31 mars 2006

Pistes surréalistes

A l'ombre du cocombre, j'ai pensé qu'il fallait souffler et brouiller les tracés pour me délasser, et pour m'attendrir, j'emmitoufflai mes oedèmes dans de chauds phonèmes volés à un dictionnaire débonnaire. J'ai dérivé la science de son verbe à des paralèlles universelles, fuyant le sens comme en innocence. Et voilà pour les aréopages quelques aéro-pages. Pour égarer les éxégètes dans mes gongorismes randomipètes je me suis fais marmiton de la farce de mirliton et j'ai versé à la louche des digressions manouches. La dernière émulsion de mes miscélannées s'intitule "Pistes surréalistes" et régalera votre palais de lestes logomachies. Pour ce faire, c'est très simple, j'ai jeté des fongieux dans les étoiles et tapissé au gorgonzola la voie lactée et puis j'ai mélangé. Ne vous inquiétez pas, il y a de quoi de quoi gargariser quelques cacochymes et couper l'apophtegme à d'autres matamores... les goinfres, eux, n'auront droit qu'à une céphalée carabinée.
En somme, une apostasie du mot servi en coulpe sous forme de soupe. Qu'en dites vous ?

30 mars 2006

La fusée

J'ai de plus en plus de mal à comprendre Clément : Entre ses trois vie de travailleur esclave, de dandy international et de bloggueur hardcore il y a comme un jeu de conscience dangereux. Surtout, je me demande quels sont les objectifs qu'il poursuit faisant cela.
J'ai toujours pensé que l'art ne rempli personne. C'est peut-être une folie qui vous fait aller plus loin, un peu de rêves et ce sont des voyages immobiles mais à force de jouer à ce jeu là on risque de ne plus savoir qui l'on est.

C'est qu'il va trop vite, un peu trop impatient de la vacuité des vies modernes, il n'imagine pas les dégâts collatéraux qu'il peut causer.

24 mars 2006

Tensions libres

Encore quelques pages et la liberté. Le 3 juin je taillerai la route. Coûte que coûte, je descendrais de Barcelone en faisant des noeuds à mes draps, peu importe ! Maintenant, j'ai les idées plus claires. Je suis finalement arrivé dans un endroit totalement fictif qui appartient surtout à l'argent. Totalement faite en carton-pâte, BCN est totalement galvaudée et cette ville se conforme au moule que lui taille les touristes: Faire son trou à BCN, c'est aussi difficile que de se fixer sur un tas de sable à un bigorneaux, j'exagère. Une sorte de grand village de pêcheurs qu'Anglais, Français, Italien ont achetés à prix d'or pour pouvoir se soûler dans ses rues. Oui, je sais on trouve ça partout.

C'est un peu schizophrène comme sensation, suivant qu'on est dedans où dehors. De loin, les guiris vous font la publicité de cet endroit. Mais faut dire que ces masses de vacanciers abruties sont quasi incurables. Mais dedans, j'ai rencontré plus de galériens que nul part ailleurs. Moi même je je suis abruti de travail, j'ai le tacycharde qui palpite à faire l'endive devant mon ordinateur pourri et vraiment j'attends plus de la vie.

L'autre jour, j'appelais en France pour trouver du travail et je suis tombé sur une pouffe qui s'est étonné que je veuille partir de BCN s'étonnant : "Ah bon, on peut ne pas aimer Barcelone ? Hihihihi..."
Grmmbl.. Pof la pouffe ! Deux claques... sans blagues ! Merde ! Va t'acheter tes glaces à deux boules à cinquante dollar pièce sur la Rambla et surtout prend des photos, comme ça t'aura de la discussion. Pas vrai ! Connace... Merde ! Ils font chier ces touristes, on a bien raison de leur pomper leur fric, sont tellement cons. Viens à BCN courir dans les métros. Viens-y vivre tu verras si c'est la teuf.

Voilà mon plan, lundi, je démissionne de ma boîte en France pour toucher du chômage, j'attend un mois, et je démissionne de ma boîte d'ici et le mois suivant, je me casse : C'est presque trop simple.

21 mars 2006

Crash

Je sens qu'on me casse du sucre sur le dos et qu'il faut répondre. Bien que je ne sois pas très disposé à répondre aux demandes instantes d'optimisme, je dois malgré tout m'expliquer, puisque j'ai choisi d'exposer ma misère au monde.

Qu'est ce que je recherchais en venant á Barcelone ?

Du changement et un défi, bien que cela puisse paraître manquer un peu d'intelligence et de goût du bonheur. C'est la véritable raison qui m'a poussé à venir ici. C'est ce que j'y ai effectivement rencontré.

En regard de nombreux aspects, je ne peux plus tenir cette nécessaire mauvaise foi, l'écart est trop grand. J'avais déjà honte d'être un acteur de ce monde qui coulait vers toujours plus d'absurdité, mais maintenant cette confuse oppression est devenue une certitude noire, établie et puissante.

Et puisqu'on spécule, et me conseille je vais parler de choses objectives :

a) Tout les jours je passe devant un abattage industriel de poulet, cette endroit pue la mort et j'y passe tous les jours proche de vomir. Ce n'est pas de la sensiblerie : J'ai vu des lapins tout blancs finir dans la casserole, c'était triste pour le lapin mais c'était très bon à manger, je n'envisage pas que ces poulet morts dans l'odeur de la mort puisse avoir bon goût. Mais comment, on me demande de me réjouir quand on tue les poulets en batterie ? Je n'oublie pas les poulets.
b) Ils y en a qui ont sombrés dans la drogue ici. Rien que pour cela, Bacelone est une belle pute.
c) Le midi, je vais chercher un sandwitch au fromage et à la vache mal morte dans le restaurant du coin, je respire un nuage de cigarettes et d'alcool. Il n'y a pas de bon restaurant où il es interdit de fumer à l'endroit où je travaille, c'est comme ça. Je suis obligé. Même si je décidais de manger seul, je mangerais malgré tout mal.
d) C'est laid, c'est laid, c'est laid... Je ne peux pas... je ne peux pas. J'ai trouvé un seul lieu dans Barcelone que j'ai trouvé beau.
e) Vendredi dernier, il y avait une fête à Barcelone : Le botellon, importée de Castille, cette fête consiste à se bourrer la gueule et à vomir dans la rue en jetant des cailloux sur la police.
f)...
g)...

Je répète à l'envie les choses positives mais elles sont très clichés également :
a) C'est une bonne expérience, car elle rend la valeur à ce que j'avais et que je n'apréciais pas, mais. Pour être exact ce N'EST pas un bonne expérience, ce SERA une bonne expérience.
b) Tout s'est passé comme je l'avais prévu. C'est à dire que d'une manière assez pédagogique, j'ai été servi par un éventail intéressant de complications.
c) Aussi, j'ai peur de blesser mes amis quand j'applique ma cruauté à sanctifier les villes. Mais ces amis comptent, et beaucoup. Il est utile de le préciser car je me rends compte que ce blog n'a pas grand chose d'international et que rien ne change malgré la haine superficielle.

Etrange, dans ce monde très occupé à sa drogue, chacun bois à la louche dans la marmite des halucinations, le voyage, l'art, la fête et autres grandeurs autrement dit ; la fuite, l'illusion et l'oubli. Le pessimisme et l'optimisme ne sont qu'une certaine tournure d'esprit, mais ne changent pas le réel.

On doit faire son chemin, il faut du temps et prendre patience, blablah, et caetera... Je sais tout ça et d'ailleurs, vous avez parfaitement raison de le rappeler, mais mon chemin est un peu plus loin et je m'en vais.
S'il vous plaît, néammoins, pas de psychologie, pas de recette du bonheur, ce n'est pas d'explications ni de consolation que j'ai besoin. Je sais où je vais, j'ai besoin d'arbres et de beauté, de temps et de sérénité et pour me consoler, je n'ai qu'à me pencher à la fenêtre du train de la vie et regarder tous ces bagnards enchaînés, sédentaires, ils me fixent comme un météore, les yeux si tristes. Je sais tous vos doutes puisque nous avons les mêmes n'est-ce pas ?

J'ai toutefois quelques torts et il sont graves. Je n'aurais pas du publier les derniers articles car ils sont trop inquiétants, insultants et inutilement fous, j'aurais du choisir un pseudonyme. Aussi étonnant que celà puisse paraître, tout le bouillonnement de ces derniers temps a toujours tenu dans ma main. Par trop sauvage et sanglant, ces articles n'auraient pas dus être écrits par Clément, j'aurais du couper plus tôt les pont du réels. Excusez moi.

Et maintenant, que j'ai appris à écrire : apprend lecteur que les trains à l'heure n'intéressent personne.

10 mars 2006

On the road again

Ca y est, c'est parti, j'ai mis le pied sur la route, en avant pour email job. C'est drôle, ce matin, je désertais le bureau de mon travail, pour m'en aller surfer sur Internet. J'envoie des CV pour quitter ce pays sec et tout d'un coup : Lumière, amour et bonheur. Barrcelone me fait chier.

Je suis désolé, je ne suis vraiment pas fait pour travailler. Donc, je m'envais. Ce soir, j'ai rendez vous avec un belle... Héhé... Raison de plus pour ne pas m'éterniser devant le cathodique.

Aujourd'hui, j'ai lu avec bonheur les aventure de Séraphin Lampion l'infirmier qui tient un blog sur Internet et qui racontait ses histoires de voisine et de pot de confiture. Oh, je me détends... Appliquons donc un nouveau principe d'action à cette vie morose : Fait chier, j'me casse...

Mmmm... c'est bon !
Encore une fois
Fait chier, j'me casse...
...fait chier, j'me casse...

Mais, je signe... Aller tcho BCN, j't'aimerais bien quand tu sera loin.

07 mars 2006

Putain de bordel de cons de merde


Mais qu'est ce que je fous dans ce putain de pays ! Ce midi, j'ai envie de prendre la voiture, la remplir de mes choses et me casser, laisser derrière Junkie Land et me tirer à perpette jouer du youkoulélé. Je voudrais crier à leur face d'aller se faire foutre. Mais voilà, j'ai pas de pognon pour mettre de l'essence dans ma caisse pourrie ! Et mes rêves s'arrêtent là....

Fais chier. Ils sont encore là à m'emmerder, à me consoler : Faut être patient ! Bordel, ils me pètent les couilles avec leur optimisme à la con. Feraient mieux d'ouvrir les yeux : Voilà le grand gagnant du jour, il bosse comme un nègre, il est payé des clopinettes et s'il arrive à la fin de la semaine, il a le droit d'aller gerber sur les boulevards comme un monsieur : Et Samedi, et Dimanche, finalement il est loin de son ordinateur.



Je suis désolé mais je ne vois pas l'intérêt.

Nan, mais vraiment pas...

03 mars 2006

Noir et blanc

Maintenant, je suis sec: mais je m'excuse, à passer par les cimetières et voyager sous les pierres où ruisselent les couleurs d'après le noir, on fini par avoir l'inspiration des morts. J'ai marché comme un fantôme et traversé des solitudes hantées. j'ai mangé des toiles d'araignées, bu les sueurs d'outremonde, j'ai vu l'ombre ramper et jubiler au parfum des tombes. Les nuits, je transpirais froid et des cauchemars cancreleux me révaillaient droit. Sous le calvaire de mes illusions je me suis enterré profond, et j'ai dormi dans ces cryptes sur des des matelas fongieux.

Mais c'est étrange...

Dans le lit du matin, les brumes dissipées, je me suis retrouvé sans drâme à affuter, coi devant le ciel . Aux azurs infinis, je me suis étiré, laissant choir le monde à terre j'ai laissé le verbe s'alliéner en volutes. Vernis au zèle du soleil, j'ai fait cette prière :
Que les courants d'air me dissolvent et que m'absolvent les atmosphères. Qu'on me porte aux confins planétaires, je filerai dans de claires lumières voler l'or aux éthers. J'ai remis mon destin aux vents ascendants et je suis allé expier mon malin au le souffle des ozones. Au dela des océans blancs, j'ai assaisoné hier et demain aux sels du néant et soupé à dix milles pieds. Au goutte à goutte du temps, Dans de large mesures de silences, j'ai traversé plusieurs existences. J'ai vu les coeurs fébrile et les âmes rances. J'ai entendu des vies serviles suspendues à de candides espérance gémir qu'il n'y aurait pas d'autre fois.

Je n'ai pas rit, je n'ai rien dit.