29 décembre 2005

La promenade des Lions

- A qui de droit



Deux dunes qui s'érigent comme des caresses au ciel, au dessus d'elles tournent des vents asséchés qui échangent des ardeurs en leur langue de feu, tandis qu'en bas dansent des mirages.
C'est ici que se promènent les lions. Les yeux fermés, ils goûtent le génie de la géographie. Tandis qu'ils s'avancent, il prient pour n'oublier ni la terre brûlante, ni les plateaux incandescants, ni ses aucunes de ces oasis fruitées. A vrai dire, ces sommets de bonheur s'escaladent en quinze minute de sueur mais, Sur ces chemin là, on aimerait s'épuiser une éternité. Dans les plus grands vertiges de l'errance, les promeneurs savent leur insignifiance et il semble que la vie vacille.

Le crépuscule arrive et les nuages se chargent d'une onde fertile, le ciel lourd, impatient d'irriguer et gonfle de seconde en seconde.

La terre avide sous son ombre, se ravine et attend que l'orage gronde et libère ses trombes.... Finalement il éclate comme un soupir, mais on ne sais plus s'il faut dire s'il est tellurique ou météorologique.

D'ici, les siècles des siècles nous contemplent.

25 décembre 2005

La fatalité et la raison

De nos jours, il est de bon ton de rejeter ce qui se rapporte à la fatalité, chacun a décidé que tout n'était qu'une question de volonté. Je n'aime guère ce genre de poncifs simplistes. En l'occurence, je crois que c'est une question moins triviale qu'il n'y paraît. La philosophie "main stream" des pays occidentaux manque cruellement d'humilité pour s'en rendre compte. Le destin est une sorte de livre que nous n'écrivons pas, Dieu tient la plume et nos vies sont le résultat d'une succession d'incidents. Lorsque le destin menace notre liberté, il devient dérangeant pour une société athée.

Pourtant si l'on y réfléchit, ce type de raisonnement est absurde. En effet, la liberté est toujours relative à notre condition, mais la fatalité est absolue. Le destin est d'ordre cosmique. Il possède même un sens clair, même pour les objets qui ne sont pas doté de volonté. Par exemple, le destin d'une pierre est de choir. Donc il faudrait considérer la fatalité dans un cadre beaucoup plus large que nos pauvres vies.

Depuis ma petite fenêtre, j'explique cette valeur négative dont on charge le fatalisme ainsi : la fatalité et les modifications incidentelles de nos trajectoires sont associées à la passivité. Puisque la philosophie actuelle tend à considérer la vie comme un principe d'action et non pas comme un moyen de contemplation, on en conclut que suivre un destin tout tracé est simplement une négation de la vie.

Finalement, je crois qu'on se trompe de coupable, premièrement : Il est idiot de lutter contre le destin puisque il est d'une connerie abyssale de vouloir lutter la volonté de Dieu. De plus, nos efforts seront toujours vains dans cette lutte puisqu'il faut considérer que l'on n'a choisi ni son caractère ni ses désirs.

Deuxièmement, notre entendement étant limité, nous ne pouvons bien sûr pas comprendre la fatalité cosmique, au mieux nous pouvons fabriquer une représentation de la réalité et suivre la trace de notre propre destin en influençant seulement le présent. Incidement, si l'on consière que la vie réside dans un principe d'action, seul l'accomplissement d'une vie entendue pourrait constituer une fatalité. Concluons, donc qu'il ne faut pas être raisonnable pour être moderne. Autrement dit, il faut faire n'importe quoi pour être moderne.


Synthèse :
Moderne = Libre et épanoui -> Fuit la fatalité -> Fuit son propre destin entendu -> Fait Porte-Nawak

QUOD

Tu me suis ? Alors, s'il te plait, j'ai pris mon Dimanche de Noël pour te le dire : Arrête d'être moderne.

Eh oh... Y'a quelqu'un ?...

Bein vous êtes où ?

Echo....

echo..
echo...

Putain, on peut même plus parler de philo. Merde, alors... T'façon, j'en ai rien à foutre...

OK Computer

Voilà, nous sommes enfin arrivé ce Week End, tous mes atomes ont oubliés leur fatigue et j'espère écrire jusqu'à ce que la nuit se termine et enfin s'offrir ce luxe de solitude et pouvoir jouer dans les étoiles. Comme lorsque je m'enfonce dans le métro, les mots coulent, mais cette fois il semble que la pathétique ne soit pas destinée à commettre un meurtre. Enfin, je peux me glisser dans leur chimère comme on s'enfonce sous les drap. J'ai mis mon casque, j'ai branché mon iTunes et je suis devant mon écran dernier cri. Quel bonheur ! A partir de zéro, je m'en vais dans la même direction, mais cette fois je sais pourquoi.

Mes collocataires se sont couchées, je suis le seul maître à bord, unique pilote à bord de mon odyssée délirante. Nous avons eu ce soir quelques discussions philosophiques, rien de transcendant, mais bientôt je pourrais escrimer correctement et retrouver un peu de bonheur à argumenter en Castillan. Cependant, je pourrais peut-être ne rien trouver à défaire, l'Espagne n'est pas un pays très riche en philosophes et ce n'est certainement pas un hasard. Au delà des caricatures de l'espagnol : Chismes (Commérage) et Foot, il y a bien une réalité au prosaïsme espagol. Par exemple, pour dire ses rêves au moment où l'on souffle son gâteau d'anniversaire on dit "ilusiones", et pour dire des illusions on dit : "ilusiones" ! Les mots espagnol sont étonnament injectifs. D'un certain point de vue, c'est navrant. Mais je crois que ce n'est pas seulement une question de philosophie qui se déciderait au niveau de chacun, il s'agit bien d'une question de culture et c'est assez interéssant. Il y ceux qui savent vivre correctement dans des histoires qu'ils se racontent et s'efforcent de préserver leurs illusions de l'ombre du monde et il y a ceux qui n'attendent rien et ramassent les fruits de chaque jour comme il sont.

A propos de futur :
Maintenant, je dois faire une annonce, c'est marqué dans le petit livre que j'ai recu ce matin en sortant du métro : Como dejar de fumar. J'arrête de fumer au Premier Janvier et j'ai besoin de vous encouragements. Globalement, vous pouvez vous en foutre mais finalement, si vous venez régulièrement sur ce Blog, vous allez bouffer vingt jours de Super Négativite et je m'écouterai deux Requiem pour plomber un peu le truc avant de publier, je sens que l'oeuvrage sera un peu nerveux. Et vous me direz : ça faisait longtemps !

23 décembre 2005

Confutatis

Quand j'écoute le Requiem avant d'aller dormir, je suis certain de passer une mauvaise nuit, et quoi ? Mieux vaut ce noir alcool qu'un autre... Parfois je me demande comment Mozart a pu commettre une telle oeuvre, cette musique n'est pas humaine, elle relève du génie absolu, rien qu'un mouvement me renverse les tripes, et toujours je ne suis pas capable de l'écouter en entier. Parfois j'imagine ce que c'est d'écrire une telle "chose". Il faut être fou pour parvenir à ce résultat et sans doute ne nourrir aucune illusion sur sa survie mentale à l'issue d'une pareille écriture. Toujours plus profond, plus trouble, noir, pathétique... et cette musique me façonne l'insomnie.

En étant fasciné par sa propre trajectoire, on se trouve toujours au bout d'une histoire qui s'épuise alors on s'y appuie, on creuse encore et laisse le langage dicter son histoire et son univers. Chaque jour en se construisant sur celui d'hier construit une réalité qui ne respecte les intentions d'une quelquonque vérité et la vie sombre dans le pathétique... Alors, rien n'est plus dangereux comme de fuir à tout prix la routine et de croire à des solutions. C'est hélas humain.

Et cette économie mondialisée a tout d'une fièvre pathétique. On invente des remèdes toujours plus globaux, plus théoriques et on noue le drame. Moi même suis coupable de me coucher si tard pour réfléchir autant. Je ne serai jamais socialiste, mais de fait l'homme aime le pathétique et je n'y peux rien.

J'aimerais ne plus voir jamais cette lente tristesse qui transpire par tous les pores des pauvres humains, mais elle est là. Aïcha ne veut plus chercher son appartement avec moi disant qu'elle traverse une période trouble. Comme il est loin l'Olivier et je ne vois plus l'Oranger. Mais je suis sur qu'il faut mieux manger maintenant et me nourrir mieux, parasite sans doute...
La musique s'est tue... Je m'en vais mal dormir

22 décembre 2005

Electronic nostalgy

Enfin, j'allume mon PC et je peux contempler paisiblement les photos sur mon disque dur. Désormais, elles sont les vestiges d'un ancien temps et je me suis offert une autre enfance et une raison d'espérer. Maintenant, je peux me souvenir de mon appartement, comme s'il s'agissait d'un paradis perdu. Je me rappelle du zèle imbécile que je mis à vider mon studio et de l'effort que j'ai du consentir pour avoir moins en me disant "L'argent ne fait pas le bonheur : Soit, essayons !" Dans l'absolu ma bêtise est parfaitement admirable.
Je rêvais d'une belle aventure, et voilà ! Je crois que l'aventure est terminée, maintenant il me reste à parvenir à peu près au même objectifs que j'avais il y a quelques années :
- Modifier mon menu pour ne plus manger des pâtes et des pizzas tous les jours
- Trouver l'envie d'avoir une vie à la fois rythmée et aèrée
- Avoir l'envie de retourner au boulot tous les jours par de subtiles astuces psychologiques

Rien de neuf alors, j'essaierai juste d'y parvenir plus rapidement, c'est juste un hoquet de l'histoire. Je suis seulement parvenu à m'offir une nouvelle enfance mais le présent est toujours pénible. La preuve par l'exemple de ce dont on m'avait prévenu : il n'y a pas d'ailleurs meilleurs.
La preuve que la peur est utile.

Oui, c'est vrai je m'ennuyais souvent là bas et il me fallait de l'air, mais j'oublie vite et rien n'y fait, devant mon ordinateur douillet, tant pis pour le lyrisme et les idéaux, je reviens à la vie et le sang coulera à nouveau dans mes veines quand j'aurai enfin ma connexion Internet. C'est le corps qui parle : Mort de fatigue dans les transports, usé par mes journée de travail j'écris debout dans le métro, j'écris comme on vomit : un flux ininterrompu d'encre noire s'entortille et gémit comme à l'agonie, infâme tout ce qu'il touche : Oh, l'affreux ! Ce n'est plus l'écrivain qui tremble, c'est la page blanche qui blêmit quand approche l'heure de torcher toute ces saletés. Je ressemble à un fou dans le train, en l'occurrence les apparences ne doivent guère se tromper et c'est super comique. Un mec sujet au migrations pendulaires (comme on dit dans le milieu) se promène toujours avec son nuage noir au dessus de la tête et, à coté de lui, tout est radieux.
Alors je sais ce que tu vas me dire : "Arrête ton cinoche mec, tu viens d'arriver, tu voudrais pas non plus qu'on te serve dans des couverts en argent non plus." Bein si, j'aimerais bien en fait, les milieux autorisés prétendent que l'espoir faire vivre, alors !

Sonia me dit qu'on est ce que l'on mange. Aïcha pretend que l'on transporte ce que l'on est. C'est fondamentalement incompatible. Je ne suis parvenu à aucun arbitrage, mais je vais y penser.

21 décembre 2005

Kyrie

Je compte jusqu'à trois et vous disparaissez : travailleurs, voitures, tristesse. 1 , 2 , 3 ... Ça y est, vous n'êtes plus là ?

Comme ils sont loin l'Oranger et l'Olivier. Ma soeur me dit qu'elle va très bien, mais elle va très mal et s'épuise d'amour, l'autre prétend qu'elle veut être seule mais elle se cache pour se détruire, sans autre responsabilité. Mes frères ne vont guère mieux, ont peur des enfants et meurent de gentillesse. Et moi, je ne suis qu'un vermicelle couvert d'un manteau d'orgueil, de poussière et de sueur.

Je devrais me mettre au milieu de la ville et crier : Arrêtez ! mais j'ai peur que cela ne serve à rien. La machine s'est bloquée et se sape elle même. J'ai peur.

20 décembre 2005

La métaphysique des Culs

Dans ce restaurant espagnol, je mangeais mon steak au milieu d'espagnols viandards et braillards et tout le temps, je ne pensais qu'à ça. Ma métaphysique des culs. Quel titre génial !
Je pensais à ma digestion et au ventilateur quand il versera sur moi son air chaud. Je soupirai au moment où l'émulsion se fera transcendantale à celui où je sombrerai dans des rêves peuplés de fesses photographiées ou inventées comme autant de promesses d'ailleurs plus tendres, d'îles plus douces.
Simple et rondes, sans métaphysique ni théorie générale de la vie, elles seront là ni libres, ni captives, en ligne de flottaison sur mon horizon. Il y aura ces bouées auquelles me raccrocher et, pour un temps précieux et solaire, j'aurai oublié cette vie médiocre, enfin je pourrai m'abîmer sans gravité et plonger dans mes délires voluptueux. Interdit, m'imaginer ces peaux de pêches derrière de fichues toiles qui bruissent comme scintillent les étoiles.

19 décembre 2005

Pfff...

Ce midi je mange dans la salle à manger de l'entreprise. Je ne suis pas dans mon milieu, je ne connais personne et les discussions me dépassent : on parle de foot et plus précisemment de l'équipe de l'entreprise ainsi que des discothèques à Barcelone. J'entends la moitié des mots dès lors que l'on s'engage sur des sujets un peu spécifiques, il me faudra un peu de temps avant de tout comprendre.

Cette ville est une vraie Babylone, un peu décadente et travailleuse à la fois. Elle a pris toutes les valeurs les plus modernes, on y agit comme si demain n'existait pas, et on insiste sur les joies des petites choses, drogues et autres... surtout, prendre en main son destin. Les petits blancs colons dont je suis en ont fait une icône finalement très plate. Dans l'absolu, on a cherché à la fois la tolérance et la passion pour qu'elles composent ensembles et... Pff...
Cette ville est comme pas assez ancienne : Des magasins, des bars, la mer dont on ne sens pas l'odeur et voilà...
Ses vibrations sont mécaniques. Dans cette ville tout est IN et rien n'est OUT, un peu déracinée, on se concentre ici, sur l'indépendance de la Catalogne, la sortie du Samedi et les résultats du Barça. BCN n'est probablement qu'une première marche.

Et les Espagnoles... ?

En un mot, mmmm... Et je n'en dirais pas plus.

15 décembre 2005

Putain, j'ai envie de chier...

Ah bah oui... Ca libère... Et je sais que c'est élégant comme titre...

Oui, en fait j'ai trouvée l'idée je suis un gosse de riche parti dans sa lubie de couilloner la marche du destin mais je suis allé au bout : Maintenant je me retrouve dans une chambre ridiculement petite, sans femme, sans voiture, avec beaucoup de transport pour me rendre à un boulot plus difficile et probablement stressant et dans un pays que je ne suis pas certains d'aimer. Positivement, j'ai l'impression d'avoir foutu en l'air pas mal de chose d'un coup. Bravo ! Dans le milieu on dirais : "Quel Con !".

Mais bon, c'est fait, il est trop tard, et quand bien même il ne s'agissait que d'un caprice... J'aurais dans l'histoire pris un peu de sagesse et je goûterai peut-être un jour le bonheur simple d'une femme, d'enfants et d'une maison avec un jardin et même si c'est dans une résidence pavillonaire.

Mmmm...

C'est quand même incroyable, je me retrouve dans ce boulot au milieu d'une équipe de Top-Gun, international et tout, la crème de la crème... Et rien, dès qu'on m'oublie je glandouille tel Gaston Lagaffe. Je crois qu'il me rendraient un service inavouable en me bottant le cul pour me foutre dehors. Ce serais une bonne idée tiens ! : Pour complèter le tableau j'aimerais bien un jour dormir sous un pont.

Mesdames, excusez je me lâche dans un excès sublime de pessimisme et d'impuissance :

- Prout. Ce monde est une merde.
- A coeur vaillant rien d'impossible...
- Oui, et ta soeur... Elle bat le beurre ?
- Enculé
- Pauv Naz...

Putain, Dieu joue du bonheur comme d'une savate...et je devrais dormir

12 décembre 2005

That's life

Ai-je déjà dit que ce monde est une Merde ? Non ! ?
Franchement, c'est à mourir de rire, je suis venu ici pour casser ma bagnole et vivre dans un piaule de 8 m2 d'où l'on entends parfaitement les voitures passer sur le boulevard et les éboueurs vider les poubelles à deux heures du mat sous des couvertures trop petites pour protéger du froid qui coule par la fenêtre pas suffisament étanche. Tout ça pour enfin commencer un boulot qui se trouve à une heure de distance et où l'on travaille beaucoup.
En fait, maintenant, je n'ai plus de pognon et cette ville me suce le pognon à vitesse grand V pour une transition de merde, mais de merde. Heureusement que l'espoir fait vivre et que j'en avais un max... Maintenant je tape sur mes réserve, je vire au caustique.

10 décembre 2005

Barcelone et le joint de culasse

Ecrire voilà tout ce qu'il me reste. Au terme d'un voyage dans la veine des plus purs looser. Je suis finalement parvenu à Barcelone. Et je suis à la porte de l'appartement en train d'attendre que quelqu'un vienne me porter les clés.

C'était un voyage de fou. Le voyant de température s'est allumé. Un mécanicien sur le chemin m'a expliqué. Le radiateur ne fonctionnait plus. Le joint de culasse est mort, il fuit dans le radiateur et la voiture monte en pression évaporant le liquide. J'ai consommé pour venir ici pas moins de 4 litres de liquide de refroidissement. Je roulais en portant mes mains près du chauffage quand la chaleur ne venait plus, cela signifiait aue le radiateur s'était bloqué.
Je devenais fou et je parlais tout seul, j'insultais ma voiture et j'essayais de tenir tranquille ma voiture en lui chantant des berceuses.

Maintenant je suis dans cyber café, vraiment à l'étroit pour faire de la littérature. C'est la merde.

02 décembre 2005

Hello, Goodbye

Demain, ce sera le jour où je dirai au revoir à tout le monde, et je ne reverrai jamais certains. Je ne le réalise pas. Mais voilà, c'est ça la vie. C'est simplement que je n'arrive pas à me l'imaginer, ça me semble impossible.
Etrange. Je suis comme au bord d'une falaise et sous moi presque tout est possible. Mes jeux de gamins, comme de faire des cartons, rêgler mes différentes factures, échappent totalement au drame. Je n'ai rien d'un globe trotter et je ne peux absolument pas dire si je reviendrai.
Rien n'est gagné encore, c'est vrai. Mais bientôt j'aurais atteint mon objectif : Barcelone. Il aura suffit d'agir, et de ne pas se fier à mes doutes, car j'en ai beaucoup trop, c'est un fait.
Quand on cherche la vie, elle est infiniment dense et surprenante quand il ne s'agit pas de choses matérielles.
Mon cas n'est pas intéressant en fait, mais ce que j'en sais concerne tout le monde car j'en ai vraiment marre du malheur. Maintenant je sens comme il pue, je vois dans les yeux des autres ces rêves qu'on dit tout haut mais que la raison ou la société assassine. Quel gachis. Je suis sur maintenant que nos entendements sont limités, que la morale l'est également. Je crois que les ailleurs existent mais qu'ils sont loins, il faut juste se rendre à ce loin : coûte que coûte.
Avant de sauter, je fais un voeux. Peu original. Je le tais... mais il te concerne.
Et hop...