On est partis samedi matin avec Yannick. La tente dans la voiture et une vague idée d'où on irai et de ce qu'on ferait, on s'en allait pas trop loin sur la route, juste histoire de rouler et de respirer un air différent et échapper trois jours à Paris. La première étape était à Provins, un jolie ville un peu touristique. Il y avait des restaurants dans toutes les rues et j'y ai avalé un moule-frite. J'assistais à spectacle de fauconnerie assez bien fait, un pyhargue à tête blanche me passa au dessus de ma tête et j'enviais un moment la vie des fauconniers. Mais, ce n'est pas l'important. Je respirais.
Le moment le plus important de ce genre d'aventure, c'est quand on plante la toile de tente en pleine nuit dans un endroit bien repéré. Quand je m'endors sous la tente et que j'entends la pluie mouiller la toile, quand je me réveille dans l'air froid des bords du canal. Je sentais la terre au dessous de moi d'où je viens et qui je suis et c'est une consolation énorme. Dans la nature, l'esprit s'emploie à des considérations plus utiles : réver. En quelques jours je reprends une petite forme... On apelle ça la résilience chez les savants. Visiblement, il y a besoin énorme de rêve. Par exemple, l'autre jour, nous étions trois et je révais qu'il fallait s'attacher sur la faucheuse d'une moissoneuse de 15m de haut pour ... réchauffer des boites de raviolis !?! J'ai pas compris le sens freudien, mais ce que j'ai compris c'est que le monde du sommeil a tranché sur l'intérêt global des diverses actions qui font mes jours : Absurde ! Ce genre de rêve, n'est pas à mon avis très utile.
Il est évident que j'en pouvais plus, espérons que quelques épingles de plus plantées dans la poupée de chiffon du chef le feront mourir dans son sommeil et on s'en passera bien. Il est con son rôle mais il l'a choisi. S'il y avait eu quelques jours de plus, j'aurai pu oublier son existence et cette vie absurde. Mais ce n'est pas assez, il faut aller plus loin. Vivement, l'espagne. Ce ne sera pas une révolution. Ca sera juste une autre chance.
14 août 2005
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