Aujourd'hui c'est mon dernier jour à GETIMA. Les départs ont toujours un arrière goût de regret et cette impression paradoxale prédomine aujourd'hui. Il est normal de le regretter un peu Paris car j'y ai passé cinq ans de ma vie.
Ce matin un responsable de Barcelone me prévenait du moment où il s'agira prendre mes cliques et mes claques pour partir. Il n'est pas parvenu à m'inquiter, je suis prêt, je crois même que je vais prévoir le déménagement sec pour le premier décembre.
L'aventure commence. Je pars simplement à 1500 kilomètres de mes amis : c'est rien, c'est rien du tout. Finalement, ceci semble assez simple, pourtant, longtemps je me suis posé des questions. J'inventais des prétextes pour m'éviter le risque d'une erreur : comment déménager, où loger, combien ça me coûtera etc.
L'histoire de mon départ est simple et édifiante. Je n'étais pas bien à Paris et je ne cessais pas d'en parler, je me disais qu'un jour il faudrait bien que je quitte cette ville pour m'en aller. Tout a commencé en fait quand le discours s'est s'articulé, j'ai transposé ce qui me frustrais dans un discours positif et non plus négatif. Pendant, trois ans je n'ai pas stoppé d'imaginer des projets foireux pour partir en province. Avec le recul, je crois que je m'étais arrangé pour que ces départs ne se réalisent jamais. Par exemple, quand j'ai voulu partir à Nantes je me suis désisté in extremis parce que le salaire n'était pas suffisament élevé. L'excuse était très fausse en réalité.
Quand j'ai eu une opportunité pour partir au Mans, tout s'est très bien passé pendant les entretiens et j'avais une surface d'entousiasme. Mais dans le fond, je trainais les pieds en ratant les entretiens les plus décisif, je ne voulais pas car retourner là où j'avais grandi car mon ego se serait trop mal satisfait d'une si piètre aventure. Cette fois c'est différent.
Ce qui est formidable dans cette histoire, c'est que l'integralité mon projet aura été dirigé simplement par le discours, même à l'heure où je vous parle, si vous me demandiez ce qu'il y a de concret, je serais peut-être embarassé car je n'ai rien de signé de "concret" -- Comme si les signatures marquaient l'entrée dans le réel. -- Non, encore, je n'ai rien que ma volonté. Pourtant, cette fois c'est vrai, je pars et personne ne peux me prouver le contraire.
Voilà, comment je suis parti dans un pays que je ne connaissais pas et dont j'avais oublié la langue. Je me suis contenté d'y croire et cela a été suffisant. Si je ne sais pas comment a pu remonter à la surface ce mot du Mahatmah : "Everything in life is a matter of fee".* Anyway he was damn right. Fee rules everything.
Je suis aussi terriblement content pour une autre raison, c'en est presque un comble. Ce que j'avais a priori assimilé à une fuite ne t'es finalement pas insignifiant -- oui, c'est à toi que je parle. Enfin ! Je suis presque certain d'avoir fait bougé quelques conscience.
* Je ne suis toujours pas certain qu'il ai vraiment prononcé ce mot, mais quand je tape dans google "matter-of-fee", la plupart des résultats sont d'origine Indienne. J'imagine donc que c'est bien le Mahatmah qui l'a prononcé et il est peu probable que je l'ai inventé.
28 octobre 2005
27 octobre 2005
Imagination is funny
Le ciel s'approche d'une immense tourmente, mon corpus blogusculaire est alimenté par les combustions digestives et commence à produire des méditations hypnotiques. Oublié près de mon âme, un neurône égaré et solitaire s'agite encore. Il cri "Tu as un rendez vous cet après midi". Dans la cathédrale qui me sert de cerveau son appel résonne en vain. Mon coeur ouvrier s'endort et le devoir s'oublie. Mon estomac digère et le reste n'importe plus.
Dans le bureau qui croule sous l'ennui, les prémisces de l'hivernation sont arrivés. La lumière déprimée des néons éclaire nos faces blafardes et nos écrans hypnotiques sont devenus soleils par interim. Tandis que s'abîment les consciences, un ventilateur allumé sans besoin créé plus d'agitation que l'ensemble des humains de ce bureau. En cadence nos doigts écrasent les touches des claviers et nous parvenons enfin à ne penser à rien.
Je m'endors sur le sein imaginaire d'une nature froide, je me frotte aux cotons gris qui couvrent le ciel. Et comme dans chaque lit, il faut un plafond et je m'en offre un fractal. Quel luxe ! Naviguant entre deux eaux, je titube au bord du sommeil. Aux limites du territoire de Morphée fourmillent mille mots, mais aucun ne veux s'articuler correctement. Pour y pénétrer je dois laisser ma raison et ne plus parler. Adieu donc, il faut que je m'en aille rêver.
Dans le bureau qui croule sous l'ennui, les prémisces de l'hivernation sont arrivés. La lumière déprimée des néons éclaire nos faces blafardes et nos écrans hypnotiques sont devenus soleils par interim. Tandis que s'abîment les consciences, un ventilateur allumé sans besoin créé plus d'agitation que l'ensemble des humains de ce bureau. En cadence nos doigts écrasent les touches des claviers et nous parvenons enfin à ne penser à rien.
Je m'endors sur le sein imaginaire d'une nature froide, je me frotte aux cotons gris qui couvrent le ciel. Et comme dans chaque lit, il faut un plafond et je m'en offre un fractal. Quel luxe ! Naviguant entre deux eaux, je titube au bord du sommeil. Aux limites du territoire de Morphée fourmillent mille mots, mais aucun ne veux s'articuler correctement. Pour y pénétrer je dois laisser ma raison et ne plus parler. Adieu donc, il faut que je m'en aille rêver.
What are you doin' ?
As the great Mahatmah Gandi said : In life everything is a matter of fee.
Since you know this and I do too, since one and one makes two, my heart cannot believe anymore what my eyes can see.
You shoud stop the game.
Since you know this and I do too, since one and one makes two, my heart cannot believe anymore what my eyes can see.
You shoud stop the game.
25 octobre 2005
Dimanche Over the Rainbow
Dimanche soir, Gaëlle me gratifie d'un enregistrement d'antologie. Je suis complètement stupéfacté, sa voix est simplement chamboulifiante.
Les mots ont une limite, Gaëlle vient de la franchir. Quel talent !
Pour le coup, j'enfile mon habit de Michel Drucker, Magnifique... Gaëlle, si tu nous regarde, si jamais tu t'arrêtes de chanter quand je serai à Barcelone. Je reviens, je te massacre, je te ventile, je te disperse. C'est ça l'amour.
Soyons clair, Gaëlle, les gens trop bien nés ont des devoirs.
Avouez qu'elle est troublante, non ?
Over the rainbow
Autre news :
L'album photo a changé d'adresse, maintenant on le trouve à l'adresse. http://www.clementphotos.com : Tout simplement.
Le blog n'est pas très beau. C'est la faute aux serveurs de noos qui sont en difficulté ces temps ci.
Les mots ont une limite, Gaëlle vient de la franchir. Quel talent !
Pour le coup, j'enfile mon habit de Michel Drucker, Magnifique... Gaëlle, si tu nous regarde, si jamais tu t'arrêtes de chanter quand je serai à Barcelone. Je reviens, je te massacre, je te ventile, je te disperse. C'est ça l'amour.
Soyons clair, Gaëlle, les gens trop bien nés ont des devoirs.
Avouez qu'elle est troublante, non ?
Over the rainbow
Autre news :
L'album photo a changé d'adresse, maintenant on le trouve à l'adresse. http://www.clementphotos.com : Tout simplement.
Le blog n'est pas très beau. C'est la faute aux serveurs de noos qui sont en difficulté ces temps ci.
21 octobre 2005
Un pavé qui fait plouf !

Ce matin encore une émission de radio très réjouissante, ils étaient quatre autour du micro et entraient en révolte contre l'injustice de ceux qu'on appelle les travailleurs pauvres - ils travaillent uniquement pour survivre, sans parvenir à se loger. De l'autre coté, des propriétaires riches surveillent leur compte en banque éspérant vendre à prix d'or leur appartements. C'est une véritable injustice. La lithanie continue et la presse me réveille chaque matin avec ses idées noires. Dans ces conditions, je ne peux plus croire que les choses iront en s'améliorant. On nage dans le marasme*, celui qui prédit des matins qui chantent passera au mieux pour un menteur et au pire on le prendra pour un fou. C'est épuisant. Je n'ai pas voulu vivre cette époque. Cette époque est médiocre, après l'entousiasme des années 60, il semble qu'en lieu et place de voitures volantes dans lesquelles nous devrions circuler, le 21 ème siècle sera celui de la fin du progrès. On nous le rappelle suffisament dans les journaux le moral des Francais descend et généralement il est en baisse dans l'europe entière et nous supportons de plus en plus mal les privations comme des enfants à qui on enlève leurs jouets. Malheureusement, il ne s'agit pas d'une invention journalistique, ceci s'appuie sur des perceptions réelles.
Mais il y a un truc qui me taraude... juste un petit détail. Les travailleurs en question galèrent vraiment et ne se la coulent pas douce, c'est peut-être même pire, ils dépriment et dépérissent. Pourtant, il y a un truc qui cloche, comprenez, même dans des taudis, même dans des immeubles qui brûlent on peut être heureux, je ne peux pas croire le contraire, c'est absurde autrement. Le vrai malheur est certainement ailleurs, il est écrasant et d'une autre nature. Même moi, qui ne suis pourtant pas pauvre, je peux l'entendre, c'est cette voix du monde qui raconte à chacun : "Tu ne changes rien à l'équation, la machine est en marche, tiens toi tranquille car c'est un moindre mal." Quand j'écrase une fourmi, j'ai la certitude de n'affaiblir aucunement la fourmillière, sommes nous devenu des fourmis ?
On a jamais vécu correctement en dirigeant sa vie suivant le principe du moindre mal, les valeurs changent, le doute n'est plus permis.
Mes parents comptent sans doutes parmi les prototypes de la réussite de la génération précédente et je peux peser ce qu'ils ont gagné, ce qu'ils ont travaillé en regard de ce qu'ils espéraient de la vie.
Selon des critères objectifs et comptables, ils ont une maison, des enfants et tout ce qu'il faut pour avoir réussi leur vie et maintenant ils font des voyages : ils "profitent" comme ils disent. Ils ont fait absolument comme tout le monde et les années qui viennent ne s'annoncent pas plus originales. En fait, leur souci premier n'est pas de faire différement, leur système de valeur est strictement positif, celui qui parcours le monde du travail maintenant est essentiellement négatif.
La thésaurisation est le petit bonheur de mon père, il joue son argent en bourse comme on fait des puzzles ou construit des train électriques miniatures. En un sens, c'est un pur capitaliste, mais personne ne pourrait lui en vouloir, c'est presque enfantin, le soir il va sur le site de boursorama vérifier le CAC40, puis il s'essaie à une réussite sur l'ordinateur avant d'aller se coucher. Voici le portrait fidèle d'un capitaliste en pied, tellement décrié par les temps qui courrent, il dit que ce n'est pas beaucoup d'argent, c'est vrai, et que ça ne change rien - et finalement nous sommes 6 milliard à ne rien changer, c'est dans l'air du temps. Sa morale, loin d'être inexistante, elle est simplement stricte, dans le droit, tous ce qui est permis est moral.
L'accumulation d'argent est pour lui un signe complètement positif de la réussite. Mais maintenant, quelle est la valeur de l'argent ? C'est devenu tellement compliqué, je ne saurai pas le dire, mais une chose est certaine, ce n'est plus positif. je l'ai éprouvé non seulement pour moi en achetant mon studio d'enregistrement, au fur et à mesure que je m'équipais, chaque chose que je rajoutais : un micro, un soft, un synthé etc. ne me procurais plus la même excitation. C'est l'évidence même, on ne profite pas de la vie en allumant des billets de banque. Ca marche un temps mais pas éternellement. Mais pourquoi est-il devenu impossible de décréter le bonheur sur l'argent et le progrès ? C'est trop négatif, Je ne veux pas passer ma vie à me défendre, je ne vois pas bien l'intérêt.
Il y a pourtant des valeur positives maintenant, la différence et la singularité. Les artistes assumés qui inventent et assument leur statut sont universellement admirés. Le hic c'est que la vocation de la singularité est précisément de n'être pas populaire. Si tout le monde veut être célèbre, du moins reconnu et pas insignifiant, alors !?!
Rien, c'est pas possible. Ce culte voué au "Trace ta route" est tout simplement impossible, moi le premier, j'aimerais changer le monde mais il faudrait que je travaille tellement ! Courir après les chimères n'a jamais rendu heureux. Que faire ? Changer de valeur et revisiter son objectif. Heureusement les grandes menaces nous ouvrent des voix plus larges dans les solutions possibles. Je vais donc réfléchir à trouver de nouvelles valeurs.
Belle occupation pour les jours à venir.
* A propos, dans cette course aux dépresseurs : on parle souvent de marasme et de morosité, mais connaissez vous la différence ? Le marasme correspond à un état de d'affaiblissement (C'est la déprime) et la morosité est un état de tristesse. Il vaut donc mieux donc être morose que de sombrer dans le marasme...
19 octobre 2005
Blackbird

Ce midi pour manger mon sandwitch me me suis posé sur une sorte d'esplanade face à une fille qui regardait ses pieds. La fille est immobile, elle n'est pas ici pour manger, elle n'attend personne, elle se tient juste sur ce caillou pour marquer sa pause de midi. J'imagine que cette diète est imposée par la ramadan enfin peu importe, elle est jolie. Sans livre, ni distraction, elle déboucle ses cheveux pour passer le temps et prend le soleil. Je la regarde et la dévore des yeux effrontement sans pouvoir regarder ailleurs. Si je la gênais, elle se lèverait et partirait... Mais toujours, elle regarde ses pieds, en laissant croire qu'elle n'a pas repèré mon manège, au bout de ses jambes croisées sous sa jupe elle agite ses pieds dans des chaussons savamment laçés. C'est joli.
Vu le beau temps et le soleil clair. Je pense un instant l'aborder mais je me ravise, cette ville sollicite trop les filles et ce n'est pas une bonne idée. Ce ne serait pas agréable, ni pour elle, ni pour moi, je reste donc à la regarder et elle elle continue à faire semblant qu'elle ne m'a pas vu.
Tout le monde dit : I Love You
Aujourd'hui, je téléphone à ma banque pour lui annoncer que je ne paierai plus de loyer à mon propriétaire. Il s'agit en fait de la première action concrète qui marque le début de mon départ. En soit, ce n'est rien, mais voilà, ça marque le début de l'aventure, la vraie.
Pour cette grande occasion Paris m'entraine dans ses bouchons, je sniffe un peu de dioxyde de carbone, je me shoote au pot d'échappement et je prends mon mal en patience. Et je danse sur mon accélérateur : en haut, en bas, en haut... Un mec klaxonne, je le traite de "Connard" et je chante dans la voiture ma chanson préférée : "Paris, tu es une ville de merde. Tsoing, Tsoing". Aujourd'hui, je trouve ça drôle car je m'en vais.
Non Paris, je ne te regretterai pas. Les jolis attributs ronflants dont on t'affuble sont comme les verroteries d'une femme hors d'âge. On dit par exemple de Paris que c'est une ville Cosmopolite, Artistique, Culturelle, Eclectique... Génial ! Pour ma part, je dirais que Paris est une ville : Hypercérébrantesque et chrysalloménopausée. Paris réaliserait un gros score au scrabble.
Les dernières manifestations en date, saluées par notre brave intelligencia, valent leur poids en cacahuète. Une certaine attitude post-moderne - pour faire court - nous invite à Paris-Plage et à la Nuit Blanche. On a le choix, soit s'entasser gratuitement dans un "happening" sur cinq mètres de quai en bord de Seine. Le titre de l'oeuvre est "la plage" mais on s'y croirait presque, de pauvres palmiers ont été arraché à leur environnement naturel pour jouer les figurants. Ou alors vous pouvez venir voir samedi soir à minuit des artistes funambules peints en rouge suspendus à la cloche de Notre Dame par les doigts de pieds. A Paris, la culture est une nourriture plus que spirituelle, elle vous nourrit le corps. Génial !
Cette vieille bourgeoise se complait dans la poussière de son glorieux passé et se meurt peu à peu. Elle n'aime déjà plus les enfants. Non, c'est une ville pour les grands. Réjouissez vous, l'année prochaine, Bertrand Delanöé donnera une invitation gratuite à tous les SDF pour qu'il aillent à la FIAC*, car l'art est pour tous...
Mon cul ! C'te salade ! En fait, la ville des lumières à été trop courtisée et vivote sous un globe de verre entre surréalisme et paranoïa. Mais, c'est normal, il est toujours difficile de revenir de son orgueil. Mais j'ai bu ta potion pendant cinq ans, sorcière, et voilà, je suis au regret de te dire que je m'en vais. Adieu Paname !
Salut, vielle peau, j'me taille. Un peu d'air te rendrait ton génie, mais tant que les cafards vivront sans oxygène, Paris sera toujours Pourri.
Non, je ne te regretterai pas. Ma haine est pure.
* Foire Internationale d'Art Contemporain. (Je suis obligé de préciser que je blague pour les SDF, car vous pourriez le croire)
Pour cette grande occasion Paris m'entraine dans ses bouchons, je sniffe un peu de dioxyde de carbone, je me shoote au pot d'échappement et je prends mon mal en patience. Et je danse sur mon accélérateur : en haut, en bas, en haut... Un mec klaxonne, je le traite de "Connard" et je chante dans la voiture ma chanson préférée : "Paris, tu es une ville de merde. Tsoing, Tsoing". Aujourd'hui, je trouve ça drôle car je m'en vais.
Non Paris, je ne te regretterai pas. Les jolis attributs ronflants dont on t'affuble sont comme les verroteries d'une femme hors d'âge. On dit par exemple de Paris que c'est une ville Cosmopolite, Artistique, Culturelle, Eclectique... Génial ! Pour ma part, je dirais que Paris est une ville : Hypercérébrantesque et chrysalloménopausée. Paris réaliserait un gros score au scrabble.
Les dernières manifestations en date, saluées par notre brave intelligencia, valent leur poids en cacahuète. Une certaine attitude post-moderne - pour faire court - nous invite à Paris-Plage et à la Nuit Blanche. On a le choix, soit s'entasser gratuitement dans un "happening" sur cinq mètres de quai en bord de Seine. Le titre de l'oeuvre est "la plage" mais on s'y croirait presque, de pauvres palmiers ont été arraché à leur environnement naturel pour jouer les figurants. Ou alors vous pouvez venir voir samedi soir à minuit des artistes funambules peints en rouge suspendus à la cloche de Notre Dame par les doigts de pieds. A Paris, la culture est une nourriture plus que spirituelle, elle vous nourrit le corps. Génial !
Cette vieille bourgeoise se complait dans la poussière de son glorieux passé et se meurt peu à peu. Elle n'aime déjà plus les enfants. Non, c'est une ville pour les grands. Réjouissez vous, l'année prochaine, Bertrand Delanöé donnera une invitation gratuite à tous les SDF pour qu'il aillent à la FIAC*, car l'art est pour tous...
Mon cul ! C'te salade ! En fait, la ville des lumières à été trop courtisée et vivote sous un globe de verre entre surréalisme et paranoïa. Mais, c'est normal, il est toujours difficile de revenir de son orgueil. Mais j'ai bu ta potion pendant cinq ans, sorcière, et voilà, je suis au regret de te dire que je m'en vais. Adieu Paname !
Salut, vielle peau, j'me taille. Un peu d'air te rendrait ton génie, mais tant que les cafards vivront sans oxygène, Paris sera toujours Pourri.
Non, je ne te regretterai pas. Ma haine est pure.
* Foire Internationale d'Art Contemporain. (Je suis obligé de préciser que je blague pour les SDF, car vous pourriez le croire)
18 octobre 2005
I'm so tired
A voir aujourd'hui:
- La session d'enregistrement du WE
- Dans la peau de Wewen ce doit être une hallucination permanente.
- L'enregistrement du WE Give To Me
Cette nuit, j'ai fait un rêve intéressant. Je l'ai fait tard ce matin, c'était en Italie, nous étions deux, mais je ne peux pas dire qui était avec moi. Il semblait que nous regardions la télé un feuilleton. J'avais l'impression de posséder à la fois le point de vue de l'acteur et celui du spectateur. L'histoire est la suivante : Dans un restaurant plutôt vide un type chauve est un peu exigeant avec une serveuse, il n'est pas satisfait de sa bouffe et rien ne semble le contenter, la serveuse lui réplique qu'elle fait ce qu'elle peut. A ce moment l'autre client qui se trouve dans le restaurant, plutôt beau gosse et dans les canons italien se lève et commence à s'interposer - possiblement c'était aussi moi ce type. Le conflit dégénère, il sortent à l'extérieur, le soleil disparait, il commence à pleuvoir et finalement ils se battent auprès d'une cabine téléphonique. Finalement, l'importun s'enfuit dans les rues étroites de la ville et disparait tandis que les nuages s'en vont. Moi, devant ma télé et je jubile, je trouve que cette fin est géniale. J'éteins la télé avec la télécommande et je sors du restaurant... Heureux.
J'ai finalement peu dormi mais j'ai bien rêvé et ce n'est pas si mal.
- La session d'enregistrement du WE
- Dans la peau de Wewen ce doit être une hallucination permanente.
- L'enregistrement du WE Give To Me
Cette nuit, j'ai fait un rêve intéressant. Je l'ai fait tard ce matin, c'était en Italie, nous étions deux, mais je ne peux pas dire qui était avec moi. Il semblait que nous regardions la télé un feuilleton. J'avais l'impression de posséder à la fois le point de vue de l'acteur et celui du spectateur. L'histoire est la suivante : Dans un restaurant plutôt vide un type chauve est un peu exigeant avec une serveuse, il n'est pas satisfait de sa bouffe et rien ne semble le contenter, la serveuse lui réplique qu'elle fait ce qu'elle peut. A ce moment l'autre client qui se trouve dans le restaurant, plutôt beau gosse et dans les canons italien se lève et commence à s'interposer - possiblement c'était aussi moi ce type. Le conflit dégénère, il sortent à l'extérieur, le soleil disparait, il commence à pleuvoir et finalement ils se battent auprès d'une cabine téléphonique. Finalement, l'importun s'enfuit dans les rues étroites de la ville et disparait tandis que les nuages s'en vont. Moi, devant ma télé et je jubile, je trouve que cette fin est géniale. J'éteins la télé avec la télécommande et je sors du restaurant... Heureux.
J'ai finalement peu dormi mais j'ai bien rêvé et ce n'est pas si mal.
17 octobre 2005
Conversations with no one
Maintenant, vous êtes de plus en plus nombreux à venir régulièrement sur mon site. Je retourne à l'exercice du blog après avoir eu un emploi du temps chargé. Si je racontais tous les jours : Aujourd'hui, je suis allé au travail, je suis rentré chez moi pour manger, puis je me suis couché, ca lasserai probablement. Encore que ça puisse se discutter, il y en a qui écrivent juste pour parler leur caca. Lien.
Enfin, j'ai fait le plein d'aventures. Mais quant à en parler directement, ce n'est pas évident, on va voir.
Le Modus Vivendi Blogusculaire ressemble finalement à une philosophie. Vivre, laisser reposer et raconter. Toutes les choses qui me sont arrivées ce week-end sont d'un point de vue strictement positif assez ordinaires, je me prépare pourtant à en faire des fromages. Quelques sessions avec mon frangin et ces quelques sorties nourriront sans mal une semaine de littérature. Le blog est une excellente thérapie contre le pathétique, il donne l'occasion de s'observer permet de se rendre compte à quel point parler de soi est ennuyeux. C'est un exercice délicat entre le journal intime et le journalisme et c'est fascinant. Aujourd'hui, j'ai envie de parler des autres sans savoir par quel bout commencer. Le voudraient-t-ils ? C'est super risqué et dangereux. Même si je suis à la hauteur, il n'est pas sur que ça soit suffisant. Si je changeais ton nom, tu te reconnaitrais tout de suite, car non, la vie n'est pas un observatoire. Vois le danger !
La chose est la suivante, nous sommes tous fait de la même fibre mais toujours cette matière nous semble inextricable alors que nos principes d'action sont très simples. Il y a quelque chose qui nous dépasse comme si nous étions entre l'empan et la pointe d'une flèche. Nous avons développé notre intelligence en fonction d'une tâche à remplir utile à la vie et non pas pour nous. La fonction d'utilité propre même n'a d'ailleurs aucun sens. On arrive directement sur des questions de pure philosophie. La philosophie est une certainement une chose simple pour tous les non-humains, pourtant c'est certainement une des discipline ou les mots qu'on y emploi n'ont aucun sens pour le commun des mortel, exactement comme s'il y avait un secret à protéger. Tu veux être libre et toutes les vérités ne sont peut-être pas bonnes à dire.
L'autre jour, il y avait un diner, de fil en aiguille on arrive sur la question du rapport entre les hommes et les femmes, problème qu'il faut aborder d'un point de vue social et du point de vue du couple. Il s'agissait des bandes de bad boys ne respectent pas leur femmes quand ils sont en groupe mais qui la cache et la protège quand il s'agit de la femme de leur vie . Alors, j'ai dis que toutes ces attitudes ne resistent pas à l'Amour. On a rit. Puis je me suis embarqué dans une tirade rigolote en enfilant les idées jusqu'au bout. Et on a rit plus.
C'était pourtant vrai ce que je venais de dire. Trivialement vrai. J'ai dit un truc drôle qui était d'une platitude extrême et d'une vérité évidente. God damn shit ! Why did they hell found this funny !?!
Y'en a un qui dit : "Moi je crois pas à l'amour, ca tient cinq minutes et après il faut gérer." Il avait aussi raison ! S'il n'y crois pas, il doit gérer.
Here we are, may I introduce you to the Keystone. As would say the great mahatmah Gandi : "In life everything is a matter of fee."
(To be continued)
Enfin, j'ai fait le plein d'aventures. Mais quant à en parler directement, ce n'est pas évident, on va voir.
Le Modus Vivendi Blogusculaire ressemble finalement à une philosophie. Vivre, laisser reposer et raconter. Toutes les choses qui me sont arrivées ce week-end sont d'un point de vue strictement positif assez ordinaires, je me prépare pourtant à en faire des fromages. Quelques sessions avec mon frangin et ces quelques sorties nourriront sans mal une semaine de littérature. Le blog est une excellente thérapie contre le pathétique, il donne l'occasion de s'observer permet de se rendre compte à quel point parler de soi est ennuyeux. C'est un exercice délicat entre le journal intime et le journalisme et c'est fascinant. Aujourd'hui, j'ai envie de parler des autres sans savoir par quel bout commencer. Le voudraient-t-ils ? C'est super risqué et dangereux. Même si je suis à la hauteur, il n'est pas sur que ça soit suffisant. Si je changeais ton nom, tu te reconnaitrais tout de suite, car non, la vie n'est pas un observatoire. Vois le danger !
La chose est la suivante, nous sommes tous fait de la même fibre mais toujours cette matière nous semble inextricable alors que nos principes d'action sont très simples. Il y a quelque chose qui nous dépasse comme si nous étions entre l'empan et la pointe d'une flèche. Nous avons développé notre intelligence en fonction d'une tâche à remplir utile à la vie et non pas pour nous. La fonction d'utilité propre même n'a d'ailleurs aucun sens. On arrive directement sur des questions de pure philosophie. La philosophie est une certainement une chose simple pour tous les non-humains, pourtant c'est certainement une des discipline ou les mots qu'on y emploi n'ont aucun sens pour le commun des mortel, exactement comme s'il y avait un secret à protéger. Tu veux être libre et toutes les vérités ne sont peut-être pas bonnes à dire.
L'autre jour, il y avait un diner, de fil en aiguille on arrive sur la question du rapport entre les hommes et les femmes, problème qu'il faut aborder d'un point de vue social et du point de vue du couple. Il s'agissait des bandes de bad boys ne respectent pas leur femmes quand ils sont en groupe mais qui la cache et la protège quand il s'agit de la femme de leur vie . Alors, j'ai dis que toutes ces attitudes ne resistent pas à l'Amour. On a rit. Puis je me suis embarqué dans une tirade rigolote en enfilant les idées jusqu'au bout. Et on a rit plus.
C'était pourtant vrai ce que je venais de dire. Trivialement vrai. J'ai dit un truc drôle qui était d'une platitude extrême et d'une vérité évidente. God damn shit ! Why did they hell found this funny !?!
Y'en a un qui dit : "Moi je crois pas à l'amour, ca tient cinq minutes et après il faut gérer." Il avait aussi raison ! S'il n'y crois pas, il doit gérer.
Here we are, may I introduce you to the Keystone. As would say the great mahatmah Gandi : "In life everything is a matter of fee."
(To be continued)
11 octobre 2005
10 octobre 2005
Here come the sun
Aujourd'hui le ciel est comfortable et son bleu est très pur. Je m'installe dans l'été Indien qui commence, il fera chaud cet après midi. Derrière mon ordinateur, ma retraite est heureuse, je redeviens étudiant et consacre des heures entières à un loisir qui semble complètement vain. Je dilapide mon temps sans le compter et il semble que ma fortune n'a pas de limite.
C'est vrai, je me plains souvent de ma malchance, je me complais à envisager diverses fins du monde en énumérant les chaos possible.
Mais aujourd'hui, je place une ponctuation et je reconnais volontiers ma chance d'avoir quelques restes encore capables de sublimer ce jour même si je sais qu'il ne se passera rien. Mes inventions commencent de pulluler tandis que je laisse ma viande chauffer au soleil. Et je glisse et je dérive, et je me laisse entrainer plus loin dans mes délires. Comme la pelouse manque dans mon bureau, j'invoque ma mémoire pour me faire un lit d'herbe qui bercera ma digestion. Car je n'ai jamais trouvé meilleur endroit pour élaborer les songes que les matelas naturels. L'odeur de la terre, de l'herbe et de l'humidité se confondent et m'habille l'âme, prépare mon oubli. Je rampe sur le sein de la nature, certain que jamais elle ne me repoussera. C'est encore mieux quand coule un petit courant d'eau. Et voilà, le tableau est dressé et je m'endors au soleil auprès d'une source rassurante de fraîcheur, l'herbe grillée est épuisée, les fourmis ronronnent à mon oreille. Déjàn, il est loin mon ordinateur...
Les heures s'allongent, le silence reprend la parole. En écoutant mes songes, le souvenir d'un jour de marché espagnol remonte à la surface sans qu'il semble y avoir d'explications.
C'était il y a très longtemps et je ne suis plus très sûr sans que j'ai pu inventer ce souvenir tant il semble anodin, mais je ne suis plus sur si c'est un vieux rêve.
J'étais gamin et je suivais ma mère qui me tenait par la main à travers la foule. Je ne percevais rien d'intelligible de ma hauteur. Mon horizon était borné de tous coté par les jambes des adultes. Les gens ne me voyaient pas, la main de ma mère ne me lachai pas et je tournait la tête au ciel pour trouver les visages au sommet de ces jambes. J'entendais les cris étranges d'adultes dans une langue que je ne comprenait pas. Ils parlaient forts pour s'échanger des marchandises. Ils faisaient tant de bruit pour si peu ! C'était si dérisoire d'hurler si fort pour vendre des pommes ou des lapins. Des poissons reposaient sur le coté dans des bac a glace, ils avaient les yeux terrorisés. Les étals d'orange étaient facinants, ces fruits complètement rond permettent de réaliser étals complètement réguliers.
Les marchés espagnols terminent tard et après cette épuisante marche, j'avais faim. On a mangé une glace pour mon dédommagement et nous sommes rentrés à notre location près de la mer. L'Espagne à la couleur de l'or dans mes souvenir. C'est une terre très rouge et une ciel très bleu qui se rencontrent. Dans la terre sèche et arabe poussent des orangers. L'écorce des oliviers est sèche. Les herbes ont soifs et elle sont grasses et coupantes. Chaque chose est un peu trop rude là bas. Bientôt, je retourne en Espagne.
PS : Les Beatles m'épuisent. Je viens de relire "Let it be" et j'ai rien compris... J'étais convaincu d'avoir fait un truc valable ! Décidément, demain sera la journée du Prout.
C'est vrai, je me plains souvent de ma malchance, je me complais à envisager diverses fins du monde en énumérant les chaos possible.
Mais aujourd'hui, je place une ponctuation et je reconnais volontiers ma chance d'avoir quelques restes encore capables de sublimer ce jour même si je sais qu'il ne se passera rien. Mes inventions commencent de pulluler tandis que je laisse ma viande chauffer au soleil. Et je glisse et je dérive, et je me laisse entrainer plus loin dans mes délires. Comme la pelouse manque dans mon bureau, j'invoque ma mémoire pour me faire un lit d'herbe qui bercera ma digestion. Car je n'ai jamais trouvé meilleur endroit pour élaborer les songes que les matelas naturels. L'odeur de la terre, de l'herbe et de l'humidité se confondent et m'habille l'âme, prépare mon oubli. Je rampe sur le sein de la nature, certain que jamais elle ne me repoussera. C'est encore mieux quand coule un petit courant d'eau. Et voilà, le tableau est dressé et je m'endors au soleil auprès d'une source rassurante de fraîcheur, l'herbe grillée est épuisée, les fourmis ronronnent à mon oreille. Déjàn, il est loin mon ordinateur...
Les heures s'allongent, le silence reprend la parole. En écoutant mes songes, le souvenir d'un jour de marché espagnol remonte à la surface sans qu'il semble y avoir d'explications.
C'était il y a très longtemps et je ne suis plus très sûr sans que j'ai pu inventer ce souvenir tant il semble anodin, mais je ne suis plus sur si c'est un vieux rêve.
J'étais gamin et je suivais ma mère qui me tenait par la main à travers la foule. Je ne percevais rien d'intelligible de ma hauteur. Mon horizon était borné de tous coté par les jambes des adultes. Les gens ne me voyaient pas, la main de ma mère ne me lachai pas et je tournait la tête au ciel pour trouver les visages au sommet de ces jambes. J'entendais les cris étranges d'adultes dans une langue que je ne comprenait pas. Ils parlaient forts pour s'échanger des marchandises. Ils faisaient tant de bruit pour si peu ! C'était si dérisoire d'hurler si fort pour vendre des pommes ou des lapins. Des poissons reposaient sur le coté dans des bac a glace, ils avaient les yeux terrorisés. Les étals d'orange étaient facinants, ces fruits complètement rond permettent de réaliser étals complètement réguliers.
Les marchés espagnols terminent tard et après cette épuisante marche, j'avais faim. On a mangé une glace pour mon dédommagement et nous sommes rentrés à notre location près de la mer. L'Espagne à la couleur de l'or dans mes souvenir. C'est une terre très rouge et une ciel très bleu qui se rencontrent. Dans la terre sèche et arabe poussent des orangers. L'écorce des oliviers est sèche. Les herbes ont soifs et elle sont grasses et coupantes. Chaque chose est un peu trop rude là bas. Bientôt, je retourne en Espagne.
PS : Les Beatles m'épuisent. Je viens de relire "Let it be" et j'ai rien compris... J'étais convaincu d'avoir fait un truc valable ! Décidément, demain sera la journée du Prout.
07 octobre 2005
Let it be
Le brouillard est tombé sur Paris et cet après midi et mes yeux sont paresseux. J'entends les cris des enfants qui jouent au foot, mais aujourd'hui il semble que ces cris soient uniquement motivés par l'habitude. Le bruit des marteaux et celui des voitures dans la rue témoignent qu'ailleurs on vaque à ses occupations. Heureux hommes, ils s'occuppent ! Ces bruits s'amortissent dans les brumes blanches et ne me dérangent pas tellement car moi je rêve.
Je commence une aventure immobile, question de survie. Dans mon malheur, je ne reçois plus tellement de mails pour me distraire et je dois traverser seul la pénurie intellectuelle. Pour tromper mon oisiveté je dois nébuler avec application. Comme un somnambule j'ultraedite mon oeuvre de la journée. Corrigeant sans fin les lignes que je produit, mon rendement assertif est finalement très faible. En fait je crois que j'écris n'importe quoi... Mais je laisse faire car c'est bon de se noyer dans ces mots. Des figures de style tombent de mon imaginaire et se répandent mon écran, quand ces morceaux de rève atteignent la page, je tente de les denouer et trouver un sens aux invraissemblables ovnis que je commets.
L'hiver se rapproche, il semble que cette année on se passera d'automne pour aller directement en hiver. A droite à gauche, on tombe malade et on se planque le nez dans des vêtements chauds. Nous arrivons à ces phases atmosphériques où les femmes deviennent étranges et vivent une introversion ouatteuse, ni hostiles, ni aimables, leur chauffage intérieur s'est enclenché et pour résumer, nous basculons dans l'ambiance : "Maintenant je m'occupe de moi". Tandis que je mange un sandwitch, j'observe ces mystères qui de déplacent dans le brouillard, peu importe si je n'y comprends jamais rien, je m'occupe. Le temps est à l'égoïsme et à l'économie mais je n'en veux à personne. Je laisse faire, quoique je fasse, je suis complètement démuni face à ce genre de problème.
De mon coté, je ne m'occupe pas spécialement de moi, je rêvasse et je somnole car je suis un piètre laborieux. Je divague dans le blanc des nuages en employé modèle, je rassure mes employeurs en frappant en cadence sur mon clavier, non on ne me paye pas à rien foutre ! Par contre, le téléphone me perturbe. Il me faut quelques minutes pour me remettre de la perturbation des utilisateur de mes programmes. Alors j'invente des statégies. Pour esquiver, je m'ingénie à placer les laborieux employés sur des rails qui vont s'éloignant de moi. J'applique ma théorie suivant laquelle les travailleurs obcessionnels sont comme les locomotives électriques miniature : leur premier besoin est de nature physiologique, il s'agit pour eux de dissiper toute l'énergie qu'ils ont absorbé pendant le repas de midi. Tout ça pour au final, produire un caca. La vie !
Je continue mes ronds de fumée, j'aiguille ces perturbateurs pour qu'ils s'en aillent réclamer la sueur d'un autre. Je pleure leur malheur de ne pas avoir tant d'imagination qu'ils ne puisse pérécliter dans le néant aussi bien que j'y parviens parfois. Tout en philosophie, je conclue que la notion de travail est finalement assez étrangère à la morale. Les temps changent. Ce qui est vrai dans une société en progrès ne l'est plus pour une société décadente. Je ris dans ma barbe, voilà quelque chose de tout à fait arrogant pour mes parents, ils ne pourraient pas comprendre.
Je commence une aventure immobile, question de survie. Dans mon malheur, je ne reçois plus tellement de mails pour me distraire et je dois traverser seul la pénurie intellectuelle. Pour tromper mon oisiveté je dois nébuler avec application. Comme un somnambule j'ultraedite mon oeuvre de la journée. Corrigeant sans fin les lignes que je produit, mon rendement assertif est finalement très faible. En fait je crois que j'écris n'importe quoi... Mais je laisse faire car c'est bon de se noyer dans ces mots. Des figures de style tombent de mon imaginaire et se répandent mon écran, quand ces morceaux de rève atteignent la page, je tente de les denouer et trouver un sens aux invraissemblables ovnis que je commets.
L'hiver se rapproche, il semble que cette année on se passera d'automne pour aller directement en hiver. A droite à gauche, on tombe malade et on se planque le nez dans des vêtements chauds. Nous arrivons à ces phases atmosphériques où les femmes deviennent étranges et vivent une introversion ouatteuse, ni hostiles, ni aimables, leur chauffage intérieur s'est enclenché et pour résumer, nous basculons dans l'ambiance : "Maintenant je m'occupe de moi". Tandis que je mange un sandwitch, j'observe ces mystères qui de déplacent dans le brouillard, peu importe si je n'y comprends jamais rien, je m'occupe. Le temps est à l'égoïsme et à l'économie mais je n'en veux à personne. Je laisse faire, quoique je fasse, je suis complètement démuni face à ce genre de problème.
De mon coté, je ne m'occupe pas spécialement de moi, je rêvasse et je somnole car je suis un piètre laborieux. Je divague dans le blanc des nuages en employé modèle, je rassure mes employeurs en frappant en cadence sur mon clavier, non on ne me paye pas à rien foutre ! Par contre, le téléphone me perturbe. Il me faut quelques minutes pour me remettre de la perturbation des utilisateur de mes programmes. Alors j'invente des statégies. Pour esquiver, je m'ingénie à placer les laborieux employés sur des rails qui vont s'éloignant de moi. J'applique ma théorie suivant laquelle les travailleurs obcessionnels sont comme les locomotives électriques miniature : leur premier besoin est de nature physiologique, il s'agit pour eux de dissiper toute l'énergie qu'ils ont absorbé pendant le repas de midi. Tout ça pour au final, produire un caca. La vie !
Je continue mes ronds de fumée, j'aiguille ces perturbateurs pour qu'ils s'en aillent réclamer la sueur d'un autre. Je pleure leur malheur de ne pas avoir tant d'imagination qu'ils ne puisse pérécliter dans le néant aussi bien que j'y parviens parfois. Tout en philosophie, je conclue que la notion de travail est finalement assez étrangère à la morale. Les temps changent. Ce qui est vrai dans une société en progrès ne l'est plus pour une société décadente. Je ris dans ma barbe, voilà quelque chose de tout à fait arrogant pour mes parents, ils ne pourraient pas comprendre.
04 octobre 2005
Publicité : Des noeuds au cerveau
Elle est intéressante la signature de mes mails, j'en use comme d'une publicité car je trouverai très dommage, après ces efforts, que mon blog ne soit pas lu.
C'est grave ! Je crois que je crache contre le vent et je ne parviens pas à me désinterresser de l'audience du blog. Sans doute, personne n'est dupe. Comment faire ? J'ai donc deux problèmes infects.
- Le premier est que je suis égocentrique.
- Le deuxième est que ma publicité ne peut être conçue que comme une négation de la profondeur car on ne démontre pas en se réservant.
Et le pire c'est que chaque lettre que j'écris rajoute à la crise, c'est dramatique.
- Je...
Aaaaah... Non ! Fini ! Arrêtez d'emmerder le monde avec cette connerie ! Tuons le 'je' ! 'je' va à la poubelle. 'je' m'emmerde et 'je' vous emmerde aussi. Alors méfiez vous de 'moi' et laissez 'moi' !
Ce genre de problème nécessite une sagesse infinie pour se résoudre, il s'agit peut-être de la quadrature du cercle. Soit je expose une théorie générale de l'individu, soit je se tait.
Je préfère se taire et enlever sa publicité.
C'est grave ! Je crois que je crache contre le vent et je ne parviens pas à me désinterresser de l'audience du blog. Sans doute, personne n'est dupe. Comment faire ? J'ai donc deux problèmes infects.
- Le premier est que je suis égocentrique.
- Le deuxième est que ma publicité ne peut être conçue que comme une négation de la profondeur car on ne démontre pas en se réservant.
Et le pire c'est que chaque lettre que j'écris rajoute à la crise, c'est dramatique.
- Je...
Aaaaah... Non ! Fini ! Arrêtez d'emmerder le monde avec cette connerie ! Tuons le 'je' ! 'je' va à la poubelle. 'je' m'emmerde et 'je' vous emmerde aussi. Alors méfiez vous de 'moi' et laissez 'moi' !
Ce genre de problème nécessite une sagesse infinie pour se résoudre, il s'agit peut-être de la quadrature du cercle. Soit je expose une théorie générale de l'individu, soit je se tait.
Je préfère se taire et enlever sa publicité.
03 octobre 2005
Les Lundis de l'histoire
Attendu qu'il faut tirer le plus grand bénéfice de chaque jour qui passe, je décide de ne plus verser autant dans les sciences informatiques. On dit que c'est mon devoir. Je nuance. Bien sûr, l'informatique est utile, mais pas plus que les trains électriques miniatures, c'est une forme d'occupation. Finalement, il est raisonnable de passer énormément de temps à réfléchir et à ne rien faire de concret. Surtout par les temps qui courrrent... l'intelligence devient précieuse.
Aujourd'hui, j'embrasse le soleil et l'air a un goût de déjà vécu me rappelle chez mes grands-parents. Objectivement, il est assez improbable que le paysage que je vois par ma fenêtre ai pu s'inspirer de l'horizon qu'il y avait chez ma grand mère. Pourtant, je crois flairer un mélange familier d'odeur, entre humidité et odeur de la terre, une certaine couleur du ciel ou sans doute une certaine disposition d'esprit transforme ce matin en hier.
J'ai sans doute besoin de penser la campagne Mancelles de mes vacances quand j'allais faire du vélo aux aurores après m'être enfilé un petit déjeuner gargantuesque avec des tartines passées au toaster et généreusement beurrées, elles étaient taillées dans le large d'un bon pain de quatre livres trop cuit. J'attendais que le beurre se fonde intégralement et ne laisse plus de trace jaune sur la tartine ou bien je trempai consciencieusement ces tartines en contemplant le beurre fondre dans le lait chaud et former des gouttes huileuses à la surface. Ce beurre était facile à tartiner et légèrement rance car il était conservé à l'extérieur du frigo. En général, mes grands parents aimaient que le pain soit bien cuit et que sa mie soit blanche car il fallait que les aliments puissent se conserver longtemps. Quand j'étais enfant j'identifiais ces impressions en les rattachant au concept du vieux. Je n'aimais pas tellement ces endroits parce qu'ils n'étaient pas aussi propres que chez moi. L'odeur des granges et des cuisines dans les campagne formait l'antithèse de mon confort douillet de citadin. Quand on se levait le matin, le carrelage était réellement froid et quand ma mère nous envoyait chercher nos chaussons, l'objectif n'était pas si bourgeois que dans notre maison. A la campagne la lutte pour que je ne perde plus mes chaussons n'était pas un maternage vain car l'enrhumement était une menace réelle.
Je m'ennuyais énormément là bas, il semblait et même la télé avait l'air plus nulle que chez moi, d'abord elle fonctionnait tout le temps et le son était trop fort. Le midi, on regardait les jeux télévisés en mangeant de la soupe, je m'ennuyais, mais je regardais tout de même ces émissions, à défaut de dessins animés, l'inspecteur Derrick faisait parfois l'affaire. Quand le temps était beau, les parents nous disaient d'aller jouer dehors. Mais pour nous, le besoin de courir était indépendant des nuages. Je partais à l'aventure au milieu de pavillons autour des ronds points. Je m'en allais souffler dans l'air froid du matin battre des records de vitesse. Après avoir pris l'élan qu'il convient j'escaladais des buttes avec mon vélo. Les croûtes sur les genoux étaient autant de témoignages de mon courage et de mon obstination. J'avais alors quelques records à battre et il me fallait monter la pente sans poser le pied à terre, la descendre le plus vite possible sans tomber par terre et réussir à faire monter les cerf-volant uniquement en les trainant derrière moi quand le vent ne venait pas. On courrait, on se battait souvent. On jouait avec des couvertures en se fabricant des cabanes dans le jardin. C'était vraiment génial de s'abriter sous ces cabanes de fortune : Avec trois bouts de bois posés sur des chaises et une couverture trouée sur le dessus nous fabriquions notre repère. C'était notre bonheur. Suivant les alliances du moment, certain étaient autorisé à rentrer dans la cabane et d'autre pas, ce genre de domaine s'administre sérieueusement.
L'instinct primitif du terrier est génétique, la jouissance de la cabane est une sensation pure. On construit la cabane et puis on ne bouge pas, on guette les adultes. On regarde ce qui se passe autour. Chez mes grands parents du coté de mon père, nous n'avions pas de couvertures pour construire nos cabanes. Nous ne disposions que de grandes baches noires en plastique pour notre assemblage. Nous nous en contentions, mais l'été, c'était une vrai fournaise. Mais quelques chaleurs qu'il y ai à l'extérieur, par un trou de la bache, nous guettions les activités de la ferme depuis ce repaire sombre. Quand il pleuvait en revanche, c'était beaucoup mieux. Même percée, notre bache remplissait son office et nous protègait du gros des gouttes, nous entendions le bruit des gouttes s'éclater sur le plastiques et nous jouions au Lego. Version simplifiée du bonheur. Oui, le besoin d'un abri est si profond.
Je suis toujours fasciné par mon enfance... je n'ai jamais su vivre si pleinement que depuis mon enfance. Hors l'enfance les choses sont gâtées, elle sont complexes et noueuses. Tout a cessé d'aller droit et tout a commencé à me coûter énormement depuis. En fait, c'est une puissance incroyable qui réside dans le discours : "Quand je serai grand je serai pilote d'avion."
A supposer que j'ai des rêves. Je crois qu'au mieux je pourrai dire j'aimerais Un conditionnel et plus un impérial futur. Maintenant je suis au conditionnel parce que "conditioné". Pour un gamin, tout ce qu'il pense est vrai à défaut d'autre chose... Enfin, à moins que je ne me trompe...
Aujourd'hui, j'embrasse le soleil et l'air a un goût de déjà vécu me rappelle chez mes grands-parents. Objectivement, il est assez improbable que le paysage que je vois par ma fenêtre ai pu s'inspirer de l'horizon qu'il y avait chez ma grand mère. Pourtant, je crois flairer un mélange familier d'odeur, entre humidité et odeur de la terre, une certaine couleur du ciel ou sans doute une certaine disposition d'esprit transforme ce matin en hier.
J'ai sans doute besoin de penser la campagne Mancelles de mes vacances quand j'allais faire du vélo aux aurores après m'être enfilé un petit déjeuner gargantuesque avec des tartines passées au toaster et généreusement beurrées, elles étaient taillées dans le large d'un bon pain de quatre livres trop cuit. J'attendais que le beurre se fonde intégralement et ne laisse plus de trace jaune sur la tartine ou bien je trempai consciencieusement ces tartines en contemplant le beurre fondre dans le lait chaud et former des gouttes huileuses à la surface. Ce beurre était facile à tartiner et légèrement rance car il était conservé à l'extérieur du frigo. En général, mes grands parents aimaient que le pain soit bien cuit et que sa mie soit blanche car il fallait que les aliments puissent se conserver longtemps. Quand j'étais enfant j'identifiais ces impressions en les rattachant au concept du vieux. Je n'aimais pas tellement ces endroits parce qu'ils n'étaient pas aussi propres que chez moi. L'odeur des granges et des cuisines dans les campagne formait l'antithèse de mon confort douillet de citadin. Quand on se levait le matin, le carrelage était réellement froid et quand ma mère nous envoyait chercher nos chaussons, l'objectif n'était pas si bourgeois que dans notre maison. A la campagne la lutte pour que je ne perde plus mes chaussons n'était pas un maternage vain car l'enrhumement était une menace réelle.
Je m'ennuyais énormément là bas, il semblait et même la télé avait l'air plus nulle que chez moi, d'abord elle fonctionnait tout le temps et le son était trop fort. Le midi, on regardait les jeux télévisés en mangeant de la soupe, je m'ennuyais, mais je regardais tout de même ces émissions, à défaut de dessins animés, l'inspecteur Derrick faisait parfois l'affaire. Quand le temps était beau, les parents nous disaient d'aller jouer dehors. Mais pour nous, le besoin de courir était indépendant des nuages. Je partais à l'aventure au milieu de pavillons autour des ronds points. Je m'en allais souffler dans l'air froid du matin battre des records de vitesse. Après avoir pris l'élan qu'il convient j'escaladais des buttes avec mon vélo. Les croûtes sur les genoux étaient autant de témoignages de mon courage et de mon obstination. J'avais alors quelques records à battre et il me fallait monter la pente sans poser le pied à terre, la descendre le plus vite possible sans tomber par terre et réussir à faire monter les cerf-volant uniquement en les trainant derrière moi quand le vent ne venait pas. On courrait, on se battait souvent. On jouait avec des couvertures en se fabricant des cabanes dans le jardin. C'était vraiment génial de s'abriter sous ces cabanes de fortune : Avec trois bouts de bois posés sur des chaises et une couverture trouée sur le dessus nous fabriquions notre repère. C'était notre bonheur. Suivant les alliances du moment, certain étaient autorisé à rentrer dans la cabane et d'autre pas, ce genre de domaine s'administre sérieueusement.
L'instinct primitif du terrier est génétique, la jouissance de la cabane est une sensation pure. On construit la cabane et puis on ne bouge pas, on guette les adultes. On regarde ce qui se passe autour. Chez mes grands parents du coté de mon père, nous n'avions pas de couvertures pour construire nos cabanes. Nous ne disposions que de grandes baches noires en plastique pour notre assemblage. Nous nous en contentions, mais l'été, c'était une vrai fournaise. Mais quelques chaleurs qu'il y ai à l'extérieur, par un trou de la bache, nous guettions les activités de la ferme depuis ce repaire sombre. Quand il pleuvait en revanche, c'était beaucoup mieux. Même percée, notre bache remplissait son office et nous protègait du gros des gouttes, nous entendions le bruit des gouttes s'éclater sur le plastiques et nous jouions au Lego. Version simplifiée du bonheur. Oui, le besoin d'un abri est si profond.
Je suis toujours fasciné par mon enfance... je n'ai jamais su vivre si pleinement que depuis mon enfance. Hors l'enfance les choses sont gâtées, elle sont complexes et noueuses. Tout a cessé d'aller droit et tout a commencé à me coûter énormement depuis. En fait, c'est une puissance incroyable qui réside dans le discours : "Quand je serai grand je serai pilote d'avion."
A supposer que j'ai des rêves. Je crois qu'au mieux je pourrai dire j'aimerais Un conditionnel et plus un impérial futur. Maintenant je suis au conditionnel parce que "conditioné". Pour un gamin, tout ce qu'il pense est vrai à défaut d'autre chose... Enfin, à moins que je ne me trompe...
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