15 février 2006

Un jour mauvais

De mauvais poil, j'ai envie de mettre la tête au carré à cette oie qui vient gueuler à coté. C'est la chef, l'espagnole typique, totalement antipathique, elle est heureuse qund elle engueule son monde, elle ne connait pas la douceur. Mais cette conne a l'air de s'amuser à son travail. Elle a de la chance ! Pourtant, je ne voudrais pas lui ressembler. Aujourd'hui, je confiais à mon collègue de travail que je ne comprennais pas pourquoi il y avait tellement de gens qui détestaient travailler et que nous vivions malgré tout dans une société laborieuse, voire industrieuse et lui m'a répondu tout naturelement : "Moi aussi je ne comprends pas, parfois je me sens étranger à cette société", mais mon collègue est pourtant parfaitement normal. Comme si notre société pouvait concrétiser les aberrations. Peut-être est-ce une particularité de mon métier ces remises en cause permanente, mais je ne crois pas, mais j'aimerais poser la question suivante sous forme de sondage géant et j'aimerais que le maximum de personne y réponde.

QUI ICI AIME SON METIER ? ou plus exactement, qui pense (Honnêtement) qu'il serait capable de vivre sans son métier. Attention, je ne parle pas de vivre sans argent, ne confondons pas tout ! Ca c'est une mauvaise réponse et il y a des solutions possibles à ce problème;

J'aimerais savoir ! Je me pose cette question depuis si longtemps. A mon bureau, hormis regarder les secrétaires à regarder à travers la vitre, à étudier à loisir leur anatomie comparée de jour en jour, je me fais positivement chier. Je ne grandis pas, je me ratatine. Au lieu, de respirer l'air du vaste monde, je vis comme une moisissure dans des caves arrides. Au lieu d'élever ma conscience, je l'avilie.

Si nous sommes une majorité à penser que la structure féodale du travail doit être changée, alors, il n'y a pas de raison, nous la changerons.






Vivre sans travail
Je pourrais pas
J'aimerais essayer
J'aime mon travail
Je saurais quoi faire de ma vie

13 février 2006

Les pieds sur terre

Après mes frasques poétiques, je crois qu'on aimerais bien que je revienne sur terre.

Certes, moi aussi je suis fatigué. Même si je suis très fier de ce que je suis parvenu à écrire, ni le réel ni l'amitié ne s'en nourrissent, puisque égoïstement, je ne prenais plus le temps de rien pour me consacrer à mes oeuvres. Bref, il est temps de revenir sur terre.

Hier, c'était l'anniversaire de Nadège et Miguel et il est grand temps que je présente mes ammis d'ici ! Photos à l'appui, allons-y.

C'est souvent dans le Restaurant de Michael et Cristina (El Chileno) qu'on se retrouve pour faire nos sorties Barcelonaise, souvent on boit beaucoup, parfois même trop et on reste jusqu'au bout de la nuit à papoter. Pour cela, mon espagnol abracadabran suffit. On ne voit pas le temps passer dans ce restaurant, il doit y avoir un sort et on se retrouve comme une fleur aux environ de six heures pour se dire qu'il est temps de rentrer.

Il y a d'abord évidemment Nadège et Miguel, très généreux, des gens super, mais ils ont cet inconvénient de lire le français et d'aller à l'occasion sur ce blog. Je ne pourrais donc pas m'étendre sur leur qualités, et ça pourrait être gênant. Contentons nous de dire formidable, c'est un peu Druckerien mais si tu nous regarde...
Ensuite, il y a : El Chileno, Michael, alors, lui, comme je suis presque sur qu'il n'apprendra pas le francais, je pourrais dire en une phrase... C'est une montagne sur pieds qui prend tout le monde dans ses bras pour une ambrassade au bord de l'apoplexie. Après il y a sa copine, Cristina. Toute petite et toujours de bonne humeur elle parvient à dominer El Chileno par un miracle dont la nature a le secret. Et puis il y a Dany, un des Catalan de la bande, il travaille dans le port privé de Barcelone aurpès des yatchs de luxe, sous ses faux airs, c'est un écrivain, il a la fibre, il a comme un air de poète Chilien. D'ailleurs, il a trouvé un Chilienne pour âme soeur : Romina, comme son nom est un peu difficile à retenir, je pense au Rominet pour m'en souviens. Pour terminer, il y a Jordi et Juliana, une jolie Brésilienne qui vous donne comme l'envie de prendre l'avion destination Brésil illico presto.

Hier, au sortir de la boite, je me suis servi de mon cahier de poète maudit pour faire un journal collectif, voilà ce que ça donne :

Hoy, noche de animo y alcohol, el amor fleipe con el aire. Nos queremos amamos, abrazos sinceros diluegen el miedo a vivir, no porjonas, quizas 17, comparten la noche complice de este amor.
Dany

Vivir la vida con la sinceridad que los ninos suegan.
Romina

LOS SUEÑOS SON PALPABLES MIENTRAS ESTES DESPIERTO.
Michael

Cada dia al demati,
La cigala fa pipi
Jordi

Moro num pais tropical, abeçoado por deus e bonito por naturaleza, mas que beleza ! Em Feveiro tem carnaval !
Juliana

Il en manque deux parmi ceux que je viens de présenter, mais il étaient encore en train de danser avec Clarice, Nathalie, Sam et Pedro.... etc.








09 février 2006

L'exégète

Tout les jours avant de m'endormir j'ouvre le dictionnaire et j'y recherche des mots rares. C'est très amusant et ça me relaxe. Je voulais vous en faire partager quelques uns pour changer un peu de l'exposition sans doute ennuyeuse de mes états d'âmes. Aujourd'hui, le mot exégète. C'est un mot emprunté à la théologie (Science de Dieu). De de nombreux mots compliqués qui sont empruntés à ce domaine, la religion et les dogmes ont toujours eu tendance à faire l'éloge de l'opacité - La transcendance divine se confondant souvent avec l'obscurantisme - L'exégèse est l'étude des textes de la bible et l'exégète en est le practicien. D'une exégèses on peut tirer une étude historique ou une étude morale. Actuellement, il est possible de l'employer pour ampouler ses propos pour, par exemple, désigner une personne qui déchiffre des propos compliqués et ca en jette ! Ou bien faire l'éxégèse de ce blog puisque maintenant plus rien n'est sacré.

Le Petit Mort

L'oiseau que j'avais offert à Sonia est mort. Il est tombé inanimé au fond de sa cage succombant d'une crise cardiaque aux jeux d'un chat débile. Sa petite âme évadée s'en ira prendre les cieux qu'on lui avait volé et son corps s'en ira dormir dans une poubelle. Sans doute il a raison de nous laisser vivre le reste de notre âge dans ce misérable commerce. A nos travaux perpétuels et inutiles, à nos appétits carnivore, il répond de sa petite mort gracile, évanouie.

Il vivait seul dans sa cage. Il a vécu pour l'ornement et il est mort pour un jeu. Tel est son épitaphe affreux. Lui perdit la vie. Moi je posais une vigule sur mon blog, peinant à rassembler mes tristesses derrière mon écran.

Mon coeur battait car j'avais peur de me faire surprendre à ton oraison funèbre car je doit fournir à l'heure les lignes de mon programme. Tout celà est bien dérisoire, sans doute je te rejoindrai un jour épuisé du jeu d'un chat.

Pour seule cérémonie, un visiteur sans doute lui laissera un commentaire. Il s'appellait Sol.

05 février 2006

Après le noir

Longtemps les rivières noires ont coulé pleine de sens dans le désert de mes pages blanches. Elles se déversaient furieusement sur mes cahiers comme l'indélébile preuve de mon essence. Mais les saisons vont et les fleuves chargés de boue ont émoussé la cruauté de mon encre. Diluée, elle s'est perdue dans l'Histoire...
Hier, comme je me promenais sur ses berges, je vis flotter des tâches de rouille témoins de l'oxydation des âmes et de l'usure des corps. Infirme je m'y suis baigné espérant une autre jouvence, mais rien n'y fit, ces eaux rouges n'ont qu'une délivrance, elle est azur et immense.

Alors, comme il n'y avait rien à faire, j'ai oublié la pente naturelle, les fins dernières et la promesse de la mer. Et j'ai zigzagué, jouant du fifre dans les vallées, j'ai inventé des romances et j'ai conté fleurette. Savant charlatant, rompu de mille hiver aux torrents froids, j'apportais le printemps à des filles endormies qui se baignaient nues dans mes eaux clémentes. Menteur au pays des fleurs, j'ai fais les sêves vertes et les forêts consolantes. J'ai serpenté sous les ombres chaudes de végétations carressantes, je me suis attardé dans la volupté, laissant mes eaux dormantes à la la prophétie des jungles luxuriantes. Mais...

Mais, le grand air me manquait, et cette vie irrésoluble s'est mise à rêver aux ors des désert, aux azurs clairs et aux horizons plats. J'aimerais sans doute, vivre sereinement dans l'ennui. Et le bonheur coulera pur dans mes veines quand je serai seul à courir ces plaines abandonnées.

Alors, j'ai poussé la porte de l'appartement, laissant femmes et enfants, oubliant leur insupportable malheur enroulé au cordon du téléphone, indifférent à leur tristesse, je me suis offert une parenthèse entière, luxueuse et blanche. Marchant, rêvant, seul avec le vent, sur une colline qui domine Barcelone, je me suis installé sur un banc. Ignorant le vacarme de la ville, j'ai respiré le vertige d'un parc pour écrire dans le silence. Lassé de mes incertitudes, j'ai rangé mes théories pour en faire mon lit et, chauffé au soleil blanc, je m'allongeais dans l'évidence.

Des chats sauvages indifférents se prélassaient au soleil, des pigeons festoyaient et bruissaient dans les feuilles comme une invisible pluie. Alors, j'ai oublié les vins et les chairs, il se sont envolé dans la lumière. J'ai laissé la ville à ses tribulations intestines, abandonné des filles consommables à la digestion métropolitaine. Que m'importe la précieuse vie dans ma médiation minérale car je n'ai plus besoin d'espoir car tout est là, autour de moi.