J'étais en train de lire un article dans le New York Times où il se racontait que la technologie détruisait l'intelligence. Evidement, ils ont raison. Tous ces gens qui marchent avec leur iPod perdent un temps précieux, celui de réfléchir. Avec ce genre d'appareil on a tout un tas de problème, il faut penser à leur recharger les batteries et penser à classer ses musiques. On vérifie sur son Palm si un nouveau mail n'est pas arrivé. Ca commence avec le téléphone portable. Et même à un niveau plus élémentaire avec ses clés et sa carte de crédit. Je ne sort jamais de chez moi sans mes clés et ma carte de crédit, sans doute il vous arrive la même chose. Imaginez que vous mettiez bout à bout tout ces instants ou il a fallu penser à ses clés, à sa montre, à l'endroit ou on a garé sa voiture et je ne parle pas de charger le téléphone portable. Qu'est ce qu'on pourrait devenir intelligent si on vivait nus !
Et puis, quand on a du temps libre, on va au cinéma, parce que c'est devenu tellement difficile de s'ennuyer. Ce soir je sors et je m'en vais à "A good party for you : Hip Hop Reggae Funk Afro Brazil and cheechy tunes", c'est ce qui est marqué sur le carton. J'ignore pour quelles raisons j'y vais, sans doute pas pour écouter ce que donne ce mélange, mais j'y vais. Juste parce qu'il faut sortir. Si je m'écoutais, je resterais ici pénard à écrire quelques pages. La vérité c'est que je n'écoute plus mon intelligence. Ce serait mal, maintenant même le bonheur a ses canons. Le ciné entre potes, les vacances, le resto le jour de la saint Valentin, Noël etc. Du bonheur en boite !
Ojectivement, je suis le produit de mon époque, un con. Je ne sais même plus si j'ai un véritable espoir de rédemption. Que toutes les choses aillent de travers tout le long de ma vie ! Ca ne me glace plus le sang. Le mot est le suivant : C'est la vie. Quelle excuse !
Vive Montaigne ! L'enfance de l'intelligence, tellement libre quand il pense. Il n'avait pas de format, l'intelligence il fallait l'inventer pour chaque nouvelle vie qui commençait. Je l'imagine dans les nuits froides d'hiver dans son chateau près de Bordeaux à n'avoir rien d'autre à faire que de penser. Et, chaque pensée la laisser trainer longtemps près de la cheminée pour en faire quelques chose de bien. Je l'envie.
Je vis dans un appartement qui est taillé dans un cube. Mon grand plaisir c'est d'ouvrir la fenêtre quand il pleut pour entendre la pluie mais c'est un peu court. je voudrais aussi avoir des arbres à moi dehors. Une belle à qui compter fleurette où être grossier suivant mon humeur. Et toutes sorte de chose comme un caillou ou je m'installerai uniquement pour pensenr.
Rêve-je ?
un jour peut-être je n'entendrai plus parler jamais de "Hip Hop Reggae Funk Afro Brazil and cheechy tunes"...
30 septembre 2005
29 septembre 2005
Un rayon de soleil passe par la fenêtre et trace des perspectives d'avenir.
J'aimerai voir la fin des puits de pétrole, voir la valeur de l'eau grimper en flèche et la valeur de la vie des hommes retrouver un sens raisonnable. Comme les mouches dans un bocal, la principale menace pour l'écologie est bien plus explicite qu'on ne veut le croire finalement. On invoque les gaz à effet de serre, le réchauffement de la planète... Il semble qu'en luttant contre l'émission des gaz d'échappements on s'attaque à la cause de nos problèmes. Foutaises ! La vraie cause, c'est l'Homme ! C'est tout simplement la surpopulation et le principe même de la vie qui cause en partie notre perte (plus exactement la perte d'une partie). La vie veut toujours plus de vie.
Les deux plus grandes pulsions qu'avait identifié Freud étaient : Le Cul et la Peur de la Mort. C'est probablement le hasard si ces deux choses qui concernent au premier lieu la perpétration de la vie. Oui... probablement le hasard... C'est probablement aussi le hasard qui fait que dans ces choses résident pour beaucoup dans l'inconscient. Probablement aussi...
Je ne peux m'empêcher de faire le parallèle entre cet aveuglement concernant notre besoin d'énergie. Plus généralement, il est impossible de renoncer par anticipation à la doctrine économique de la croissance, on avisera quand on y sera. Soit ! impossible d'être raisonnable.
Pour une petite ressource et le besoin d'un grand nombre d'individus. Il existe deux solutions :
- Moins de besoin
- Moins d'individus
La politique est un bel outil théorique et nous apprend qu'il faut moins désirer. Il est pourtant une chose évidente, n'en déplaise aux inventeurs de futur nihileux type Houellebecq, il n'y a que la mort qui puisse nous faire moins désirer. Rien que la mort.
Alors on s'aveugle. Dans les journaux, dans les conversations , c'est manifeste, il vaut mieux le mensonge qu'une renonciation anticipée au confort. Nous sommes fait comme ça, nous voulons toujours plus. Par exemple, dans le domaine du pétrole, les carburants propres à base de colza bénéficient d'une bonne confiance de l'opinion, pourtant jamais on ne permettra à tant de champs de servir d'aliments à des voitures quand déja tout le monde ne mange pas à sa faim. On s'invente une solution mais un enfant ne mentirait pas plus effrontément. La différence pour nous qui sommes adultes, est qu'il n'y a personne pour nous faire le sermon, personne pour nous dire : "Arrête de mentir". Et, comme si l'on avait rien de mieux à faire que de rouler, on continue à croire que "Riding is be free".
Finalement, la politique donne à ceux qui désirent moins, elle les engraisse. Elle prépare et attendri ces populations à une forme de fauchages. Je suis de cette veine, je suis un employé. On m'emploie et je fructifie comme un tendre bétail.
La politique est un accident d'histoire, une bêtise et un vrai péché d'orgueil. Et manifestement, il n'y aura qu'une seule forme de solution, la diminution de la population. Elle s'esquisse déjà par le déclin de la nativité dans les pays dont le moral des troupe est anxieux. Mais il est possible que la violence et la maladie pourront accentuer ces phénomènes. D'ailleurs, on sais bien que la violence et la maladie sont directement liés à la concentration en population.
Si je devais prédir le futur, je dirais en plusieurs temps.
- Dans le moyen terme, le retour de l'agressivité dans les espaces concentrés et appauvrissement. Apparition de maladies dans les régions les plus concentrées.
- Vers 2040 on sera vraiment retourné dans des environnements plus locaux avec des déplacements diminués
...
Après je ne sais pas... Ce dont je suis sûr, c'est qu'une violence mondialisée doit s'exercer une dernière fois avant que l'on cesse d'y penser.
Le vrai problème, en tant qu'occidental, c'est que je suis un tendre, un de ceux qui ne savent pas que la vie est un miracle. Je vais donc en chier car je ne suis pas très préparé à la violence.
Je suis un oiseau de malheur mais pourtant, il y a une vrai bonne nouvelle là dedans ! Et elle est énorme : Rien n'est plus fort que la vie... Auncune politique, aucun cerveau, jamais personne ne contrariera la vie dans ses véléhités. Elle ira jusqu'au bout.
Tu le vois comment le futur toi ? Ca m'intéresse.
Les deux plus grandes pulsions qu'avait identifié Freud étaient : Le Cul et la Peur de la Mort. C'est probablement le hasard si ces deux choses qui concernent au premier lieu la perpétration de la vie. Oui... probablement le hasard... C'est probablement aussi le hasard qui fait que dans ces choses résident pour beaucoup dans l'inconscient. Probablement aussi...
Je ne peux m'empêcher de faire le parallèle entre cet aveuglement concernant notre besoin d'énergie. Plus généralement, il est impossible de renoncer par anticipation à la doctrine économique de la croissance, on avisera quand on y sera. Soit ! impossible d'être raisonnable.
Pour une petite ressource et le besoin d'un grand nombre d'individus. Il existe deux solutions :
- Moins de besoin
- Moins d'individus
La politique est un bel outil théorique et nous apprend qu'il faut moins désirer. Il est pourtant une chose évidente, n'en déplaise aux inventeurs de futur nihileux type Houellebecq, il n'y a que la mort qui puisse nous faire moins désirer. Rien que la mort.
Alors on s'aveugle. Dans les journaux, dans les conversations , c'est manifeste, il vaut mieux le mensonge qu'une renonciation anticipée au confort. Nous sommes fait comme ça, nous voulons toujours plus. Par exemple, dans le domaine du pétrole, les carburants propres à base de colza bénéficient d'une bonne confiance de l'opinion, pourtant jamais on ne permettra à tant de champs de servir d'aliments à des voitures quand déja tout le monde ne mange pas à sa faim. On s'invente une solution mais un enfant ne mentirait pas plus effrontément. La différence pour nous qui sommes adultes, est qu'il n'y a personne pour nous faire le sermon, personne pour nous dire : "Arrête de mentir". Et, comme si l'on avait rien de mieux à faire que de rouler, on continue à croire que "Riding is be free".
Finalement, la politique donne à ceux qui désirent moins, elle les engraisse. Elle prépare et attendri ces populations à une forme de fauchages. Je suis de cette veine, je suis un employé. On m'emploie et je fructifie comme un tendre bétail.
La politique est un accident d'histoire, une bêtise et un vrai péché d'orgueil. Et manifestement, il n'y aura qu'une seule forme de solution, la diminution de la population. Elle s'esquisse déjà par le déclin de la nativité dans les pays dont le moral des troupe est anxieux. Mais il est possible que la violence et la maladie pourront accentuer ces phénomènes. D'ailleurs, on sais bien que la violence et la maladie sont directement liés à la concentration en population.
Si je devais prédir le futur, je dirais en plusieurs temps.
- Dans le moyen terme, le retour de l'agressivité dans les espaces concentrés et appauvrissement. Apparition de maladies dans les régions les plus concentrées.
- Vers 2040 on sera vraiment retourné dans des environnements plus locaux avec des déplacements diminués
...
Après je ne sais pas... Ce dont je suis sûr, c'est qu'une violence mondialisée doit s'exercer une dernière fois avant que l'on cesse d'y penser.
Le vrai problème, en tant qu'occidental, c'est que je suis un tendre, un de ceux qui ne savent pas que la vie est un miracle. Je vais donc en chier car je ne suis pas très préparé à la violence.
Je suis un oiseau de malheur mais pourtant, il y a une vrai bonne nouvelle là dedans ! Et elle est énorme : Rien n'est plus fort que la vie... Auncune politique, aucun cerveau, jamais personne ne contrariera la vie dans ses véléhités. Elle ira jusqu'au bout.
Tu le vois comment le futur toi ? Ca m'intéresse.
Partir...
Je crois que je vais devoir partir de Paris comme un voleur. Du jour au lendemain et sans dire au revoir, j'ai beau considérer que Paris vaut bien une flaque de goudron. J'ai beau être convaincu que la ville de l'amour est devenue la ville des faux semblants et des miroirs aux alouettes. Je ne peux pas avouer que ces 5 ans ne valent rien. J'admets l'échec mais le vrai gaspillage s'est limité à ces six derniers mois et donc je ne voudrais pas partir dès demain pour une "Super mission" comme si c'était sans importance. Qu'on me laisse un peu de temps, quand même...
La motivation pour me coller aux cours d'espagnol du CD-ROM décroit mais l'Espagne prend de l'importance. Je suis pressé de me retrouver dans cette ville que je ne connaîtrai pas et de parler cette langue que je ne connais pas. Parler me fatiguera terriblement mais peu importe. Je suis pressé, d'avoir tout à prouver...
Je me fous de ce pays car il a la trouille, il est shizophrène et minable. Obsédé par l'argent, la mentalité d'ici est toute entière celle d'un gosse de riche en train de devenir adulte. Je pars de ce pays parce je crois qu'il sombre et je ne veux plus en être solidaire.
La motivation pour me coller aux cours d'espagnol du CD-ROM décroit mais l'Espagne prend de l'importance. Je suis pressé de me retrouver dans cette ville que je ne connaîtrai pas et de parler cette langue que je ne connais pas. Parler me fatiguera terriblement mais peu importe. Je suis pressé, d'avoir tout à prouver...
Je me fous de ce pays car il a la trouille, il est shizophrène et minable. Obsédé par l'argent, la mentalité d'ici est toute entière celle d'un gosse de riche en train de devenir adulte. Je pars de ce pays parce je crois qu'il sombre et je ne veux plus en être solidaire.
24 septembre 2005
Sabado musical
Ca y est j'ai un Micro Statique à Lampe Haute Définition. Wuuaaa !
Le vendeur m'a pris pour un imbécile et s'est uniquement réveillé quand je lui ai dit faire confiance au spécialiste. C'est un beau spécimen d'ingénieur du son super pédant, d'abord flatter, puis parler.

De suite j'enchaine et je me lance dans une première création : Hijo Ideal. C'est fou comme l'espagnol est une langue puissante.
A downloader ci-après :
Hijo Ideal
Qu'en pensez vous ?
A tcho +, lecteur mondiaux...
Le vendeur m'a pris pour un imbécile et s'est uniquement réveillé quand je lui ai dit faire confiance au spécialiste. C'est un beau spécimen d'ingénieur du son super pédant, d'abord flatter, puis parler.

De suite j'enchaine et je me lance dans une première création : Hijo Ideal. C'est fou comme l'espagnol est une langue puissante.
A downloader ci-après :
Hijo Ideal
Qu'en pensez vous ?
A tcho +, lecteur mondiaux...
23 septembre 2005
22 septembre 2005
La bulle n'émettait plus d'onde radio
Ma bêtise m'assome. Et mon Ego me rend idiot.
Au dents de la mer, je préfère la mare au canard. J'y retourne car elle me manque.
Au dents de la mer, je préfère la mare au canard. J'y retourne car elle me manque.
21 septembre 2005
Je suis un bébé requin (Partie 2)
(Suite 2)
Une négociation se base avant tout sur des arguments, même s'il s'agit d'une évidence. Par exemple on demande plus de sous à son chef, il vaut mieux dire : "Parce que tu m'en dois" que "Parce que tout le monde en a" car c'est un meilleur argument.
Au final, les arguments sont à la fois la meilleure attaque et la meilleure défense. Et plus on en a dans sa sacoche et mieux ça vaut. Cependant, on peut avoir des arguments en Or et ne pas réussir à en tirer tout l'avantage qu'on devrait et c'est là tout l'art de la négociation. D'une part, il est possible de ne pas savoir les exposer suffisament clairement le moment venu. Et d'autre part, il ne peuvent pas prendre le relief qu'il devrait dans un accident de conversation. Il faut savoir défendre ses argument et ne pas tolérer qu'ils soient balayé d'un revers de main quand il est important à vos yeux. C'est tellement classique !
Exemple :
Legentil : J'ai beaucoup de problèmes sur mon projet.
Leméchant : Tu sais ça fait partie de ton métier...
C'est ce qu'on apelle une réponse gratuite. Ne jamais tolérer ça ! Dans le feu de l'action, ça se produit souvent.
Legentil devrait répondre : Ce n'est pas ma question, je n'ai pas voulu te rencontrer pour dire des généralités mais pour trouver des solutions.
Gentiment, il faut siffler le hors jeu.
Chaque argument doit être présenté proportionellement à l'importance que vous lui accordez. Ne tolérez pas les mensonges qui apportent de fausses réponses à votre problème. Dans le cas où un mensonge est trop énorme, gardez le pour vous et resservez le à un supérieur. Il n'est pas nécéssaire de se casser la tête à argumenter lorsque quelqu'un triche. Ze big boos se chargera de le faire à votre place. Attention aussi au faux argument, un faux argument qu'on vous oppose doit être anéanti dès sa naissance.
Ne vous laissez pas entrainer dans une accumulation comptable des preuves en sortant par exemple un papier dressant la liste tous vos griefs. Il fait peu de doute qu'on se servira de cette action de désepéré pour déceler chez vous un aveu de faiblesse et une schizophrénie. Impossible de dialoguer avec quequ'un qui est convaincu qu'il a raison de vous prendre pour un con. Donc il est assez dangereux d'être trop procédurier, ça peut rendre caduque votre argumentation même si elle était raisonnable.
Poussez l'autre à la faute ! Pour un esprit purement analytique c'est assez simple. Le problème c'est que personne n'est capable d'être parfaitement analytique. Donc, le premier travail consiste à relativiser et c'est le plus dur. S'il s'agit de décisions graves qui ont des conséquences importantes sur votre vie, il y a des chances que vous deveniez stressé et deveniez incapable d'écacuer la pression. Il faut donc prendre du recul et transformer ce qui ressemble à un duel en une passade. Il faut placer dans la balance des choses en ayant une perspective large. Pour ce faire, il n'y a nul besoin d'aller chercher loin ce qui permet de relativiser votre sort : la mort, la déchéance sont d'autre chose un peu plus grave qu'un risque de chômage. Ce qui semble évident au calme, ne l'est pas toujours dans le feu de l'action. Ce genre de choses permette de relativiser n'importe quelle situation. Par exemple, je me suis toujours étonné de savoir que des gens se sont suicidé pendant la crise de 29 parce qu'il avait tout perdus, en fait c'était assez faux. Il leur restait la vie. C'est quand même pas mal !
Il existe un autre moyen pour arriver à prendre un peu de distance : Les autres. Dans les moments difficiles, ils sont toujours de bon conseils. Il faut donner aux jugements d'autrui plus de crédit que d'habitude quand on se sent dans l'impasse. Les autres ont le recul nécéssaire. Si vous n'avez pas d'amis, il faut s'en faire ou bien vous êtes un salaud ultime et c'est bien fait pour votre gueule.
Ceci dit, nous nous éloignons du sujet. Revenons à nos moutons : L'entretien. Le moment venu, il faut se détendre et avancer ses principes. Take it easy. Il ne s'agit pas défendre son âme, inutile de risquer autant et laissez tout ça à la maison.
Afin que vous trouviez un terrain de négociation d'égal à égal, la première chose à faire consiste à identifier les névroses de votre interlocuteur. Profitez-en pour savoir ce qui vous pose problème à vous. La question est très psychanalytique. La plupart du temps, pas besoin est de chercher très loin. L'argent a souvent une valeur irrationnelle pour les commerciaux, et peut être pour vous aussi. Si vous vivez la stagnation de votre salaire comme une haute trahison. Vous avez un problème avec l'argent, avouez vous le (Vous avez tout à y gagner) ! L'argent peut vous entrainer sur des pentes irrationnelles. Voici le hit parade des névroses avec lesquelles vous ou votre adversaire peut avoir des problèmes dans un contexte professionnel :
- L'argent
- La reconnaissance
- L'affect
- Le temps et l'espace
Le but des négociations est d'équilibrer ces choses, il ne faut pas rester tétanisé par la variation d'un de ces paramètres. Certes, un paramètre peut couter "très cher" dans sa variation, mais ce n'est pas bon d'être complètement pétrifié sur un paramètre.
Exemple :On ne veut pas donner quoique ce soit de son temps à la boîte si ce temps n'est pas payé, est-ce bien raisonnable ? Si au final cela vous permet d'accéder à un poste mieux rémunéré pourquoi pas.
En règle général, la catégorie des "commerciaux" avec laquelle on négocie fréquement entretient un rapport irrationnel avec l'argent. Il est bon d'en abuser. Pour ce faire il suffit d'identifier tous les points qui peuvent menacer son revenu propre (Pas celui de la boite ni le votre, le sien !) et sans parler d'argent jamais, on peut très bien faire dérailler un commercial. S'il déraille, on siffle le carton rouge. Le revenu pour un commercial est souvent une question de concurrence, donc en jouant sur la compétition avec d'autres vous touchez forcément une corde sensible. Pensez donc sur les aspects de mise en concurrence dans le préparation.
Du coté de la défense, le fait de pouvoir identifier clairement les tentatives de déstabilisation de votre adversaire permet de faire aparaître le coté "jeu" de la négociation et permet d'être beaucoup plus analytique. On y gagne en n'avancant pas des arguments irrationnels sous le coup de l'emportement. Identifier une tentative de déstabilisation, contrairement à ce que l'on croit, est une chose très facile, manifeste et superbement artificiel. Pour déstabiliser, il existe plusieurs tactiques simples. Et elles sont vraiment amusantes,les ressorts en sont tellement profondément humain qu'on a l'impression d'être un génie manipulateur quand on s'en sert.
1/ Choisir le terrain, orienter la conversation
2/ Faire des séries
2/ Faire des effets de manche (Technique du chiffon rouge)
Dans une guerre des nerfs il y a quelques astuces. Mieux savoir faire l'acteur pour enchaîner tranquillement des techniques qui permettent de prendre l'ascendant.
- Le choix du terrain
Quand je vais à un entretien, je me suis répété les arguments que j'allais dérouler, j'ai même dans la tête la séquence dans laquelle je les avancerai. C'est une bonne chose de préparer son entretien mais cela implique que les choses se passent telles que prévues. Hors cela se passe rarement comme ça. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais c'est assez fréquent que l'on ressorte du bureau d'un commercial sans être parvenu à aborder le sujet que l'on souhaite. Bizarre ! En fait, je me suis rendu compte que le procédé est très manifeste, voire grossier.
C'est facile à éviter, il suffit de dire : "Non je souhaite qu'on parle de ça car c'est plus important". Le mieux, pour choisir le plan c'est de s'appuyer sur un écrit, surtout s'il n'est pas de vous ! Vous vous retrouvez alors avec une caution. La deuxième technique pour orienter les débats est très utilisée également, c'est de refuser les virages. Refuser un virage consiste à bloquer la conversation sur un point ou faire mine de pas comprendre.
Exemple :
Leméchant : Alors, qu'a tu fais pour rétablir la situation auprès de ce client.
Legentil :Mouis c'est un problème... Je ne sais pas trop, c'est difficile...
Leméchant : D'accord, j'ai bien compris mais ma question est, qu'est-ce que tu compte faire pour redresser le tord que tu as causé.
Legentil :C'est insupportable de travailler là bas.
Leméchant :J'ai bien compris mais ma question est, mais nous devons penser à trouver une solution.
etc.
Leméchant ne veux pas comprendre, c'est classique et c'est à peine caricaturé. Pour sortir des dialogue de sourds le solution est la suivante :
Legentil :Est-ce que tu as bien compris qu'il n'y aura pas de solution
Leméchant :Oui.
La seule solution consiste à lui faire dire,cette phrase magique "Oui j'ai bien compris qu'il n'y aura pas de solution". Les prises de virage doivent être explicites. Pas d'inquiétudes, l'articulation de l'argumentation ne laissera jamais une impression de rigidité ou de faux. Usez et abusez-en, jamais personne ne vous fera le reproche de trop articuler votre discours.
- La technique des séries
La technique des séries consiste à d'aligner des arguments qui appelle une réponse évidente mais dont l'énonciation produit un effet d'accablement. Par exemple, Legentil demande un : si je comprends bien tu me demande de faire Ca ?
- Oui
- Avec ça ?
- Oui
- En plus de ça ?
- Oui
- En encore ça ?
- Oui
Ca créé comme un coup de marteau. Tu m'assassine fils !
Ou inversement, des séries comme :
- J'aimerais ça
- Non
- Au moins ça
- Non
- Alors ça
- Non
Ces accumulations font naitre un besoin de compensation purement humain, s'il y a encore un dialogue possible, impossible qu'on vous réponde non à tout.
- Les effets de manche
La technique de l'effet de manche, et je parle d'expérience, consiste à révéler une information critique à la fin d'un entretien qui semble changer radicalement la donne. C'est très simple, puisque ces rencontres prennent souvent un aspect de confrontation il faut désigner les gagnat et le perdant à l'issue match et pour déterminer qui a pris l'ascendant sur l'autre, les derniers échanges sont les plus déterminants. C'est très déstabilisant. Quand vous savez que quelqu'un veut obtenir quelque chose de vous, choisissez le moment où vous lacher le morceau et pourquoi pas dès le début.
Exemple
Legentil : Pourquoi tu m'a fait venir ici ?
Leméchant : Boh, pour rien, juste prendre des nouvelles...
Le repas se passe, Legentil s'ouvre... A la fin du repas, on est bien content
Leméchant : Dit donc, tu peux m'expliquer pourquoi j'ai vu ton CV sur Grouillot.com ?
Legentil : ... - Silence très embarassé de Legentil malgré qu'il savait pourquoi Leméchant était venu -
C'est un procédé un peu minable mais ça marche. A réserver aux mesquins cependant. Ca marche aussi pour obtenir des choses, par exemple, pour les frais de déplacements.
Exemple
Après avoir pas mal ergoté sur des questions d'intérêt du travail etc. On demande à ce que "bien sur, les déplacements soient intégralement pris en charges.
Une négociation se base avant tout sur des arguments, même s'il s'agit d'une évidence. Par exemple on demande plus de sous à son chef, il vaut mieux dire : "Parce que tu m'en dois" que "Parce que tout le monde en a" car c'est un meilleur argument.
Au final, les arguments sont à la fois la meilleure attaque et la meilleure défense. Et plus on en a dans sa sacoche et mieux ça vaut. Cependant, on peut avoir des arguments en Or et ne pas réussir à en tirer tout l'avantage qu'on devrait et c'est là tout l'art de la négociation. D'une part, il est possible de ne pas savoir les exposer suffisament clairement le moment venu. Et d'autre part, il ne peuvent pas prendre le relief qu'il devrait dans un accident de conversation. Il faut savoir défendre ses argument et ne pas tolérer qu'ils soient balayé d'un revers de main quand il est important à vos yeux. C'est tellement classique !
Exemple :
Legentil : J'ai beaucoup de problèmes sur mon projet.
Leméchant : Tu sais ça fait partie de ton métier...
C'est ce qu'on apelle une réponse gratuite. Ne jamais tolérer ça ! Dans le feu de l'action, ça se produit souvent.
Legentil devrait répondre : Ce n'est pas ma question, je n'ai pas voulu te rencontrer pour dire des généralités mais pour trouver des solutions.
Gentiment, il faut siffler le hors jeu.
Chaque argument doit être présenté proportionellement à l'importance que vous lui accordez. Ne tolérez pas les mensonges qui apportent de fausses réponses à votre problème. Dans le cas où un mensonge est trop énorme, gardez le pour vous et resservez le à un supérieur. Il n'est pas nécéssaire de se casser la tête à argumenter lorsque quelqu'un triche. Ze big boos se chargera de le faire à votre place. Attention aussi au faux argument, un faux argument qu'on vous oppose doit être anéanti dès sa naissance.
Ne vous laissez pas entrainer dans une accumulation comptable des preuves en sortant par exemple un papier dressant la liste tous vos griefs. Il fait peu de doute qu'on se servira de cette action de désepéré pour déceler chez vous un aveu de faiblesse et une schizophrénie. Impossible de dialoguer avec quequ'un qui est convaincu qu'il a raison de vous prendre pour un con. Donc il est assez dangereux d'être trop procédurier, ça peut rendre caduque votre argumentation même si elle était raisonnable.
Poussez l'autre à la faute ! Pour un esprit purement analytique c'est assez simple. Le problème c'est que personne n'est capable d'être parfaitement analytique. Donc, le premier travail consiste à relativiser et c'est le plus dur. S'il s'agit de décisions graves qui ont des conséquences importantes sur votre vie, il y a des chances que vous deveniez stressé et deveniez incapable d'écacuer la pression. Il faut donc prendre du recul et transformer ce qui ressemble à un duel en une passade. Il faut placer dans la balance des choses en ayant une perspective large. Pour ce faire, il n'y a nul besoin d'aller chercher loin ce qui permet de relativiser votre sort : la mort, la déchéance sont d'autre chose un peu plus grave qu'un risque de chômage. Ce qui semble évident au calme, ne l'est pas toujours dans le feu de l'action. Ce genre de choses permette de relativiser n'importe quelle situation. Par exemple, je me suis toujours étonné de savoir que des gens se sont suicidé pendant la crise de 29 parce qu'il avait tout perdus, en fait c'était assez faux. Il leur restait la vie. C'est quand même pas mal !
Il existe un autre moyen pour arriver à prendre un peu de distance : Les autres. Dans les moments difficiles, ils sont toujours de bon conseils. Il faut donner aux jugements d'autrui plus de crédit que d'habitude quand on se sent dans l'impasse. Les autres ont le recul nécéssaire. Si vous n'avez pas d'amis, il faut s'en faire ou bien vous êtes un salaud ultime et c'est bien fait pour votre gueule.
Ceci dit, nous nous éloignons du sujet. Revenons à nos moutons : L'entretien. Le moment venu, il faut se détendre et avancer ses principes. Take it easy. Il ne s'agit pas défendre son âme, inutile de risquer autant et laissez tout ça à la maison.
Afin que vous trouviez un terrain de négociation d'égal à égal, la première chose à faire consiste à identifier les névroses de votre interlocuteur. Profitez-en pour savoir ce qui vous pose problème à vous. La question est très psychanalytique. La plupart du temps, pas besoin est de chercher très loin. L'argent a souvent une valeur irrationnelle pour les commerciaux, et peut être pour vous aussi. Si vous vivez la stagnation de votre salaire comme une haute trahison. Vous avez un problème avec l'argent, avouez vous le (Vous avez tout à y gagner) ! L'argent peut vous entrainer sur des pentes irrationnelles. Voici le hit parade des névroses avec lesquelles vous ou votre adversaire peut avoir des problèmes dans un contexte professionnel :
- L'argent
- La reconnaissance
- L'affect
- Le temps et l'espace
Le but des négociations est d'équilibrer ces choses, il ne faut pas rester tétanisé par la variation d'un de ces paramètres. Certes, un paramètre peut couter "très cher" dans sa variation, mais ce n'est pas bon d'être complètement pétrifié sur un paramètre.
Exemple :On ne veut pas donner quoique ce soit de son temps à la boîte si ce temps n'est pas payé, est-ce bien raisonnable ? Si au final cela vous permet d'accéder à un poste mieux rémunéré pourquoi pas.
En règle général, la catégorie des "commerciaux" avec laquelle on négocie fréquement entretient un rapport irrationnel avec l'argent. Il est bon d'en abuser. Pour ce faire il suffit d'identifier tous les points qui peuvent menacer son revenu propre (Pas celui de la boite ni le votre, le sien !) et sans parler d'argent jamais, on peut très bien faire dérailler un commercial. S'il déraille, on siffle le carton rouge. Le revenu pour un commercial est souvent une question de concurrence, donc en jouant sur la compétition avec d'autres vous touchez forcément une corde sensible. Pensez donc sur les aspects de mise en concurrence dans le préparation.
Du coté de la défense, le fait de pouvoir identifier clairement les tentatives de déstabilisation de votre adversaire permet de faire aparaître le coté "jeu" de la négociation et permet d'être beaucoup plus analytique. On y gagne en n'avancant pas des arguments irrationnels sous le coup de l'emportement. Identifier une tentative de déstabilisation, contrairement à ce que l'on croit, est une chose très facile, manifeste et superbement artificiel. Pour déstabiliser, il existe plusieurs tactiques simples. Et elles sont vraiment amusantes,les ressorts en sont tellement profondément humain qu'on a l'impression d'être un génie manipulateur quand on s'en sert.
1/ Choisir le terrain, orienter la conversation
2/ Faire des séries
2/ Faire des effets de manche (Technique du chiffon rouge)
Dans une guerre des nerfs il y a quelques astuces. Mieux savoir faire l'acteur pour enchaîner tranquillement des techniques qui permettent de prendre l'ascendant.
- Le choix du terrain
Quand je vais à un entretien, je me suis répété les arguments que j'allais dérouler, j'ai même dans la tête la séquence dans laquelle je les avancerai. C'est une bonne chose de préparer son entretien mais cela implique que les choses se passent telles que prévues. Hors cela se passe rarement comme ça. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais c'est assez fréquent que l'on ressorte du bureau d'un commercial sans être parvenu à aborder le sujet que l'on souhaite. Bizarre ! En fait, je me suis rendu compte que le procédé est très manifeste, voire grossier.
C'est facile à éviter, il suffit de dire : "Non je souhaite qu'on parle de ça car c'est plus important". Le mieux, pour choisir le plan c'est de s'appuyer sur un écrit, surtout s'il n'est pas de vous ! Vous vous retrouvez alors avec une caution. La deuxième technique pour orienter les débats est très utilisée également, c'est de refuser les virages. Refuser un virage consiste à bloquer la conversation sur un point ou faire mine de pas comprendre.
Exemple :
Leméchant : Alors, qu'a tu fais pour rétablir la situation auprès de ce client.
Legentil :Mouis c'est un problème... Je ne sais pas trop, c'est difficile...
Leméchant : D'accord, j'ai bien compris mais ma question est, qu'est-ce que tu compte faire pour redresser le tord que tu as causé.
Legentil :C'est insupportable de travailler là bas.
Leméchant :J'ai bien compris mais ma question est, mais nous devons penser à trouver une solution.
etc.
Leméchant ne veux pas comprendre, c'est classique et c'est à peine caricaturé. Pour sortir des dialogue de sourds le solution est la suivante :
Legentil :Est-ce que tu as bien compris qu'il n'y aura pas de solution
Leméchant :Oui.
La seule solution consiste à lui faire dire,cette phrase magique "Oui j'ai bien compris qu'il n'y aura pas de solution". Les prises de virage doivent être explicites. Pas d'inquiétudes, l'articulation de l'argumentation ne laissera jamais une impression de rigidité ou de faux. Usez et abusez-en, jamais personne ne vous fera le reproche de trop articuler votre discours.
- La technique des séries
La technique des séries consiste à d'aligner des arguments qui appelle une réponse évidente mais dont l'énonciation produit un effet d'accablement. Par exemple, Legentil demande un : si je comprends bien tu me demande de faire Ca ?
- Oui
- Avec ça ?
- Oui
- En plus de ça ?
- Oui
- En encore ça ?
- Oui
Ca créé comme un coup de marteau. Tu m'assassine fils !
Ou inversement, des séries comme :
- J'aimerais ça
- Non
- Au moins ça
- Non
- Alors ça
- Non
Ces accumulations font naitre un besoin de compensation purement humain, s'il y a encore un dialogue possible, impossible qu'on vous réponde non à tout.
- Les effets de manche
La technique de l'effet de manche, et je parle d'expérience, consiste à révéler une information critique à la fin d'un entretien qui semble changer radicalement la donne. C'est très simple, puisque ces rencontres prennent souvent un aspect de confrontation il faut désigner les gagnat et le perdant à l'issue match et pour déterminer qui a pris l'ascendant sur l'autre, les derniers échanges sont les plus déterminants. C'est très déstabilisant. Quand vous savez que quelqu'un veut obtenir quelque chose de vous, choisissez le moment où vous lacher le morceau et pourquoi pas dès le début.
Exemple
Legentil : Pourquoi tu m'a fait venir ici ?
Leméchant : Boh, pour rien, juste prendre des nouvelles...
Le repas se passe, Legentil s'ouvre... A la fin du repas, on est bien content
Leméchant : Dit donc, tu peux m'expliquer pourquoi j'ai vu ton CV sur Grouillot.com ?
Legentil : ... - Silence très embarassé de Legentil malgré qu'il savait pourquoi Leméchant était venu -
C'est un procédé un peu minable mais ça marche. A réserver aux mesquins cependant. Ca marche aussi pour obtenir des choses, par exemple, pour les frais de déplacements.
Exemple
Après avoir pas mal ergoté sur des questions d'intérêt du travail etc. On demande à ce que "bien sur, les déplacements soient intégralement pris en charges.
20 septembre 2005
Je suis un bébé requin (Partie I)
- Partie 1 -
Avertissement :
Les lignes qui suivent sont une invention pure. Toute ressemblance avec des personnages réels où ayant existés est purement fortuite.
J'ai écris ce texte parce que j'ai vraiment été mal en ayant des problèmes au boulot, quand tout le monde semble se liguer contre vous, une drôle de perspective très noire se fait. Objectivement, j'était rabougris... tout gris et mesquin. Maintenant, j'ai seulement appris que les cons positifs et les génies du mal existent. J'éspère juste que cette lecture pourra servir à d'autres.
Face à la tour Eiffel, dans la plus haute tour du plus haut château de la plus haute montagne, il y avait le siège d'une boîte.
Seul contre tous Mr Legentil allait défier dans leur antre les forces obscures du capitalisme. Legentil s'enfonce dans le métro, pas très sur de lui, il ajuste sa cravate. Il est un peu stressé quand il se dirige vers l'ascensceur. 8 éme...étage. Toung !
Ici, nous sommes.
Mr Leméchant l'accueille avec un sourire :"Salut, tu va bien?"
Leméchant rajuste sa mèche et rajoute :
- On va rechercher un bureau où l'on pourra s'entretenir tranquillement.
Dans la poche révolver de Legentil, il y a un petit livre : "Manuel de la guérilla mondaine"...
Quels sont les éléments importants à avoir en tête avant un entretien. D'abord il faut avoir une position claire dans sa tête et répartir toutes les pommes de discorde en trois catégories :
1/ Ce que vous n'acceptez pas
2/ Ce qui se marchande
3/ Ce que vous pouvez concéder facilement.
En ayant à l'esprit ce que vous pouvez mettre sur la table la gestion du temps sera plus simple car un entretien passe très vite. Si vous abordez le problème de manière trop globale en considérant le tenants et les aboutissants de manière vague et en en se contentant de défendre des principes etc. Votre grandeur d'esprit se retournera contre vous et votre interlocuteur monomaniaque deviendra un adversaire dangereux. Dans la vie, il est intelligent d'être compréhensif et global. Dans la négociation, être brillant consiste à faire des traits d'esprit. De plus, la négociation, ce n'est pas la vie.
Pour ne pas se déconsidérer il vaut mieux prendre la chose comme un jeu et s'y livrer gaiement. Ensuite, il convient de bien mesurer les enjeux et de ne jamais oublier que si celui qui vous parle ne souhaite pas de solution il n'incarne jamais le sésame universel. S'il peut vous aider à un moment donné, il n'est jamais Dieu le père et doit forcément rendre des comptes à d'autres. A l'occasion le chef du chef est aussi une personne à qui parler. Enfin, quitter une boite ce n'est pas la fin du monde et si c'est une boîte aux principes imbéciles, il faut savoir passer son chemin. Si vous avez affaire à un véritable excrément, lui foutre un poing dans la gueule peut défouler mais soyez sur qu'il le vaut bien. Evitez quand même...
On vit dans une société qui a tellement peur de tout qu'elle fini par oublier que ces alternatives sont tout à fait respectables et raisonnables.
Pour mener à bien un entretien, il faut devenir prosaïque et défendre des positions simples. Il s'agit presque d'une nécéssité face au génie élémentaire du capitalisme.
Surtout, il ne faut rien de trop compliqué, une devise comme : "Tu me bouffera pas mes vacances ou tu va le payer très cher", c'est très bien. Le moment venu, il n'est plus temps d'affiner son jugement cela nuira à la clarté de votre position. L'entretien est un art technique et froid dans lequel dont le but est souvent de déterminer un gagnant et un perdant. Pour marquer des points, comme au tennis, il y a deux principes à suivre pour l'attaque :
1/ Donner des coups qui ne trouvent pas de parade
2/ Pousser l'autre à la faute
La défense est tout aussi simple, elle consiste en :
1/ Opposer des arguments
2/ Déstabiliser
3/ Tricher sur le comptage des points
Je rends compte exhaustivement de cette panoplie d'armes, mais on voit bien qu'il y a un certain gradient de morale dans la gestion de la défense. Toutefois, il ne faut pas croire que c'est une bonne option de tricher. D'une part d'un point de vue moral, c'est être minable. Et d'un point de vue strictement objectif, la morale s'appuie sur des cycles de temps plus long mais elle n'a pas été inventée pour rien. Aller à son encontre comporte des risques réels pour vous. Il n'existe PERSONNE qui ne puisse devenir une merde si on passe sa journée à lui dire que c'est une merde, c'est d'autant plus vrai si cette personne c'est vous. Il ne pas décréter qu'on est prêt à tout même au mensonge, ne jamais se comporter comme un excrément.
Je suis convaincu que les mensonges retombent toujours sur la gueule de celui qui les a perpetré. D'aileurs, le retour se fait brutalement, comme si le monde s'était ligué contre vous. En fait tout le monde attendait ce moment de faiblesse pour vous cracher dessus. Le trafic de vérité ça marche un temps et explique probablement qu'il y ai tellement de menteurs chez les professionels de la communication dans nos sociétés aux échéances courtes, mais ça ne marche pas éternellement.
(A suivre)
16 septembre 2005
Raindrops keep falling on my head
Un vendredi rempli de pluie.
Comme ceux que je passais à Saint-Nazaire quand j'étudiais là bas. Je m'installais dans la bibliothèque universitaire et je me remettais à écrire des pages et des pages, je m'embusquais derrière mes feuilles et je guettais l'arrivée de la fille de la bibliothèque - celle dont je ne su le nom que très tard. Si elle venait, c'étais bien. Je prenais alors un air plus inspiré, celà consistait en fait à écrire plus mal, à écrire dans la marge et à faire du bruit avec la pointe de mon crayon. Dans le cas contraire, je terminais mes pages et partais de la bibliothèque un peu désolé qu'elle n'ai pas paru. Elle viendrait la fois suivante.
Je n'ai jamais terminé ces tentatives de livre car elles étaient véritablement trop pathétiques.
Les jours où j'avais oublié mon crayon ou quand l'inspiration était trop médiocre, je me plongeais dans une lecture d'un livre de mathématiques ou de physique dont je m'assurais qu'il était trop compliqué, chaque page était une raison de s'éterniser. La pluie continuait à tomber dehors et absorbait encore l'eau qu'elle connaissait déjà bien.
Quand j'écrivais dans la bibliotèque qui donnait sur la mer, j'utilisais toujours l'imparfait. J'essayais de me controler pour ne pas verser trop inconsidérement dans ce temps de la nostalgie, mais ça me posait un réel problème. Impossible pour moi de me glisser dans le présent, comme un habit je n'aime pas, le présent n'a jamais été tellement une fierté. Aujourd'hui j'ai toujours ce travers et même si je pourrais dire - au présent - que l'imparfait me "pose" problème, j'aurai l'impression de négliger queques peu mes effets.
Ces pluies de la rentrée sont de l'or gris. A Saint-Nazaire, je les trouvais tristes et ennuyeuses. Pourtant j'aimais bien ces journées, je ne les traite plus jours tristes maintenant, car, la tristesse à la différence de la nostalgie, ne pleure plus car elle est sèche. L'autre jour à la radio, un Brésilien parlait de son disque et expliquait que son disque était "mélancolique... mais pas triste". Ca m'avais fait rire. Pourtant aujourd'hui, il semble que la nuance possède un sens.
J'aimerais retrouver, ce vent déséspérant qui me soufflait dans les oreilles, le bruit de la mer, les fines gouttes de pluie qui me détrempaient jusqu'à la moëlle de l'os. Je le garde, mais ce n'est plus vivant, je n'ai plus tout ceci qu'en souvenir, toute ces choses sont menacées même si je les garde dans un espace protégé.
Reverrai-je un jour, Saint-Nazaire. Maintenant, je couve ces restes du mieux que je peux pour ne pas les abîmer, les preserver du bruit des camions et des sirènes des policiers imbéciles. Mais c'est terriblement dur !
Mon petit plaisir de scribouillard non content d'être mis en péril par le bruit de cette ville de merde est aussi menacé par le [Alt-Tab] - les connaisseurs aprécieront - comme si j'étais minable de révasser. Attention, le chef arrive ! Comment ne pas devenir féroce dans ces conditions ?
Qui sait ? quand je serai loin, ces immeubles affreux, la Défense et ses airs post-apocalyptique les soirs d'hiver me manqueront peut-être, et, pourquoi pas non plus le bruit des voitures. Présentement, c'est difficile à croire, pourtant je n'ai jamais vraiment compris le mécanisme qui transforme le présent en souvenir.
Une grue effectue sa rotation au loin.
15 septembre 2005
The four lines
J'adore les titres aux relents mystiques. Ce matin est venu avec cette drôle d'inspiration : Quatre lignes partaient vers l'infini. En somme, aujourd'hui est une bonne journée et hier, c'était une mauvaise journée, pourtant rien ne semble les distinguer. Elle sont même terriblement semblables. J'ai un rendez vous ce soir à la boite comme hier, je suis fatigué comme hier, j'aimerais être ailleurs comme hier... Rien ne change hormi, peut-être, une douceur particulière dans l'air, mais c'est difficile à mesurer.
Entre deux éthers, l'un est porteur et l'autre ne l'est pas, et voilà. J'ai de plus en plus tendance à reporter beaucoup de responsabilités sur l'humeur de l'air et sur les saisons, surtout parce que je ne pas d'autres explications. L'été est terminé et l'automne comfortable est revenu. Don quijotte s'est épuisé cette saison, je me suis essouflé sur les pire moulins à vents qui existent : ceux qui parlent.
Maintenant, je roupillerais bien... tu parles... quand je pense à pourquoi je me suis chamfreiné le citron cet été... le destin, la fin du monde... la mort. De toute facon, on en crèvera tous, mon cul... M'sieu, j'aspire au moelleux d'une douce et au sommeil et basta.
Tcho. Merde.
13 septembre 2005
Words Lacks Truth
Pour écouter ce que ça donne cliquez sur le lien et choisissez l'icône du fichier :
Words Lacks Truth
Camille
Words Lacks Truth
Camille
Je suis si fatigué que je n'ai plus de soucis.
J'ai une envie terrible de m'endormir sur mon bureau et de dormir du sommeil du juste. Les yeux pâteux, je passe mon temps à bailler. Les minutes s'écoulent lentement, et le le quartz de mon ordinateur vibre trop lentement sans même un tic-tac pour me rassurer "Le temps passe."
Dans notre vie on passe un temps considérable à être fatigué. Le sommeil est la règle incontournable de presque tous les êtres vivants. C'est tellement constant que je ne peux m'empècher de penser qu'il ne s'agit pas d'une raison "pratique" ou mécanique mais d'une ressort fondamental de la vie.
Il est tout à fait envisageable de construire des machines qui fonctionnent sans s'arrêter pendant des années et, si l'homme est capable ce construire des engins qui ne dorment pas, il ne fait aucun doute que la nature le puisse aussi. Alors, pourquoi ressent-on ce besoin de dormir ? Il y a donc une raison ni physiologique, ni mécanique pour laquelle nous dormons et nous nous éveillons cycliquement et il s'agit d'un des moteurs de la vie. En fonctionnant par cycle, nous mettons la machine en branle, et ce mouvement perpétuel créé la variété dans un espace donné. C'est ce mouvement cyclique qui créé la diversité dans un espace fini. Sans cycles, il ne serait pas possible de changer. Dormir et oublier, c'est si important. C'est l'élément clé du Darwinisme ! Comme dans une machine à laver, la vie a besoin de hasard et de chaos.
Chaotique ça veut dire qu'à un instant donné, même en connaissant tous les paramètres avec une précision arbitrairement grande, il est impossible de prédire le futur au delà d'un certain horizon. C'est donc une garantie de diversité et c'est très important la diversité dans la théorie de Darwin. On obtient la diversité par le fait de replier et d'étirer. Comme pour un chewing-gum : Si on repère un point dans le chewing gum et qu'on le plie, le tire, le replie, le retire etc. il est impossible de savoir ou se trouvera le point à la fin.
...Stop... tu ris, tu te dis : "Oula, ce gars là est complètement aware de l'espace...". Ne ris pas : c'est trrrrrès sérieux !
Reprenons. En répétant, indéfiniment les mêmes nuits, les mêmes jours. On plie, on replie, on oublie. Et c'est là le seul moyen d'introduire de la diversité dans nos vies. Sans dormir, nous n'aurions pas d'oubli, pas de recommencement. Cela entrainerait deux choses : le besoin d'infini et la monotonie deviendrait fatale (pas de deuxième chance). Moi qui croyais que la monotonie de ma vie venait de la succession des jours pareils à eux mêmes. En fait, c'est peut-être tout l'inverse. Va savoir !
Les grains de sable rentrés un jour dans ma vie finissent par engendrer des monstres, ces rancoeurs qu'on traine, ces amours qui gonflent d'un jour sur l'aure, ne serait-ce pas le plus sur moyen d'épicer la vie, de dégénérer, de muter ( ce qui revient au même.) Alors, même qu'il semble que l'on commence la même journée, c'en est toujours une autre qui commence, c'est pour ça que l'on dors. Gloire à toi, sieste digestive.
Je suis assez fier de ce que je pense les paupières mi-closes. Mais bon sang, comme c'est dur à tourner simplement !
Dans notre vie on passe un temps considérable à être fatigué. Le sommeil est la règle incontournable de presque tous les êtres vivants. C'est tellement constant que je ne peux m'empècher de penser qu'il ne s'agit pas d'une raison "pratique" ou mécanique mais d'une ressort fondamental de la vie.
Il est tout à fait envisageable de construire des machines qui fonctionnent sans s'arrêter pendant des années et, si l'homme est capable ce construire des engins qui ne dorment pas, il ne fait aucun doute que la nature le puisse aussi. Alors, pourquoi ressent-on ce besoin de dormir ? Il y a donc une raison ni physiologique, ni mécanique pour laquelle nous dormons et nous nous éveillons cycliquement et il s'agit d'un des moteurs de la vie. En fonctionnant par cycle, nous mettons la machine en branle, et ce mouvement perpétuel créé la variété dans un espace donné. C'est ce mouvement cyclique qui créé la diversité dans un espace fini. Sans cycles, il ne serait pas possible de changer. Dormir et oublier, c'est si important. C'est l'élément clé du Darwinisme ! Comme dans une machine à laver, la vie a besoin de hasard et de chaos.
Chaotique ça veut dire qu'à un instant donné, même en connaissant tous les paramètres avec une précision arbitrairement grande, il est impossible de prédire le futur au delà d'un certain horizon. C'est donc une garantie de diversité et c'est très important la diversité dans la théorie de Darwin. On obtient la diversité par le fait de replier et d'étirer. Comme pour un chewing-gum : Si on repère un point dans le chewing gum et qu'on le plie, le tire, le replie, le retire etc. il est impossible de savoir ou se trouvera le point à la fin.
...Stop... tu ris, tu te dis : "Oula, ce gars là est complètement aware de l'espace...". Ne ris pas : c'est trrrrrès sérieux !
Reprenons. En répétant, indéfiniment les mêmes nuits, les mêmes jours. On plie, on replie, on oublie. Et c'est là le seul moyen d'introduire de la diversité dans nos vies. Sans dormir, nous n'aurions pas d'oubli, pas de recommencement. Cela entrainerait deux choses : le besoin d'infini et la monotonie deviendrait fatale (pas de deuxième chance). Moi qui croyais que la monotonie de ma vie venait de la succession des jours pareils à eux mêmes. En fait, c'est peut-être tout l'inverse. Va savoir !
Les grains de sable rentrés un jour dans ma vie finissent par engendrer des monstres, ces rancoeurs qu'on traine, ces amours qui gonflent d'un jour sur l'aure, ne serait-ce pas le plus sur moyen d'épicer la vie, de dégénérer, de muter ( ce qui revient au même.) Alors, même qu'il semble que l'on commence la même journée, c'en est toujours une autre qui commence, c'est pour ça que l'on dors. Gloire à toi, sieste digestive.
Je suis assez fier de ce que je pense les paupières mi-closes. Mais bon sang, comme c'est dur à tourner simplement !
12 septembre 2005
Mon Dieu, aide moi. Ils sont devenus fous !
Après un début de semaine en fanfare, mon commercial m'apelle et remet un petit coup de pression. Il est désespéré car son contrat ne se prolongera pas. Pas à l'aise, je lui fait comprendre que non, la situation est pourrie, il n'y a plus rien à sauver. Lui fait mine de ne pas comprendre. Mon collègue me signale qu'il est dans son rôle. Ah, tout s'explique, je comprends mieux, cet homme est une fonction, un concept, inutile donc d'espérer de la compassion, c'est un concept. Cet homme est un porte monnaie sur pattes : En impression, au fond de son cerveau translucide, à travers ses yeux, on voit des dollars : C'est pourtant simple, pas d'âme, pas d'âme, pas d'âme... nananin nananin nananin....
Chez le client la situation vire de plus en plus ouvertement à la guerre. D'ailleurs, la ligne jaune vient d'être franchie ce matin quand le client m'a expliqué sans rire qu'il ne fallait rien formaliser ni rien écrire et qu'il était mon responsable et donc que tout devait passer par lui, qu'il était en somme le porte parole de l'intelligence ! Héhé... On est propres, comme dirait ma grand mère. Maintenant, difficile d'en douter, il est devenu fou.
Hier mon père m'expliquait qu'il ne fallait surtout pas démissioner, car un job même merdique vaut mieux que des soucis d'argent. Il ne s'agit même pas d'utopie, je parle d'un misérable rayon de soleil, à la place du toit que donne l'argent. On me dit que ce n'est pas raisonnable !? C'est donc la peur qui devrait diriger ma vie ? La colère grimpe !
Evidement moi aussi, je perds un peu de ma raison chaque jour. En pensant à ma vie d'après, j'essaie cependant de ne pas partir en vrille, demain je rirais de ces bétises. Oh folie, tiens toi tranquille, les restes de ma raison me seront probablement utiles au jour d'après.
J'attends le déluge comme jamais je ne l'ai attendu. Aux Etats-Unis, il y en a eu l'ouragan. Il a détruit New Orleans
Mais alors, il y a de l'espoir, Paris sous les flots, oh, ce sera beau ! Ce pays de timbrés gagnera à passer à la machine, certain qu'un coup de neuf ferait du bien quitte à manger des boites froides pendant un certain temps. Quitte à vivre de subsides des secours humanitaires. Pourquoi pas.
Les nuages sont de retours et le ciel est intégralement gris, de fine gouttes tombent sur la route. Pas assez cependant pour faire oublier à l'air son goût de pétrole.
Chez le client la situation vire de plus en plus ouvertement à la guerre. D'ailleurs, la ligne jaune vient d'être franchie ce matin quand le client m'a expliqué sans rire qu'il ne fallait rien formaliser ni rien écrire et qu'il était mon responsable et donc que tout devait passer par lui, qu'il était en somme le porte parole de l'intelligence ! Héhé... On est propres, comme dirait ma grand mère. Maintenant, difficile d'en douter, il est devenu fou.
Hier mon père m'expliquait qu'il ne fallait surtout pas démissioner, car un job même merdique vaut mieux que des soucis d'argent. Il ne s'agit même pas d'utopie, je parle d'un misérable rayon de soleil, à la place du toit que donne l'argent. On me dit que ce n'est pas raisonnable !? C'est donc la peur qui devrait diriger ma vie ? La colère grimpe !
Evidement moi aussi, je perds un peu de ma raison chaque jour. En pensant à ma vie d'après, j'essaie cependant de ne pas partir en vrille, demain je rirais de ces bétises. Oh folie, tiens toi tranquille, les restes de ma raison me seront probablement utiles au jour d'après.
J'attends le déluge comme jamais je ne l'ai attendu. Aux Etats-Unis, il y en a eu l'ouragan. Il a détruit New Orleans
Mais alors, il y a de l'espoir, Paris sous les flots, oh, ce sera beau ! Ce pays de timbrés gagnera à passer à la machine, certain qu'un coup de neuf ferait du bien quitte à manger des boites froides pendant un certain temps. Quitte à vivre de subsides des secours humanitaires. Pourquoi pas.
Les nuages sont de retours et le ciel est intégralement gris, de fine gouttes tombent sur la route. Pas assez cependant pour faire oublier à l'air son goût de pétrole.
08 septembre 2005
I want some more...
Combien de femmes serrer dans une paire de bras ?
- Une à la fois
Certains jours, je n'ai pas suffisament de bras, chaque horizon où disparait une femme a le goût du regret et le ciel bleu est gaspillé. Il faut considérer les fesses des femmes sérieusement, puisque c'est ici que se prépare l'avenir du monde.
Je sais : C'est rien, c'est rien du tout... Pourtant, à force d'avoir considéré et reconsidéré la chose, à force d'avoir étudié, réfléchi, médité, absorbé, respiré, carressé, j'aurais du en apercevoir les limites. Finalement, je ne trouverai pas la fin. Dès qu'elles ne sont plus là, elle me manquent.
Rien que le bruit d'une robe sur une peau lisse, une silhouette minuscule au loin, ses yeux doux qui ne font rien plus qu'être sage, sont déjà des promesses indicibles. Obsession obsessionelle. Leurs arts lents infusent un peu plus de douceur.
Quand tout ira mal, il faudra leur faire confiance.
- Une à la fois
Certains jours, je n'ai pas suffisament de bras, chaque horizon où disparait une femme a le goût du regret et le ciel bleu est gaspillé. Il faut considérer les fesses des femmes sérieusement, puisque c'est ici que se prépare l'avenir du monde.
Je sais : C'est rien, c'est rien du tout... Pourtant, à force d'avoir considéré et reconsidéré la chose, à force d'avoir étudié, réfléchi, médité, absorbé, respiré, carressé, j'aurais du en apercevoir les limites. Finalement, je ne trouverai pas la fin. Dès qu'elles ne sont plus là, elle me manquent.
Rien que le bruit d'une robe sur une peau lisse, une silhouette minuscule au loin, ses yeux doux qui ne font rien plus qu'être sage, sont déjà des promesses indicibles. Obsession obsessionelle. Leurs arts lents infusent un peu plus de douceur.
Quand tout ira mal, il faudra leur faire confiance.
06 septembre 2005
Des noeuds au cerveau : Suis-je mauvais ?
Mon commercial m'échange un cours d'espagnol contre un peu de temps encore à passer chez le client. C'est le deal que j'ai obtenu, le mieux que je suis parvenu à négocier. Quid de la confiance, alors ? ------> Naive Clément
Inutile de l'espérer, c'est tellement évident.
J'aurais aimé quil me fasse confiance et accepte de donner ces cours d'espagnols.
Mais de mon coté, suis-je prêt à faire gratuitement un travail ?
Non, c'est sur. Pourtant à bien y réfléchir, il est évident que je me trompe à le penser, car il y a aussi du bénéfice à travailler sans savoir pourquoi. Il s'agit bien de morale. Les temps changent et je crois que ce qui me parait "évident" ne l'est pas forcément pour la génération de mes parents. Nous vivons décidément dans une société marchande où tout est une affaire de contrat.
Il a du y avoir, dans des temps ancestraux où pas, une société où tout ne se traduit pas forcément par une transaction comptable, où la confiance existait. Cette action est devenue très risquée en bourse, victime de nombreuses spéculations, elle ne vaut aujourd'hui plus rien.
Tout devient affaire de transaction, voilà une justice : chacun des partis a obtenu compensation de ce qu'il a cédé, basta. En même temps c'est une question d'horizon, être juste par rapport à une morale ou part rapport au monde marchand. C'est une explication simple et ca me rassurerait que ce ne soit que ça. Cette conception du monde celle d'une grande partie du monde industrialisé.
Mais alors, pourquoi donner pour ses parents quand il sont à la retraite. Evident c'est peu raisonnable, remboursement d'une dette ? Pff... En Afrique, c'est encore normal. Mais va savoir, le progrès arrive partout même au fin fond de la brousse, à la limite pourquoi donner gratuitement à ses enfants, est-ce qu'on va vers ce monde ? Where love has gone ?
Ce matin, en discuttant avec les collègues, je me suis rendu compte que j'étais maintenant parfaitement l'archétype de ce que je dénonce, et ca m'a mis la puce à l'oreille : Je suis devenu méfiant, sans pitié, infidèle et interessé... Sauvez moi, il ne me reste plus qu'à devenir vénal et faux cul.
L'édification d'une morale n'est pas forcément un fait conscient. Quand bien même je comprends pourquoi c'est bien et pourquoi c'est mal, je ne contrôle pas cette envie d'être mauvais. Je me rends compte qu'on choisi pas toujours d'être gentil ou méchant et je vire vers une couleur dangereuse, politique et rusé. J'avance mes pions, fait des alliances, des tractations, j'organise des manoeuvres psycholiques et je complote.
Pourquoi je deviens comme ça ? Que faire... qu'est ce qui me bouffe ?
Suggestions ?
Inutile de l'espérer, c'est tellement évident.
J'aurais aimé quil me fasse confiance et accepte de donner ces cours d'espagnols.
Mais de mon coté, suis-je prêt à faire gratuitement un travail ?
Non, c'est sur. Pourtant à bien y réfléchir, il est évident que je me trompe à le penser, car il y a aussi du bénéfice à travailler sans savoir pourquoi. Il s'agit bien de morale. Les temps changent et je crois que ce qui me parait "évident" ne l'est pas forcément pour la génération de mes parents. Nous vivons décidément dans une société marchande où tout est une affaire de contrat.
Il a du y avoir, dans des temps ancestraux où pas, une société où tout ne se traduit pas forcément par une transaction comptable, où la confiance existait. Cette action est devenue très risquée en bourse, victime de nombreuses spéculations, elle ne vaut aujourd'hui plus rien.
Tout devient affaire de transaction, voilà une justice : chacun des partis a obtenu compensation de ce qu'il a cédé, basta. En même temps c'est une question d'horizon, être juste par rapport à une morale ou part rapport au monde marchand. C'est une explication simple et ca me rassurerait que ce ne soit que ça. Cette conception du monde celle d'une grande partie du monde industrialisé.
Mais alors, pourquoi donner pour ses parents quand il sont à la retraite. Evident c'est peu raisonnable, remboursement d'une dette ? Pff... En Afrique, c'est encore normal. Mais va savoir, le progrès arrive partout même au fin fond de la brousse, à la limite pourquoi donner gratuitement à ses enfants, est-ce qu'on va vers ce monde ? Where love has gone ?
Ce matin, en discuttant avec les collègues, je me suis rendu compte que j'étais maintenant parfaitement l'archétype de ce que je dénonce, et ca m'a mis la puce à l'oreille : Je suis devenu méfiant, sans pitié, infidèle et interessé... Sauvez moi, il ne me reste plus qu'à devenir vénal et faux cul.
L'édification d'une morale n'est pas forcément un fait conscient. Quand bien même je comprends pourquoi c'est bien et pourquoi c'est mal, je ne contrôle pas cette envie d'être mauvais. Je me rends compte qu'on choisi pas toujours d'être gentil ou méchant et je vire vers une couleur dangereuse, politique et rusé. J'avance mes pions, fait des alliances, des tractations, j'organise des manoeuvres psycholiques et je complote.
Pourquoi je deviens comme ça ? Que faire... qu'est ce qui me bouffe ?
Suggestions ?
05 septembre 2005
Ce métier passionant qui est le mien...
On pourra maintenant me raconter ce qu'on voudra sur les administrations, je saurais à quoi m'en tenir. La belle hiérarchie de ces boîtes produit l'invraissemblable. C'est principalement sur ce ressort que nous sommes parvenus à organiser le gachis. Les réunions entre les subalternes sont interdites, il n'y a que les chefs qui ont le droit de communiquer. Alors, notre belle application est devenue une superbe boîte à clous à force d'aller et de revenir sur des spécifications qui n'existent pas ailleurs que dans l'imagination de ces chefs. Cette mission est pour moi très formatrice dans la mesure où j'aurais tout ce qu'il faut faire pour foirer un projet. Notre appli est un tas de rustine. Nous allons droit dans le mur avec zèle et dépensons surtout notre énergie pour respecter les normes, car c'est ça le plus important non ? Aaaah... l'administration ! Maintenant, je suis résigné, je suis un soldat, je fais des choses comme on me dit de les faire, quand bien même ça me détruit et quand on me transforme en nuisible, j'accepte, on me paye pour ça. Pourtant, sâche, contribuable, qu'en jetant ton argent par les fenêtres, j'ai plein de remords. Ca peux te paraître osé de quelqu'un qui rédige ses billets d'humeur depuis la chaise de son bureau, pourtant laisser pourrir et mourir ce projet est la seule solution, je t'assure. Avec un chef caractériel, je suis devenu allumeur de billets de banque - comment je suis devenu pyromane...
Tout va mal : mon commercial est prêt à mentir et à faire semblant, mais il veux poursuivre ma mission et gagner un peu d'argent encore. Encore un peu... Barcelone s'éloigne, je n'aurais de cours d'espagnol qu'à cette condition qu'il gagne plus d'argent.
On vit une époque formidable. D'après un sondage, les mots qui résument le mieux notre époque sont très positifs dans l'ensemble : chomage, pessimisme. Mon sentiment est donc assez normal, mais pourtant je continue à croire que le destin me gâte. A midi, collègues solidaires, nous nous rabougrissons ensemble et des conversations tournent autour de la préservation de notre pouvoir d'achat et de la défense de notre temps de "loisir" : Combien coûte un sandwitch et surtout, n'oublions pas de pointer...
Vive la vie quoi !...
Merde, encore un Lundi. Heureusement qu'il y a les femmes...
Tout va mal : mon commercial est prêt à mentir et à faire semblant, mais il veux poursuivre ma mission et gagner un peu d'argent encore. Encore un peu... Barcelone s'éloigne, je n'aurais de cours d'espagnol qu'à cette condition qu'il gagne plus d'argent.
On vit une époque formidable. D'après un sondage, les mots qui résument le mieux notre époque sont très positifs dans l'ensemble : chomage, pessimisme. Mon sentiment est donc assez normal, mais pourtant je continue à croire que le destin me gâte. A midi, collègues solidaires, nous nous rabougrissons ensemble et des conversations tournent autour de la préservation de notre pouvoir d'achat et de la défense de notre temps de "loisir" : Combien coûte un sandwitch et surtout, n'oublions pas de pointer...
Vive la vie quoi !...
Merde, encore un Lundi. Heureusement qu'il y a les femmes...
Inscription à :
Articles (Atom)