David avait lu les livres de Martine quand il était petit : Martine à la Ville, Martine à la ferme, Martine en vacances etc. Maintes et maintes fois, il avait demandé à sa mère qu'elle lui relise les aventures de cette jouvencelle tandis qu'il regardait les images par dessus son épaule. David s'était juré d'avoir une vie trépidante de découvrir monde tel un Martin. Cependant, il ne parlait pas de ses ambitions dans la cours de l'école. Il avait comme l'intuition qu'il ne s'agissait pas d'un truc suffisament virilpour conserver sa crédibilité auprès de ses copains, mais le fait est qu'il ne pouvait s'empécher d'aimer ces histoires : Après tout Martine avait vu tout ce qu'il fallait voir dans la vie : Les poules à la ferme, la mer en vacances, la neige à la montage... les éléphants au zoo aussi.
Les années ont passées, beaucoup de désillusions amères aussi. Dès lors, la vie de David Ménard, pour conforme qu'elle fût aux canons de la réussite, manquait un peu de cette élégante simplicité qu'il y avait envié à Martine. Il avait appris que la vie ne consistait pas seulement à aller porter des carottes aux lapins au fond du jardin, ni même à donner des cacahuètes au girafes dans les zoos. Martine était une belle salope de lui avoir laissé croire tout ça. Conséquement elle était responsable par omission : l'effet Martine est criminel. Il aurait sans doute fallu écrire d'autres tomes plus préparatoires : "Martine paye sa facture de téléphone", "Martine au chômage", "Martine a perdu ses clés", "Le vol du vélo de Martine"... On aurait alors un livre plus instructif, et pour David ç'aurait été une préparation plus utile à la vie que ces mièvreries. David Ménard ce héros, doutait qu'il aurait aimer lire sa vie étant enfant, de lui on parviendrait peut être à écrire deux ou trois tomes aussi ternes les uns que les autres : "David Ménard prends le Métro un jour de grève", "David Ménard va à IKEA" et pour les page les plus roses "David Ménard prend sa RTT"...
C'est qu'on est pas libre. Nous sommes sommes les esclaves du train train, de l'humeur du patron et de ces cons de collègues. La merde ! Ta vie !
David gérait, il déroulait le programme, d'abord un bon job, puis une voiture, enfin une maison et finalement pour sauver tromper l'ennui qu'on trainera jusqu'à sa mort, on fait un enfant : La vie de David ? Non, ce n'était pas ça, il devait se tromper quand il réalisait que les sommets de son bonheur se trouvaient à proximité de "je suis en vacances" et du "je baise ce soir", en simulant la lecture attentive d'un mail sur son écran, il y avait comme des pans entiers de sa tectonique du bonheur qui se dérobaient dans un magma métaphysique : qui suis-je, où vais et que m'est-il permis d'espérer.
Face à lui il voyait des yeux bovins agoniser près des ordinateurs et ces fantômes de collègues apparaissaient comme autant des reflets déprimants de lui même. L'objet de ces machines n'était pas de libérer l'homme du travail répétitif, c'était finalement tout l'inverse et les UVs cathodiques était l'opium de ses jours végétatifs. Ces individus, salariés, étaient comme lui, professionnels de Excel et de Outlook, avaient dévolu leur vie à ces Dieux nouveaux qu'on vénérait dans des temples de verre : Open Space sur des nouvelles valeurs. Ici l'essence de la transcendance consistait en un reflet subtile de la couleur d'une cravate et, à l'heure des libertés dernières, la grâce était de pouvoir choisir son fond d'écran.
Que faire ? Fallait-il égorger Martine d'abord puis fracasser un à un chacun des flasques individus qui l'empêchait d'aller à IKEA pénard le Dimanche et terminer le génocide des employé en défenestrant son patron qui criairait longtemps avant de s'écraser mollement ou bien fallait-t-il suivre Martine et libérer sa souris du joug informatique pour lui offrir la clé des champs.
Lexargot :
Façe de pets :
ressemble à un prout -> Bouse Transparente -> Nauséabond Evanescent.
PS : Il ont bougé ! Mes premières semaines de travail se passent très tranquillement. Aujourd'hui cependant, j'ai vu qu'un de mes collègues de travail avait bougé : Ils sont donc en vie. Je continue donc d'investiguer car la fugacité de ce moment ne me permit pas de déterminer avec précision leur espèce : Sont-ils des steaks hachés ou des poisons panés.
Je vous jure qu'on fait pas un métier facile ! Essayez donc de parler avec de amibes !
12 juillet 2006
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire