29 août 2005

Monde fou : A tes marques !

Je suis persuadé que le monde s'apprête à devenir fou. Chez moi, la mutation se manifeste par une cyclotymie d'envergure déraisonnable et je ne parviens pas à me fixer l'humeur. Il y a deux semaines, le moral dans les chaussettes, il était impossible de descendre plus bas. Je crois que j'ai senti le fond en dessous mes pieds. Maintenant, je ne suis même plus capapable de mesurer comme j'étais mal car mon humeur monte comme une bulle. Même si je sais pourquoi, je suis incapable de modérer cette ascension, je suis amnésique. Au diable !

Je ne suis pas le seul, chez les autres, je vois la folie du monde se dessiner et m'apparaître de plus en plus clairement. Lors de ma marche dominicale méditative, je croisais deux personnes qui s'entretenaient d'elles même en pleine rue. D'habitude je n'en croise qu'une seule au maximum.
Près de l'eau calme de l'étang, j'ai eu quelques réflexions sur la tentation de la Page blanche. J'appelle tentation de la Page blanche ce vertige qu'on a à un moment donné, déclenché par un profond ennui. Quand on a rien a perdre, le renouveau devient possible et logique. Cela peut se passer de deux manières selon les individus, certains passent à l'acte consciemment en prenant une décision douloureuse à l'issu d'une dépression et d'autres le font inconsciemment en pétant les plombs. Quand on laisse une partie du cerveau vivre des vies éphémères noires ou roses alors on approche de la folie - certainement mon cas. Dans ces conditions, le temps, l'avenir perdent de leur sens. La page blanche devient raisonnable puisqu'elle n'a pas de passé et aucune responsabilité du futur. La folie devient donc une réponse naturelle, sursaut de folie devient ce qu'il y a de plus intelligent à faire.

Maintenant, on sait qu'il n'y aura pas de révolution et puisque la politique ne nous sauvera pas, c'est Dieu qui nous sauvera. Sans doute eut-il fallu mieux dire dans ce pays qui n'aime pas les religions : On ne sera pas en mesure de prendre les décisions qui nous sauverons, la nature les prendra pour nous.

Olivier Besancenot, le leader de la ligue communiste révolutionnaire déclarait à la radio ce matin qu'il fallait rester révolutionnaire en politique et la rupture et las seule solution. En même temps il n'a rien compris et il a presque raison car finalement, nous utiliserons la rupture d'anévrisme pour refaire la lumière !

Plus le temps passe et plus je sens la matière de ce que je dit, j'en suis sûr. Si chacun veut devenir artiste ou pête les plombs, ceux qui restent capables de vivre dans une dimension positive de la vie (réussite sociale, l'argent) sont de moins en moins nombreux, c'est que la folie qui vient au secours de la raison. Le monde va dans plusieurs directions à la fois sans croire que ce qu'il souhaite est impossible. C'est manifeste le monde le monde est fou.

A 14h14... une bulle de bonheur atteint la surface :

Yeeeeesss.. wouou... andale, andale, arriba, arriba, yeehah....

Voyez ! C'est de ce genre de faille dont je parle... Merci petite bulle. Je crois que tu achevera ma prose d'aujourd'hui.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

J'adorrrrreeeeee ! C'est "fou" comme j'adore lire tes pavés de pensées. Ecrit un livre avec comme chapitre un theme différent (des petits chapitre courts). J'achète tout de suite. Tu livres ça avec un cd de tes chansons.... "Clem's and the flying pensee".

T'es au bord du snappage total, là ;°)

Par contre "la page blanche" ?? Dit moi tout...

Encore, I love that snapper.

Clement Soullard a dit…

Ah... man. Ca fait un rastafarian plaisir ! Et c'est vrai que la pensée vaut mieux quand elle snappe... C'est une question d'oxygénation du cerveau a coup de petites bulles... Et c'est pas du champagne !
La théorie de la page blanche, en pratique c'est très simple. En fait, j'ai sucombé à la mode des pic-nics Parisien, avec plein de gens que je ne connaissais pas. Du jour au lendemain, j'ai eu plein d'amis. C'est très difficile à expliquer, comme si on était tous fatigués que tout soit compliqué : d'où la théorie de la page blanche et on est copain/copine du jour en lendemain, un peu comme quand on était enfant. C'est pas normal, ca cadre pas avec avant, mais c'est pas mal. Besoin d'amour ? On va peut-être bientot se parler dans le métro. C'est ca la théorie de la page blanche. Et je suis sur que ca va faire couler beaucoup d'encre. Affaire à suivre...

Always Bw'azil !