure attaque et la meilleure défense. Et plus on en a dans sa sacoche et mieux ça vaut. Cependant, on peut avoir des arguments en Or et ne pas réussir à en tirer tout l'avantage qu'on devrait et c'est là tout l'art de la négociation. D'une part, il est possible de ne pas savoir les exposer suffisament clairement le moment venu. Et d'autre part, il ne peuvent pas prendre le relief qu'il devrait dans un accident de conversation. Il faut savoir défendre ses argument et ne pas tolérer qu'ils soient balayé d'un revers de main quand il est important à vos yeux. C'est tellement classique !

Exemple :
Legentil : J'ai beaucoup de problèmes sur mon projet.
Leméchant : Tu sais ça fait partie de ton métier...
C'est ce qu'on apelle une réponse gratuite. Ne jamais tolérer ça ! Dans le feu de l'action, ça se produit souvent.
Legentil devrait répondre : Ce n'est pas ma question, je n'ai pas voulu te rencontrer pour dire des généralités mais pour trouver des solutions.

Gentiment, il faut siffler le hors jeu.

Chaque argument doit être présenté proportionellement à l'importance que vous lui accordez. Ne tolérez pas les mensonges qui apportent de fausses réponses à votre problème. Dans le cas où un mensonge est trop énorme, gardez le pour vous et resservez le à un supérieur. Il n'est pas nécéssaire de se casser la tête à argumenter lorsque quelqu'un triche. Ze big boos se chargera de le faire à votre place. Attention aussi au faux argument, un faux argument qu'on vous oppose doit être anéanti dès sa naissance.
Ne vous laissez pas entrainer dans une accumulation comptable des preuves en sortant par exemple un papier dressant la liste tous vos griefs. Il fait peu de doute qu'on se servira de cette action de désepéré pour déceler chez vous un aveu de faiblesse et une schizophrénie. Impossible de dialoguer avec quequ'un qui est convaincu qu'il a raison de vous prendre pour un con. Donc il est assez dangereux d'être trop procédurier, ça peut rendre caduque votre argumentation même si elle était raisonnable.

Poussez l'autre à la faute ! Pour un esprit purement analytique c'est assez simple. Le problème c'est que personne n'est capable d'être parfaitement analytique. Donc, le premier travail consiste à relativiser et c'est le plus dur. S'il s'agit de décisions graves qui ont des conséquences importantes sur votre vie, il y a des chances que vous deveniez stressé et deveniez incapable d'écacuer la pression. Il faut donc prendre du recul et transformer ce qui ressemble à un duel en une passade. Il faut placer dans la balance des choses en ayant une perspective large. Pour ce faire, il n'y a nul besoin d'aller chercher loin ce qui permet de relativiser votre sort : la mort, la déchéance sont d'autre chose un peu plus grave qu'un risque de chômage. Ce qui semble évident au calme, ne l'est pas toujours dans le feu de l'action. Ce genre de choses permette de relativiser n'importe quelle situation. Par exemple, je me suis toujours étonné de savoir que des gens se sont suicidé pendant la crise de 29 parce qu'il avait tout perdus, en fait c'était assez faux. Il leur restait la vie. C'est quand même pas mal !

Il existe un autre moyen pour arriver à prendre un peu de distance : Les autres. Dans les moments difficiles, ils sont toujours de bon conseils. Il faut donner aux jugements d'autrui plus de crédit que d'habitude quand on se sent dans l'impasse. Les autres ont le recul nécéssaire. Si vous n'avez pas d'amis, il faut s'en faire ou bien vous êtes un salaud ultime et c'est bien fait pour votre gueule.

Ceci dit, nous nous éloignons du sujet. Revenons à nos moutons : L'entretien. Le moment venu, il faut se détendre et avancer ses principes. Take it easy. Il ne s'agit pas défendre son âme, inutile de risquer autant et laissez tout ça à la maison.

Afin que vous trouviez un terrain de négociation d'égal à égal, la première chose à faire consiste à identifier les névroses de votre interlocuteur. Profitez-en pour savoir ce qui vous pose problème à vous. La question est très psychanalytique. La plupart du temps, pas besoin est de chercher très loin. L'argent a souvent une valeur irrationnelle pour les commerciaux, et peut être pour vous aussi. Si vous vivez la stagnation de votre salaire comme une haute trahison. Vous avez un problème avec l'argent, avouez vous le (Vous avez tout à y gagner) ! L'argent peut vous entrainer sur des pentes irrationnelles. Voici le hit parade des névroses avec lesquelles vous ou votre adversaire peut avoir des problèmes dans un contexte professionnel :

- L'argent
- La reconnaissance
- L'affect
- Le temps et l'espace

Le but des négociations est d'équilibrer ces choses, il ne faut pas rester tétanisé par la variation d'un de ces paramètres. Certes, un paramètre peut couter "très cher" dans sa variation, mais ce n'est pas bon d'être complètement pétrifié sur un paramètre.

Exemple :On ne veut pas donner quoique ce soit de son temps à la boîte si ce temps n'est pas payé, est-ce bien raisonnable ? Si au final cela vous permet d'accéder à un poste mieux rémunéré pourquoi pas.

En règle général, la catégorie des "commerciaux" avec laquelle on négocie fréquement entretient un rapport irrationnel avec l'argent. Il est bon d'en abuser. Pour ce faire il suffit d'identifier tous les points qui peuvent menacer son revenu propre (Pas celui de la boite ni le votre, le sien !) et sans parler d'argent jamais, on peut très bien faire dérailler un commercial. S'il déraille, on siffle le carton rouge. Le revenu pour un commercial est souvent une question de concurrence, donc en jouant sur la compétition avec d'autres vous touchez forcément une corde sensible. Pensez donc sur les aspects de mise en concurrence dans le préparation.

Du coté de la défense, le fait de pouvoir identifier clairement les tentatives de déstabilisation de votre adversaire permet de faire aparaître le coté "jeu" de la négociation et permet d'être beaucoup plus analytique. On y gagne en n'avancant pas des arguments irrationnels sous le coup de l'emportement. Identifier une tentative de déstabilisation, contrairement à ce que l'on croit, est une chose très facile, manifeste et superbement artificiel. Pour déstabiliser, il existe plusieurs tactiques simples. Et elles sont vraiment amusantes,les ressorts en sont tellement profondément humain qu'on a l'impression d'être un génie manipulateur quand on s'en sert.

1/ Choisir le terrain, orienter la conversation
2/ Faire des séries
2/ Faire des effets de manche (Technique du chiffon rouge)

Dans une guerre des nerfs il y a quelques astuces. Mieux savoir faire l'acteur pour enchaîner tranquillement des techniques qui permettent de prendre l'ascendant.

- Le choix du terrain
Quand je vais à un entretien, je me suis répété les arguments que j'allais dérouler, j'ai même dans la tête la séquence dans laquelle je les avancerai. C'est une bonne chose de préparer son entretien mais cela implique que les choses se passent telles que prévues. Hors cela se passe rarement comme ça. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais c'est assez fréquent que l'on ressorte du bureau d'un commercial sans être parvenu à aborder le sujet que l'on souhaite. Bizarre ! En fait, je me suis rendu compte que le procédé est très manifeste, voire grossier.
C'est facile à éviter, il suffit de dire : "Non je souhaite qu'on parle de ça car c'est plus important". Le mieux, pour choisir le plan c'est de s'appuyer sur un écrit, surtout s'il n'est pas de vous ! Vous vous retrouvez alors avec une caution. La deuxième technique pour orienter les débats est très utilisée également, c'est de refuser les virages. Refuser un virage consiste à bloquer la conversation sur un point ou faire mine de pas comprendre.

Exemple :
Leméchant : Alors, qu'a tu fais pour rétablir la situation auprès de ce client.
Legentil :Mouis c'est un problème... Je ne sais pas trop, c'est difficile...
Leméchant : D'accord, j'ai bien compris mais ma question est, qu'est-ce que tu compte faire pour redresser le tord que tu as causé.
Legentil :C'est insupportable de travailler là bas.
Leméchant :J'ai bien compris mais ma question est, mais nous devons penser à trouver une solution.

etc.

Leméchant ne veux pas comprendre, c'est classique et c'est à peine caricaturé. Pour sortir des dialogue de sourds le solution est la suivante :
Legentil :Est-ce que tu as bien compris qu'il n'y aura pas de solution
Leméchant :Oui.

La seule solution consiste à lui faire dire,cette phrase magique "Oui j'ai bien compris qu'il n'y aura pas de solution". Les prises de virage doivent être explicites. Pas d'inquiétudes, l'articulation de l'argumentation ne laissera jamais une impression de rigidité ou de faux. Usez et abusez-en, jamais personne ne vous fera le reproche de trop articuler votre discours.

- La technique des séries
La technique des séries consiste à d'aligner des arguments qui appelle une réponse évidente mais dont l'énonciation produit un effet d'accablement. Par exemple, Legentil demande un : si je comprends bien tu me demande de faire Ca ?
- Oui
- Avec ça ?
- Oui
- En plus de ça ?
- Oui
- En encore ça ?
- Oui

Ca créé comme un coup de marteau. Tu m'assassine fils !

Ou inversement, des séries comme :
- J'aimerais ça
- Non
- Au moins ça
- Non
- Alors ça
- Non

Ces accumulations font naitre un besoin de compensation purement humain, s'il y a encore un dialogue possible, impossible qu'on vous réponde non à tout.

- Les effets de manche
La technique de l'effet de manche, et je parle d'expérience, consiste à révéler une information critique à la fin d'un entretien qui semble changer radicalement la donne. C'est très simple, puisque ces rencontres prennent souvent un aspect de confrontation il faut désigner les gagnat et le perdant à l'issue match et pour déterminer qui a pris l'ascendant sur l'autre, les derniers échanges sont les plus déterminants. C'est très déstabilisant. Quand vous savez que quelqu'un veut obtenir quelque chose de vous, choisissez le moment où vous lacher le morceau et pourquoi pas dès le début.

Exemple
Legentil : Pourquoi tu m'a fait venir ici ?
Leméchant : Boh, pour rien, juste prendre des nouvelles...
Le repas se passe, Legentil s'ouvre... A la fin du repas, on est bien content
Leméchant : Dit donc, tu peux m'expliquer pourquoi j'ai vu ton CV sur Grouillot.com ?
Legentil : ... - Silence très embarassé de Legentil malgré qu'il savait pourquoi Leméchant était venu -

C'est un procédé un peu minable mais ça marche. A réserver aux mesquins cependant. Ca marche aussi pour obtenir des choses, par exemple, pour les frais de déplacements.
Exemple
Après avoir pas mal ergoté sur des questions d'intérêt du travail etc. On demande à ce que "bien sur, les déplacements soient intégralement pris en charges.

20 septembre 2005

Je suis un bébé requin (Partie I)

- Partie 1 -

Avertissement :
Les lignes qui suivent sont une invention pure. Toute ressemblance avec des personnages réels où ayant existés est purement fortuite.

J'ai écris ce texte parce que j'ai vraiment été mal en ayant des problèmes au boulot, quand tout le monde semble se liguer contre vous, une drôle de perspective très noire se fait. Objectivement, j'était rabougris... tout gris et mesquin. Maintenant, j'ai seulement appris que les cons positifs et les génies du mal existent. J'éspère juste que cette lecture pourra servir à d'autres.

Face à la tour Eiffel, dans la plus haute tour du plus haut château de la plus haute montagne, il y avait le siège d'une boîte.
Seul contre tous Mr Legentil allait défier dans leur antre les forces obscures du capitalisme. Legentil s'enfonce dans le métro, pas très sur de lui, il ajuste sa cravate. Il est un peu stressé quand il se dirige vers l'ascensceur. 8 éme...étage. Toung !
Ici, nous sommes.
Mr Leméchant l'accueille avec un sourire :"Salut, tu va bien?"
Leméchant rajuste sa mèche et rajoute :
- On va rechercher un bureau où l'on pourra s'entretenir tranquillement.

Dans la poche révolver de Legentil, il y a un petit livre : "Manuel de la guérilla mondaine"...

Quels sont les éléments importants à avoir en tête avant un entretien. D'abord il faut avoir une position claire dans sa tête et répartir toutes les pommes de discorde en trois catégories :
1/ Ce que vous n'acceptez pas
2/ Ce qui se marchande
3/ Ce que vous pouvez concéder facilement.

En ayant à l'esprit ce que vous pouvez mettre sur la table la gestion du temps sera plus simple car un entretien passe très vite. Si vous abordez le problème de manière trop globale en considérant le tenants et les aboutissants de manière vague et en en se contentant de défendre des principes etc. Votre grandeur d'esprit se retournera contre vous et votre interlocuteur monomaniaque deviendra un adversaire dangereux. Dans la vie, il est intelligent d'être compréhensif et global. Dans la négociation, être brillant consiste à faire des traits d'esprit. De plus, la négociation, ce n'est pas la vie.

Pour ne pas se déconsidérer il vaut mieux prendre la chose comme un jeu et s'y livrer gaiement. Ensuite, il convient de bien mesurer les enjeux et de ne jamais oublier que si celui qui vous parle ne souhaite pas de solution il n'incarne jamais le sésame universel. S'il peut vous aider à un moment donné, il n'est jamais Dieu le père et doit forcément rendre des comptes à d'autres. A l'occasion le chef du chef est aussi une personne à qui parler. Enfin, quitter une boite ce n'est pas la fin du monde et si c'est une boîte aux principes imbéciles, il faut savoir passer son chemin. Si vous avez affaire à un véritable excrément, lui foutre un poing dans la gueule peut défouler mais soyez sur qu'il le vaut bien. Evitez quand même...

On vit dans une société qui a tellement peur de tout qu'elle fini par oublier que ces alternatives sont tout à fait respectables et raisonnables.

Pour mener à bien un entretien, il faut devenir prosaïque et défendre des positions simples. Il s'agit presque d'une nécéssité face au génie élémentaire du capitalisme.
Surtout, il ne faut rien de trop compliqué, une devise comme : "Tu me bouffera pas mes vacances ou tu va le payer très cher", c'est très bien. Le moment venu, il n'est plus temps d'affiner son jugement cela nuira à la clarté de votre position. L'entretien est un art technique et froid dans lequel dont le but est souvent de déterminer un gagnant et un perdant. Pour marquer des points, comme au tennis, il y a deux principes à suivre pour l'attaque :
1/ Donner des coups qui ne trouvent pas de parade
2/ Pousser l'autre à la faute

La défense est tout aussi simple, elle consiste en :
1/ Opposer des arguments
2/ Déstabiliser
3/ Tricher sur le comptage des points

Je rends compte exhaustivement de cette panoplie d'armes, mais on voit bien qu'il y a un certain gradient de morale dans la gestion de la défense. Toutefois, il ne faut pas croire que c'est une bonne option de tricher. D'une part d'un point de vue moral, c'est être minable. Et d'un point de vue strictement objectif, la morale s'appuie sur des cycles de temps plus long mais elle n'a pas été inventée pour rien. Aller à son encontre comporte des risques réels pour vous. Il n'existe PERSONNE qui ne puisse devenir une merde si on passe sa journée à lui dire que c'est une merde, c'est d'autant plus vrai si cette personne c'est vous. Il ne pas décréter qu'on est prêt à tout même au mensonge, ne jamais se comporter comme un excrément.

Je suis convaincu que les mensonges retombent toujours sur la gueule de celui qui les a perpetré. D'aileurs, le retour se fait brutalement, comme si le monde s'était ligué contre vous. En fait tout le monde attendait ce moment de faiblesse pour vous cracher dessus. Le trafic de vérité ça marche un temps et explique probablement qu'il y ai tellement de menteurs chez les professionels de la communication dans nos sociétés aux échéances courtes, mais ça ne marche pas éternellement.

(A suivre)

16 septembre 2005

Raindrops keep falling on my head




Un vendredi rempli de pluie.
Comme ceux que je passais à Saint-Nazaire quand j'étudiais là bas. Je m'installais dans la bibliothèque universitaire et je me remettais à écrire des pages et des pages, je m'embusquais derrière mes feuilles et je guettais l'arrivée de la fille de la bibliothèque - celle dont je ne su le nom que très tard. Si elle venait, c'étais bien. Je prenais alors un air plus inspiré, celà consistait en fait à écrire plus mal, à écrire dans la marge et à faire du bruit avec la pointe de mon crayon. Dans le cas contraire, je terminais mes pages et partais de la bibliothèque un peu désolé qu'elle n'ai pas paru. Elle viendrait la fois suivante.

Je n'ai jamais terminé ces tentatives de livre car elles étaient véritablement trop pathétiques.
Les jours où j'avais oublié mon crayon ou quand l'inspiration était trop médiocre, je me plongeais dans une lecture d'un livre de mathématiques ou de physique dont je m'assurais qu'il était trop compliqué, chaque page était une raison de s'éterniser. La pluie continuait à tomber dehors et absorbait encore l'eau qu'elle connaissait déjà bien.

Quand j'écrivais dans la bibliotèque qui donnait sur la mer, j'utilisais toujours l'imparfait. J'essayais de me controler pour ne pas verser trop inconsidérement dans ce temps de la nostalgie, mais ça me posait un réel problème. Impossible pour moi de me glisser dans le présent, comme un habit je n'aime pas, le présent n'a jamais été tellement une fierté. Aujourd'hui j'ai toujours ce travers et même si je pourrais dire - au présent - que l'imparfait me "pose" problème, j'aurai l'impression de négliger queques peu mes effets.

Ces pluies de la rentrée sont de l'or gris. A Saint-Nazaire, je les trouvais tristes et ennuyeuses. Pourtant j'aimais bien ces journées, je ne les traite plus jours tristes maintenant, car, la tristesse à la différence de la nostalgie, ne pleure plus car elle est sèche. L'autre jour à la radio, un Brésilien parlait de son disque et expliquait que son disque était "mélancolique... mais pas triste". Ca m'avais fait rire. Pourtant aujourd'hui, il semble que la nuance possède un sens.

J'aimerais retrouver, ce vent déséspérant qui me soufflait dans les oreilles, le bruit de la mer, les fines gouttes de pluie qui me détrempaient jusqu'à la moëlle de l'os. Je le garde, mais ce n'est plus vivant, je n'ai plus tout ceci qu'en souvenir, toute ces choses sont menacées même si je les garde dans un espace protégé.

Reverrai-je un jour, Saint-Nazaire. Maintenant, je couve ces restes du mieux que je peux pour ne pas les abîmer, les preserver du bruit des camions et des sirènes des policiers imbéciles. Mais c'est terriblement dur !
Mon petit plaisir de scribouillard non content d'être mis en péril par le bruit de cette ville de merde est aussi menacé par le [Alt-Tab] - les connaisseurs aprécieront - comme si j'étais minable de révasser. Attention, le chef arrive ! Comment ne pas devenir féroce dans ces conditions ?

Qui sait ? quand je serai loin, ces immeubles affreux, la Défense et ses airs post-apocalyptique les soirs d'hiver me manqueront peut-être, et, pourquoi pas non plus le bruit des voitures. Présentement, c'est difficile à croire, pourtant je n'ai jamais vraiment compris le mécanisme qui transforme le présent en souvenir.

Une grue effectue sa rotation au loin.

15 septembre 2005

The four lines



J'adore les titres aux relents mystiques. Ce matin est venu avec cette drôle d'inspiration : Quatre lignes partaient vers l'infini. En somme, aujourd'hui est une bonne journée et hier, c'était une mauvaise journée, pourtant rien ne semble les distinguer. Elle sont même terriblement semblables. J'ai un rendez vous ce soir à la boite comme hier, je suis fatigué comme hier, j'aimerais être ailleurs comme hier... Rien ne change hormi, peut-être, une douceur particulière dans l'air, mais c'est difficile à mesurer.

Entre deux éthers, l'un est porteur et l'autre ne l'est pas, et voilà. J'ai de plus en plus tendance à reporter beaucoup de responsabilités sur l'humeur de l'air et sur les saisons, surtout parce que je ne pas d'autres explications. L'été est terminé et l'automne comfortable est revenu. Don quijotte s'est épuisé cette saison, je me suis essouflé sur les pire moulins à vents qui existent : ceux qui parlent.

Maintenant, je roupillerais bien... tu parles... quand je pense à pourquoi je me suis chamfreiné le citron cet été... le destin, la fin du monde... la mort. De toute facon, on en crèvera tous, mon cul... M'sieu, j'aspire au moelleux d'une douce et au sommeil et basta.

Tcho. Merde.

13 septembre 2005

Words Lacks Truth

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Words Lacks Truth

Camille

Je suis si fatigué que je n'ai plus de soucis.

J'ai une envie terrible de m'endormir sur mon bureau et de dormir du sommeil du juste. Les yeux pâteux, je passe mon temps à bailler. Les minutes s'écoulent lentement, et le le quartz de mon ordinateur vibre trop lentement sans même un tic-tac pour me rassurer "Le temps passe."
Dans notre vie on passe un temps considérable à être fatigué. Le sommeil est la règle incontournable de presque tous les êtres vivants. C'est tellement constant que je ne peux m'empècher de penser qu'il ne s'agit pas d'une raison "pratique" ou mécanique mais d'une ressort fondamental de la vie.

Il est tout à fait envisageable de construire des machines qui fonctionnent sans s'arrêter pendant des années et, si l'homme est capable ce construire des engins qui ne dorment pas, il ne fait aucun doute que la nature le puisse aussi. Alors, pourquoi ressent-on ce besoin de dormir ? Il y a donc une raison ni physiologique, ni mécanique pour laquelle nous dormons et nous nous éveillons cycliquement et il s'agit d'un des moteurs de la vie. En fonctionnant par cycle, nous mettons la machine en branle, et ce mouvement perpétuel créé la variété dans un espace donné. C'est ce mouvement cyclique qui créé la diversité dans un espace fini. Sans cycles, il ne serait pas possible de changer. Dormir et oublier, c'est si important. C'est l'élément clé du Darwinisme ! Comme dans une machine à laver, la vie a besoin de hasard et de chaos.

Chaotique ça veut dire qu'à un instant donné, même en connaissant tous les paramètres avec une précision arbitrairement grande, il est impossible de prédire le futur au delà d'un certain horizon. C'est donc une garantie de diversité et c'est très important la diversité dans la théorie de Darwin. On obtient la diversité par le fait de replier et d'étirer. Comme pour un chewing-gum : Si on repère un point dans le chewing gum et qu'on le plie, le tire, le replie, le retire etc. il est impossible de savoir ou se trouvera le point à la fin.

...Stop... tu ris, tu te dis : "Oula, ce gars là est complètement aware de l'espace...". Ne ris pas : c'est trrrrrès sérieux !

Reprenons. En répétant, indéfiniment les mêmes nuits, les mêmes jours. On plie, on replie, on oublie. Et c'est là le seul moyen d'introduire de la diversité dans nos vies. Sans dormir, nous n'aurions pas d'oubli, pas de recommencement. Cela entrainerait deux choses : le besoin d'infini et la monotonie deviendrait fatale (pas de deuxième chance). Moi qui croyais que la monotonie de ma vie venait de la succession des jours pareils à eux mêmes. En fait, c'est peut-être tout l'inverse. Va savoir !

Les grains de sable rentrés un jour dans ma vie finissent par engendrer des monstres, ces rancoeurs qu'on traine, ces amours qui gonflent d'un jour sur l'aure, ne serait-ce pas le plus sur moyen d'épicer la vie, de dégénérer, de muter ( ce qui revient au même.) Alors, même qu'il semble que l'on commence la même journée, c'en est toujours une autre qui commence, c'est pour ça que l'on dors. Gloire à toi, sieste digestive.

Je suis assez fier de ce que je pense les paupières mi-closes. Mais bon sang, comme c'est dur à tourner simplement !