12 septembre 2005

Mon Dieu, aide moi. Ils sont devenus fous !

Après un début de semaine en fanfare, mon commercial m'apelle et remet un petit coup de pression. Il est désespéré car son contrat ne se prolongera pas. Pas à l'aise, je lui fait comprendre que non, la situation est pourrie, il n'y a plus rien à sauver. Lui fait mine de ne pas comprendre. Mon collègue me signale qu'il est dans son rôle. Ah, tout s'explique, je comprends mieux, cet homme est une fonction, un concept, inutile donc d'espérer de la compassion, c'est un concept. Cet homme est un porte monnaie sur pattes : En impression, au fond de son cerveau translucide, à travers ses yeux, on voit des dollars : C'est pourtant simple, pas d'âme, pas d'âme, pas d'âme... nananin nananin nananin....

Chez le client la situation vire de plus en plus ouvertement à la guerre. D'ailleurs, la ligne jaune vient d'être franchie ce matin quand le client m'a expliqué sans rire qu'il ne fallait rien formaliser ni rien écrire et qu'il était mon responsable et donc que tout devait passer par lui, qu'il était en somme le porte parole de l'intelligence ! Héhé... On est propres, comme dirait ma grand mère. Maintenant, difficile d'en douter, il est devenu fou.

Hier mon père m'expliquait qu'il ne fallait surtout pas démissioner, car un job même merdique vaut mieux que des soucis d'argent. Il ne s'agit même pas d'utopie, je parle d'un misérable rayon de soleil, à la place du toit que donne l'argent. On me dit que ce n'est pas raisonnable !? C'est donc la peur qui devrait diriger ma vie ? La colère grimpe !

Evidement moi aussi, je perds un peu de ma raison chaque jour. En pensant à ma vie d'après, j'essaie cependant de ne pas partir en vrille, demain je rirais de ces bétises. Oh folie, tiens toi tranquille, les restes de ma raison me seront probablement utiles au jour d'après.

J'attends le déluge comme jamais je ne l'ai attendu. Aux Etats-Unis, il y en a eu l'ouragan. Il a détruit New Orleans
Mais alors, il y a de l'espoir, Paris sous les flots, oh, ce sera beau ! Ce pays de timbrés gagnera à passer à la machine, certain qu'un coup de neuf ferait du bien quitte à manger des boites froides pendant un certain temps. Quitte à vivre de subsides des secours humanitaires. Pourquoi pas.

Les nuages sont de retours et le ciel est intégralement gris, de fine gouttes tombent sur la route. Pas assez cependant pour faire oublier à l'air son goût de pétrole.

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