30 août 2005
Une belle journée
Légère et douce à commencer, mes neurones n'arrivent pas à se canaliser pour produire quoi que ce soit de binaire. Mon prochain morceau s'appelera : "Words lacks thruth..." C'est affreux à prononcer, il n'y aura pas de chanson. Juste une ballade à jouer un dimanche matin à onze heure le matin - c'est précis - et un seul témoin. Il faudra que ma main tremble suffisament, pourtant il ne faudra pas qu'elle se trompe. C'est impossible à exiger... mais ça peut arriver, sait-on jamais.
29 août 2005
Monde fou : A tes marques !
Je suis persuadé que le monde s'apprête à devenir fou. Chez moi, la mutation se manifeste par une cyclotymie d'envergure déraisonnable et je ne parviens pas à me fixer l'humeur. Il y a deux semaines, le moral dans les chaussettes, il était impossible de descendre plus bas. Je crois que j'ai senti le fond en dessous mes pieds. Maintenant, je ne suis même plus capapable de mesurer comme j'étais mal car mon humeur monte comme une bulle. Même si je sais pourquoi, je suis incapable de modérer cette ascension, je suis amnésique. Au diable !
Je ne suis pas le seul, chez les autres, je vois la folie du monde se dessiner et m'apparaître de plus en plus clairement. Lors de ma marche dominicale méditative, je croisais deux personnes qui s'entretenaient d'elles même en pleine rue. D'habitude je n'en croise qu'une seule au maximum.
Près de l'eau calme de l'étang, j'ai eu quelques réflexions sur la tentation de la Page blanche. J'appelle tentation de la Page blanche ce vertige qu'on a à un moment donné, déclenché par un profond ennui. Quand on a rien a perdre, le renouveau devient possible et logique. Cela peut se passer de deux manières selon les individus, certains passent à l'acte consciemment en prenant une décision douloureuse à l'issu d'une dépression et d'autres le font inconsciemment en pétant les plombs. Quand on laisse une partie du cerveau vivre des vies éphémères noires ou roses alors on approche de la folie - certainement mon cas. Dans ces conditions, le temps, l'avenir perdent de leur sens. La page blanche devient raisonnable puisqu'elle n'a pas de passé et aucune responsabilité du futur. La folie devient donc une réponse naturelle, sursaut de folie devient ce qu'il y a de plus intelligent à faire.
Maintenant, on sait qu'il n'y aura pas de révolution et puisque la politique ne nous sauvera pas, c'est Dieu qui nous sauvera. Sans doute eut-il fallu mieux dire dans ce pays qui n'aime pas les religions : On ne sera pas en mesure de prendre les décisions qui nous sauverons, la nature les prendra pour nous.
Olivier Besancenot, le leader de la ligue communiste révolutionnaire déclarait à la radio ce matin qu'il fallait rester révolutionnaire en politique et la rupture et las seule solution. En même temps il n'a rien compris et il a presque raison car finalement, nous utiliserons la rupture d'anévrisme pour refaire la lumière !
Plus le temps passe et plus je sens la matière de ce que je dit, j'en suis sûr. Si chacun veut devenir artiste ou pête les plombs, ceux qui restent capables de vivre dans une dimension positive de la vie (réussite sociale, l'argent) sont de moins en moins nombreux, c'est que la folie qui vient au secours de la raison. Le monde va dans plusieurs directions à la fois sans croire que ce qu'il souhaite est impossible. C'est manifeste le monde le monde est fou.
A 14h14... une bulle de bonheur atteint la surface :
Yeeeeesss.. wouou... andale, andale, arriba, arriba, yeehah....
Voyez ! C'est de ce genre de faille dont je parle... Merci petite bulle. Je crois que tu achevera ma prose d'aujourd'hui.
Je ne suis pas le seul, chez les autres, je vois la folie du monde se dessiner et m'apparaître de plus en plus clairement. Lors de ma marche dominicale méditative, je croisais deux personnes qui s'entretenaient d'elles même en pleine rue. D'habitude je n'en croise qu'une seule au maximum.
Près de l'eau calme de l'étang, j'ai eu quelques réflexions sur la tentation de la Page blanche. J'appelle tentation de la Page blanche ce vertige qu'on a à un moment donné, déclenché par un profond ennui. Quand on a rien a perdre, le renouveau devient possible et logique. Cela peut se passer de deux manières selon les individus, certains passent à l'acte consciemment en prenant une décision douloureuse à l'issu d'une dépression et d'autres le font inconsciemment en pétant les plombs. Quand on laisse une partie du cerveau vivre des vies éphémères noires ou roses alors on approche de la folie - certainement mon cas. Dans ces conditions, le temps, l'avenir perdent de leur sens. La page blanche devient raisonnable puisqu'elle n'a pas de passé et aucune responsabilité du futur. La folie devient donc une réponse naturelle, sursaut de folie devient ce qu'il y a de plus intelligent à faire.
Maintenant, on sait qu'il n'y aura pas de révolution et puisque la politique ne nous sauvera pas, c'est Dieu qui nous sauvera. Sans doute eut-il fallu mieux dire dans ce pays qui n'aime pas les religions : On ne sera pas en mesure de prendre les décisions qui nous sauverons, la nature les prendra pour nous.
Olivier Besancenot, le leader de la ligue communiste révolutionnaire déclarait à la radio ce matin qu'il fallait rester révolutionnaire en politique et la rupture et las seule solution. En même temps il n'a rien compris et il a presque raison car finalement, nous utiliserons la rupture d'anévrisme pour refaire la lumière !
Plus le temps passe et plus je sens la matière de ce que je dit, j'en suis sûr. Si chacun veut devenir artiste ou pête les plombs, ceux qui restent capables de vivre dans une dimension positive de la vie (réussite sociale, l'argent) sont de moins en moins nombreux, c'est que la folie qui vient au secours de la raison. Le monde va dans plusieurs directions à la fois sans croire que ce qu'il souhaite est impossible. C'est manifeste le monde le monde est fou.
A 14h14... une bulle de bonheur atteint la surface :
Yeeeeesss.. wouou... andale, andale, arriba, arriba, yeehah....
Voyez ! C'est de ce genre de faille dont je parle... Merci petite bulle. Je crois que tu achevera ma prose d'aujourd'hui.
21 août 2005
Musique, musique...
Week End musical, consacré à l'espagnol et à la musique, écriture des paroles :
Autre part se dessine
Dans les yeux de la Fille de Chine
Elle avait les yeux agiles
Mais ses airs étaient fragiles
Une nuit on est parti
En Exil
On parlait dans nos sommeils,
On s'embrassait dès le réveil
J'ai connu le secret de sa terre
Mais son âme reste un mystère
Oh douce concubine
Je t'imagine
Et ainsi nous fûmes
Heureux dans les plumes
Nos sourires s'avouaient
Qu'ils s'attendaient
Dans le chaud du lit
Un matin de pluie
Les heures passaient
Et rien ne pesait
Et ma philosophie
N'a plus qu'une ligne
Parce que c'était moi
Parce que c'était elle.
Ecrit sans douleurs : je suis assez content de moi cette fois, sans être transcendant, c'est juste et ça ressemble à ce que je voulais dire. Ouf, heureusement qu'il y a la musique...
Demain, la guerre.
Autre part se dessine
Dans les yeux de la Fille de Chine
Elle avait les yeux agiles
Mais ses airs étaient fragiles
Une nuit on est parti
En Exil
On parlait dans nos sommeils,
On s'embrassait dès le réveil
J'ai connu le secret de sa terre
Mais son âme reste un mystère
Oh douce concubine
Je t'imagine
Et ainsi nous fûmes
Heureux dans les plumes
Nos sourires s'avouaient
Qu'ils s'attendaient
Dans le chaud du lit
Un matin de pluie
Les heures passaient
Et rien ne pesait
Et ma philosophie
N'a plus qu'une ligne
Parce que c'était moi
Parce que c'était elle.
Ecrit sans douleurs : je suis assez content de moi cette fois, sans être transcendant, c'est juste et ça ressemble à ce que je voulais dire. Ouf, heureusement qu'il y a la musique...
Demain, la guerre.
14 août 2005
Inconstances
On est partis samedi matin avec Yannick. La tente dans la voiture et une vague idée d'où on irai et de ce qu'on ferait, on s'en allait pas trop loin sur la route, juste histoire de rouler et de respirer un air différent et échapper trois jours à Paris. La première étape était à Provins, un jolie ville un peu touristique. Il y avait des restaurants dans toutes les rues et j'y ai avalé un moule-frite. J'assistais à spectacle de fauconnerie assez bien fait, un pyhargue à tête blanche me passa au dessus de ma tête et j'enviais un moment la vie des fauconniers. Mais, ce n'est pas l'important. Je respirais.
Le moment le plus important de ce genre d'aventure, c'est quand on plante la toile de tente en pleine nuit dans un endroit bien repéré. Quand je m'endors sous la tente et que j'entends la pluie mouiller la toile, quand je me réveille dans l'air froid des bords du canal. Je sentais la terre au dessous de moi d'où je viens et qui je suis et c'est une consolation énorme. Dans la nature, l'esprit s'emploie à des considérations plus utiles : réver. En quelques jours je reprends une petite forme... On apelle ça la résilience chez les savants. Visiblement, il y a besoin énorme de rêve. Par exemple, l'autre jour, nous étions trois et je révais qu'il fallait s'attacher sur la faucheuse d'une moissoneuse de 15m de haut pour ... réchauffer des boites de raviolis !?! J'ai pas compris le sens freudien, mais ce que j'ai compris c'est que le monde du sommeil a tranché sur l'intérêt global des diverses actions qui font mes jours : Absurde ! Ce genre de rêve, n'est pas à mon avis très utile.
Il est évident que j'en pouvais plus, espérons que quelques épingles de plus plantées dans la poupée de chiffon du chef le feront mourir dans son sommeil et on s'en passera bien. Il est con son rôle mais il l'a choisi. S'il y avait eu quelques jours de plus, j'aurai pu oublier son existence et cette vie absurde. Mais ce n'est pas assez, il faut aller plus loin. Vivement, l'espagne. Ce ne sera pas une révolution. Ca sera juste une autre chance.
Le moment le plus important de ce genre d'aventure, c'est quand on plante la toile de tente en pleine nuit dans un endroit bien repéré. Quand je m'endors sous la tente et que j'entends la pluie mouiller la toile, quand je me réveille dans l'air froid des bords du canal. Je sentais la terre au dessous de moi d'où je viens et qui je suis et c'est une consolation énorme. Dans la nature, l'esprit s'emploie à des considérations plus utiles : réver. En quelques jours je reprends une petite forme... On apelle ça la résilience chez les savants. Visiblement, il y a besoin énorme de rêve. Par exemple, l'autre jour, nous étions trois et je révais qu'il fallait s'attacher sur la faucheuse d'une moissoneuse de 15m de haut pour ... réchauffer des boites de raviolis !?! J'ai pas compris le sens freudien, mais ce que j'ai compris c'est que le monde du sommeil a tranché sur l'intérêt global des diverses actions qui font mes jours : Absurde ! Ce genre de rêve, n'est pas à mon avis très utile.
Il est évident que j'en pouvais plus, espérons que quelques épingles de plus plantées dans la poupée de chiffon du chef le feront mourir dans son sommeil et on s'en passera bien. Il est con son rôle mais il l'a choisi. S'il y avait eu quelques jours de plus, j'aurai pu oublier son existence et cette vie absurde. Mais ce n'est pas assez, il faut aller plus loin. Vivement, l'espagne. Ce ne sera pas une révolution. Ca sera juste une autre chance.
09 août 2005
Ma misérable collègue
Laissez moi vous parler de ma misérable collègue. Elle pue le malheur et elle est la quintessence de la pauvresse qui vous fait même regretter d'être en vie. Sans doute elle croit qu'il n'y a rien à y faire et sa philosophie étroite doit être la suivante : le boulot c'est pour gagner de l'argent et les fins de semaine sont pour courir dans les champs. Elle ressemble à un poisson rouge, quoique je crois que le poisson rouge possède une vie plus exaltante. Il n'y a plus rien en vie chez elle et son oeil reste morne, vissée sur son siège. De temps en temps, elle se lève pour aller fumer une cigarette et puis revient poursuivre le reste de son oeuvre. Ah je voudrais crier : Conace ! Lui foutre deux baffes, être violent, car je crois vraiment qu'il faut rentrer en guerre contre ces mort-nés qui viennent dans la vie comme les vidanges dans la rivière. Tuer ces cloportes qui fuient le jour et vivent sous des pierre une vie sans Dieu. De toute façon la vie ne vaut rien pour eux alors qu'ils meurent, ils m'empoisonnent l'oxygène.
Bien sur, je ne suis pas tolérant. Mais... je me rends compte maintenant seulement qu' à force d'être tolérant, c'est ma vie que je risque. Les jours passent et j'ai de plus en plus honte d'être un homme, c'est insupportable.
Bien sur, je ne suis pas tolérant. Mais... je me rends compte maintenant seulement qu' à force d'être tolérant, c'est ma vie que je risque. Les jours passent et j'ai de plus en plus honte d'être un homme, c'est insupportable.
05 août 2005
Temps de galère
Quel manque d'entrain chronique ! Je n'ai plus envie de rien. Maintenant, je rencontre au travail les sommets de la médiocrité humaine dans les fables du chef - j'existe, j'existe - et tout le monde m'abandonne le sourire au lèvres pour partir en vacances. Quel programme, l'Août avec l'affreux ! Hélas, pas d'oxygène en vue, le projet espagnol s'approche si lentement, l'apprentissage de cette langue est plus dur que je ne le croyais et ce n'est pas aussi facile à apprendre que l'Italien.
Mon ventre s'ulcère, se rapelle à mon bon souvenir dans les temps de malheurs. heureusement qu'il pense pour moi, celui là ! Voilà ce qu'il me raconte : Vie de merde, Ville de Merde, Monde de merde : Pars d'ici ou meurs. Je ne peux pas partir d'ici, il me tue donc et chaque chose perd de ses couleurs et de sa valeur. C'est moi qui y passe, mais c'est logique, quand on aime pas, quand on aime plus, on passe son chemin.
Je ne comprends pas pourquoi j'ai ces noeuds au ventre sans qu'il n'y ai rien à faire et pourquoi la vie ressemble tellement à une chute amnésique et pourquoi l'or d'hier s'oublie dans un horizon de goudron. Oui, je me bousille, chaque jour me déglingue. Je produis des cacahuètes qui ne servent à rien.
Mon ventre s'ulcère, se rapelle à mon bon souvenir dans les temps de malheurs. heureusement qu'il pense pour moi, celui là ! Voilà ce qu'il me raconte : Vie de merde, Ville de Merde, Monde de merde : Pars d'ici ou meurs. Je ne peux pas partir d'ici, il me tue donc et chaque chose perd de ses couleurs et de sa valeur. C'est moi qui y passe, mais c'est logique, quand on aime pas, quand on aime plus, on passe son chemin.
Je ne comprends pas pourquoi j'ai ces noeuds au ventre sans qu'il n'y ai rien à faire et pourquoi la vie ressemble tellement à une chute amnésique et pourquoi l'or d'hier s'oublie dans un horizon de goudron. Oui, je me bousille, chaque jour me déglingue. Je produis des cacahuètes qui ne servent à rien.
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