28 juillet 2006

Froggies Meta Blogging

Un peu de lecture pour le Vendredi !
Je sais que vous aimez bien venir le Vendredi. (C'est dans mes stats !)


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27 juillet 2006

Nathalie

Le moins que l'on puisse dire, c'est Nathalie n'était pas une fille très exigeante, ses amies pensaient même qu'elle manquait d'orgueil, maintes fois elle lui recommandèrent, ne serait-ce qu'en apparences, de se montrer un peu plus fière mais il semblait que rien ne pouvait changer Nathalie. Comme elle disait elle même, elle était comme ça ! Innocente jusqu'au bout des ongles, elle considérait joyeusement appartenir au petit peuple et il était écrit quelques part que son destin serait petit puisque rien dans ses gênes ne la prédisposait à la révolution, ni même au changement. Même à la traiter de cruche, on eu rien pu changé chez Nathalie, lui apprendre la révolte, c'était comme d'apprendre à voler aux poissons.
Rien ne dérangeait plus Nathalie que de médire, elle avait ce don fabuleux d'être incapable de voir le pire chez les autres, elle pouvait trouver de la bonté aux méchants et du courage aux fainéants. Ce n'était pas un sacrifice puisqu'elle appliquait aussi ses généreux principes à sa personne. Avec sa philosphie, elle aimait sa vie, fût-elle faite de trois fois rien, c'était le point essentiel. Pour être heureuse, elle réclamait seulement le minimum syndical, et de ce point de vue, elle n'était en rien une force de progrès, elle, s'adaptait, se contentait, il n'y avait rien qui soit absolu. Pas vraiment le genre "Je pense donc je suis", ses vérités étaient faites de bric et de brocs récupérés aux puces et cloués ensembles, et sa vie ne prennait son sens qu'après coup quand alle tournait les pages de ses albums photos. Rien ne la dérangeait plus que son mari quand il traversait à toute berzingues l'album photo de leur voyage sur l'ile de la Réunion disant Mmmm... et manifestement s'en foutant complètement. Son industrie principale était donc la construction de ces passés radieux, par exemple, elle adorait organiser des week-end en amoureux, seuls ce genre d'enjeux la responsabilisait un peu. Dès lors qu'elle pensait à l'organisation de la fin de la semaine, rien n'importait d'autre car le véritable enjeu était là, elle était capable de passer des semaines rabougries et trouvait des forces nouvelles à l'approche du samedi. Dans son imagination, elle déroulait milles fois les scénarios possible et pensait à tous les détails. A la fin de sa vie, on dira de Sainte Nathalie que jamais on ne manqua de gobelets en plastique lors des pic-nique de Nathalie, jamais non plus, mais c'était moins canonisable, de godet en cahoutchouc pour niquer. La journée du Vendredi passait à une vitesse éclair, elle pensait à ce qu'elle se mettrait dans sa valise pour partir et consultait trois fois la météo, des fois qu'un météorologue extra-lucide annonce in-extremis cet orage qu'on avait pas vu.

Pas beaucoup le temps d'écrire cette semaine. En plus, comme on dit dans le jargon, je pédale un peu dans la choucroute avec cette Nathalie, il semble que j'ai un peu de mal avec les personnage élastiques, des "mais" partout, un vocabulaire simple, des excuse à tous les coins : pas mon genre ! M'enfin, il faut bien commencer...

19 juillet 2006

Les courses à Leclerc : Welcome to the Matrix

Mip, mip... David était là, rêveur devant son caddie, en repos derrière son chariot plein des fastes de son existence, il attendait aux caisses du Leclerc pour payer, épuisé de sa journée d'employé, son coeur battait à la cadence du crayon bipeur. D'ailleurs, son âme trop volatile s'absentait dans ce monde trop blanc et quadrillé. David se distrayait, promenant son regard sur des prototypes de culs parfaitement roulés, ronds et blonds, comme testés en soufflerie. Les fesses ces jeunes filles se moulaient joliment dans leur pantalons immaculés comme si elles étaient faites de cire. David analysait sans retenue l'anatomie de ces belles de plantes des sols carrelés, mais à la vérité, depuis quelques temps, ces trompe-ennui ne fonctionnaient plus aussi bien que lorsqu'il était plus jeune. Etait-ce l'âge, la maturité ou la sagesse qui avait contribué à ce que David s'intéresse de moins en moins au commerce des peaux, ou une simple sénilité précoce ? Mais de fait, les Playmates supermarket ne préoccupaient plus que de très rustiques gênes. Le miracle n'opérait plus quand il voyait ces poupées ravies s'enrouler dans les bras orgueilleux de libidineux mollusques. Et même c'était infect ! Dans les centres commerciaux, ça rayonnait le bonheur clinique et ces couples amibes exultaient, exsangues, dans de flasques kiss langoureux. Dans les files derrière les caisses, ils paradaient comme en triomphe et c'est vrai qu'ils étaient beaux. En rang serrés, à la sortie des chaînes d'assemblages, ces être humains bien faits étaient parés pour la vie, il avaient choisit une identité sur une grille à quatre case (Diesel ou Zara) X (Orange, SFR) et maintenant, ils pouvaient rejoindre le monde libre. Etait-il possible d'imaginer un monde meilleur ? Ces soldats de supermarché s'embarquaient dans une bataille d'oreillers qu'ils appelaient Vie. Dieu avait écrit sur un papier eugénique que ces blancs de poulets ne sauraient plus ce dont il parlent quand ils diraient : "On a qu'une vie !" . Au sommet de la pyramide de Maslow, leur bonheur est une ballerine en tutu qui fait ses pointes et chavire au moindre vent dans de graves chagrins. Elle vit sa vie pour rien : pour un abonnement de téléphone portable, pour se payer son shampoing. Car autrement, sa vie deviendrait un enfer.
D'abord ce fut comme un écho sous marin, une onde de glace, une lame de fond, une drôle de conscience tourbillonante qui vous soumet ses douleurs blanches comme en anesthésie. Vous avez les rêves gommés aux éthers artificiels, et vous ne dormez plus mais vous traversez des sommeils trop lisses sur des rails droits. Et vous filez, là, vers le mur, tout est programmé. Alors là, ici, dans Le Leclerc, à six heures le soir, là, c'était trop fort. Trop fort pour David, trop fort pour un Ménard. Il eu envie de crier, de lâcher la baguette et laisser le melon mûrir sous ces néons, laisser sa place à la petite vieille derrière et s'enfuir. Et courir loin de ces enfers climatisés, loin du poulailler. Laisser ces viandes perdues passer au crayon optique car on ne pouvait pas sauver tout le monde.
Son nom c'était David, pas Noé.


Plus personne ne laisse de commentaires. C'est mal !
Puisque c'est comme ça je me laisse un commentaire :

Clément : - J'adore ce truc, c'est ouf !
Clément : - Mouais, c'est pas mal... je suis assez content de moi.
Clément : - Mais t'en a pas marre de parler tout seul.
Clément : - Bah non, là, tu vois, moi ça va...
Clément : - Oui mais t'en a pas marre de parler tout seul ?
Clément : - Bah non, là, tu vois, moi ça va...
Clément : - Oui mais t'en a pas marre de parler tout seul ?
Clément : - Bah non, là, tu vois, moi ça va...
Clément : - Oui mais t'en a pas marre de parler tout seul ?
Clément : - Bah non, là, tu vois, moi ça va...
Clément : - Oui mais à la fin tu finis pas par tourner en rond
Clément : - Bah non, là, tu vois, moi ça va...

16 juillet 2006

Un ami Top Moumoute

David avait un ami qui s'appelait Michel. Il faisait partie de ces amis qu'on devrait toujours avoir sur soi. Sorti tout droit d'une bande dessinée, Michel avait un coté Gaston Lagaffe qui mettait de bonne humeur. Chaque fois qu'on pensait à lui on disait : Ah sacré Michel ! Ne serait-ce que pour savoir qu'on en était pas encore rendu au point où les originaux n'étaient plus tolérés il en fallait des comme lui dans ce monde. Il faisait partie de ces hippies capables d'être intarrissable sur ce gachis que provoque le capitalisme forcené quand ce monde pourrait être si beau si l'on se donnait tous la main. Lui traversait la vie de petits boulots en chômage mais jamais cela ne parviennait à infléchir durablement son humeur. Non, pour lui s'ennuyer à ne rien foutre c'était comme inconcevable Pour Michel et le mal absolu ne le concernait pas : Les enculés de capitalistes évoluaient dans des sphères trop lointaines pour qu'il en croise un jour sur son trottoir et c'était très bien comme ça. Jamais il n'aurait besoin de casser la gueule à ces enflures : Michel était contre la violence.
David adorait le voir débarquer chez lui à l'impromptu. Toujours mal rasé, il rentrait sans qu'on l'eut autorisé et traversait le salon sur ses sandales toutes crasseuses, s'essuyant sur le tapis d'orient, il s'en allait comtempler un temps la bibliotèque en prenant un air inspiré et finalement demandait une binouze. Même la femme de David qui s'était embourgeoisée sévèrement depuis l'officialisation de leur couple n'arrivait pas à trouver le mal chez ce nihisliste pique-assiette. Il avait l'innocence des clébards quand il s'ébrouait sur le canapé et même lorsqu'il déblatérait ses théories à la mord-moi-le-noeuds, on avait du mal à croire à ses prèches révolutionnaires mais on appréciait à leur juste valeur la clownerie de la situation.
C'était sans doute le meilleur ami de David, du moins le plus permanent, il ne s'était jamais faché avec lui, jamais embrouillé, toujours leur relation était restée très simple. D'abord amis, le reste, on en discutte. Par exemple, en face des saines lecture de management que lisait David, Miche donnait son avis : "C'est de la merde" et cela n'avait rien de vexant, l'information était la suivante : "C'est de la Merde". Il ne serait jamais venu à David l'idée de le convaincre, c'aurait été une lutte totalement vaine et dénuée de sens. La philosophie de Michel était absolument irréformable et cela avait un coté surhumain chez lui. Sacré Michel ! Il était déjà canonisé. La voie de l'exigence morale était simple : Trier ses déchets, se laver le moins possible pour économiser l'eau (qui est une ressources précieuse), récuppérer tout ce qu'il pouvait dans la rues, dénoncer manger dans l'assiette de ces enculés de bourgeois et chaque soir, fumer un pétard le soir avant d'aller de se coucher. Et voilà ! Avec des tablettes de la loi pareilles, one ne pouvait qu'être sur les rails. Son prénom carrément kitsh pour sa génération était le même que Michel de Montaigne : Un signe sans doute. Michel était parvenu à ce point proche du Nirvana où l'on ne doute plus.
Le rêve de Michel était de vivre en autarcie, il avait lus des bouquins là dessus, le projet était sans date précise, mais l'investissement étant trop important au début, il se rabattait sur un projet de chèvrerie dans le Larzac. Ce qui fait que non content de suivre son étroite exigence morale, Michel avait aussi des rêves.

Cela laissait songeur David, il avait lu dans son bouquins de management que pour être un homme heureux, il suffisait d'avoir une morale établie et d'avoir un rêve et c'était suffisant : Michel était ce prototype. Trop libre sans doute, Michel n'avait pas de femmes pas de copines, mais ce n'était pas son soucis de faire comme tout le monde.
Quelque part, c'était un peu navrant de voir comme le travail ne payait pas.
Lui aurait-on menti ?

Meta-Blogging

Ces dernières semaines, j'ai développé un programme qui me permet de composer automatiquement un PDF à partir de tous les articles que j'ai écrits dans mon blogs.
De cette manière on pourra le lire imprimé. En effet, mes articles ont maintenant une certaine tendance à verser dans le roman. C'est tout de même plus facile à lire sur papier, à tête reposée.
Ne me vexez pas en coyant qu'il s'agit pas d'un copié-coller dans Word. Tout est automatisé en JAVA/XML basé sur une transformation XSL-FO, le tout s'appuyant sur une persistance Hibernate et un DAO du dernier cri ! Imaginez un peu come je suis amusé. Comme d'habitude tu dira que j'ai perdu beaucoup de temps pour en gagner, mais je suis assez content du résultat et puis de toute façon : Tu peux pas comprendre !

Il y a aussi les photos des mon WE à Cahors, le mien pas celui de David Ménard !

Allez Tcho... La prochaine fois, c'est David Ménard qui reprend le micro.
Le fameux fichier PDF en questions

12 juillet 2006

Martine Vs David (Partie 4)

David avait lu les livres de Martine quand il était petit : Martine à la Ville, Martine à la ferme, Martine en vacances etc. Maintes et maintes fois, il avait demandé à sa mère qu'elle lui relise les aventures de cette jouvencelle tandis qu'il regardait les images par dessus son épaule. David s'était juré d'avoir une vie trépidante de découvrir monde tel un Martin. Cependant, il ne parlait pas de ses ambitions dans la cours de l'école. Il avait comme l'intuition qu'il ne s'agissait pas d'un truc suffisament virilpour conserver sa crédibilité auprès de ses copains, mais le fait est qu'il ne pouvait s'empécher d'aimer ces histoires : Après tout Martine avait vu tout ce qu'il fallait voir dans la vie : Les poules à la ferme, la mer en vacances, la neige à la montage... les éléphants au zoo aussi.
Les années ont passées, beaucoup de désillusions amères aussi. Dès lors, la vie de David Ménard, pour conforme qu'elle fût aux canons de la réussite, manquait un peu de cette élégante simplicité qu'il y avait envié à Martine. Il avait appris que la vie ne consistait pas seulement à aller porter des carottes aux lapins au fond du jardin, ni même à donner des cacahuètes au girafes dans les zoos. Martine était une belle salope de lui avoir laissé croire tout ça. Conséquement elle était responsable par omission : l'effet Martine est criminel. Il aurait sans doute fallu écrire d'autres tomes plus préparatoires : "Martine paye sa facture de téléphone", "Martine au chômage", "Martine a perdu ses clés", "Le vol du vélo de Martine"... On aurait alors un livre plus instructif, et pour David ç'aurait été une préparation plus utile à la vie que ces mièvreries. David Ménard ce héros, doutait qu'il aurait aimer lire sa vie étant enfant, de lui on parviendrait peut être à écrire deux ou trois tomes aussi ternes les uns que les autres : "David Ménard prends le Métro un jour de grève", "David Ménard va à IKEA" et pour les page les plus roses "David Ménard prend sa RTT"...
C'est qu'on est pas libre. Nous sommes sommes les esclaves du train train, de l'humeur du patron et de ces cons de collègues. La merde ! Ta vie !
David gérait, il déroulait le programme, d'abord un bon job, puis une voiture, enfin une maison et finalement pour sauver tromper l'ennui qu'on trainera jusqu'à sa mort, on fait un enfant : La vie de David ? Non, ce n'était pas ça, il devait se tromper quand il réalisait que les sommets de son bonheur se trouvaient à proximité de "je suis en vacances" et du "je baise ce soir", en simulant la lecture attentive d'un mail sur son écran, il y avait comme des pans entiers de sa tectonique du bonheur qui se dérobaient dans un magma métaphysique : qui suis-je, où vais et que m'est-il permis d'espérer.
Face à lui il voyait des yeux bovins agoniser près des ordinateurs et ces fantômes de collègues apparaissaient comme autant des reflets déprimants de lui même. L'objet de ces machines n'était pas de libérer l'homme du travail répétitif, c'était finalement tout l'inverse et les UVs cathodiques était l'opium de ses jours végétatifs. Ces individus, salariés, étaient comme lui, professionnels de Excel et de Outlook, avaient dévolu leur vie à ces Dieux nouveaux qu'on vénérait dans des temples de verre : Open Space sur des nouvelles valeurs. Ici l'essence de la transcendance consistait en un reflet subtile de la couleur d'une cravate et, à l'heure des libertés dernières, la grâce était de pouvoir choisir son fond d'écran.
Que faire ? Fallait-il égorger Martine d'abord puis fracasser un à un chacun des flasques individus qui l'empêchait d'aller à IKEA pénard le Dimanche et terminer le génocide des employé en défenestrant son patron qui criairait longtemps avant de s'écraser mollement ou bien fallait-t-il suivre Martine et libérer sa souris du joug informatique pour lui offrir la clé des champs.


Lexargot :
Façe de pets :
ressemble à un prout -> Bouse Transparente -> Nauséabond Evanescent.

PS : Il ont bougé ! Mes premières semaines de travail se passent très tranquillement. Aujourd'hui cependant, j'ai vu qu'un de mes collègues de travail avait bougé : Ils sont donc en vie. Je continue donc d'investiguer car la fugacité de ce moment ne me permit pas de déterminer avec précision leur espèce : Sont-ils des steaks hachés ou des poisons panés.

Je vous jure qu'on fait pas un métier facile ! Essayez donc de parler avec de amibes !

07 juillet 2006

Le David Ménard et les Steaks -- La savane au bureau

David Ménard divisait le monde en deux catégories : Les steaks, et les pas-steaks (Qui n'ont rien à voir avec les pastèques, je précise). Les steaks (ou gros steaks) étaient ces êtres humains, intéressants du point de vue de leur viande et du patrimoine génétique, dont on pouvait tirer de jolis petits. Par contre, du point de ce qu'on appelle la présence, l'imprévisibilité, la folie (ce qui fait que la vie doit être vécue), ceux là étaient en compétition directe avec les bavettes quand elles saignaient dans une assiette.
Un de ces jeunes nihiliste se trouvait en face du bureau de David Ménard, la bouche en cul de poule et propre sur lui, il avait du talent pour énerver David Ménard. Ce tétard, véloutais son parlé avec un soin précieux, chacune de ses phrases était enrobée d'une soupe propositionnelle invraissemblable, à torts et à travers, il ampoulait tout ce qu'il savait d'enflures roccoco pour signaler à son supérieure sa supposée culture, à tous les coins, il s'exprimait et baffouillait en "érudition-imitation" achetée au puces pour trois francs six sous : Ca allait bien avec sa Rolex (Celle ci pas d'imitation) et briller en société. Il utilisait "nonobstant" et "néanmoins", il "stipulait que" en "mentionnant" etc. Ouhlà... Ca dégueulait en finesse un francais de courtisan, près de la machine à café, il disait tout ce qu'on lisait dans les journaux, très modéré cependant pour ne pas choquer, et c'était assomant.

Mais David devrait être tolérant, car après tout, ces gens ordinaires sont si rares, mais il n'empêche, ces fadasseries étaient lassantes. Le steak de David était un de ces individus obsédés par le traffic routier qui avait toujours une fenêtre de son explorateur internet à surveiller la fluidité du périphérique. L'après midi s'écoulait avec cette question existencielle en suspens : combien de temps mettra-t-il pour rentrer chez lui ce soir ? Pour ce genre d'individu, l'exercice de la liberté se résume au choix d'un fond d'écran.

David observait son steak avec un appétit carnassier, comme un prédateur lent il se délectait à voir son innocente proie se mouvoir lentement, et il le regardait prendre des allures studieuses devant son ordinateur, il le regardait attendre l'inspiration tel un Michel-Ange ! Il le regardait contempler lascivement ses ongles et alterner de temps à autre avec son écran d'ordinateur.

Son allergie à l'indolence et à l'ampoulage était probablement ce que avait transformé David en chef, et maintenant il était de ceux qui peuvent distraire leur cruautés sur les Steaks.

Ces pauvres bougres ne savent pas se défendre, ils sont stupides, ils ont peur des chef. Il veulent être comme tout le monde. Et quand il se rebellent, ils se mettent à tourner en rond, racontant à leur camarades leur souffrances, leur viande tourne et il sont stressés, et pour eux se défendre consiste à agir comme ces fourmis qui partent dans tous les sens comme les fourmis quand on approche sur elles le doigt de la mort.
Parfois, il prenait à David Ménard l'envie d'insulter son collaborateur, bien que cet individu ne lui ai rien fait, c'était plus fort que lui. Son existence était comme une insulte à l'idée qu'il se faisait de la vie.
Les steaks sont viandaires, ils consacrent leur vie à s'innerver, pour être tendres, ils digèrent bien et les granulés et les graminés comme s'il était important de mourir digeste. Celui là, il avait envie de le prendre par le colbaque et de lui secouer les puces, de lui foutre des baffes et d'être grossier. Quand il s'emmerdait en train de réaliser son Powerpoint, David s'imaginait donner des baffes à ce poupon à la vie si lisse et ça le détendait.


Je ne sais pas si David Ménard dois être un méchant ou un gentil...