31 mai 2006

C'est mimi...

Oui... A mes heures perdue, je prends aussi des photos mimis
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Midnight Flying Jack Ass

Michael is bourred, do the Jack Ass and jump into the berrybush

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Photo de groupe

La despedida : Photo de groupe
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Carine, XXX, Eva, Bosco, Miguel, Nadège, Michael, Cristina...

29 mai 2006

Inspiration

Voici le nouveau morceau que je viens d'enregistrer, il se trouve qu'on ne peut pas tout faire à la fois.

Pour écouter l'enregistrement cliquer :
ICI

24 mai 2006

Je m'en vais

Pour une fois je me vais me servir du blog comme un outil de communication authentique et annoncer la grande nouvelle :
Ca y est c'est fini Barcelone, sur ! Je viens de signer le contrat pour mon Job sur Toulouse !

Il ne reste plus qu'à trouver un appartement. Je suis tellement heureux et soulagé.

En route pour de nouvelles aventures, mais ça ! C'est une autre histoire...

18 mai 2006

Destin Yaourt

Le soir tombait sur Toulouse. Heureuses et repues, les longues journées de l'été s'abandonnaient au sommeil. A la recherche de l'inspiration, je m'étais installé sur un banc près d'une église, j'assistais attentif à un spectacle tranquille et j'observais les hirondelles dans dans le ciel tracer des calligraphies nouvelles au devant lumières fatiguées. Depuis cet endroit, j'étaispréservé de l'agitation maladive du monde et le silence n'était ponctué que par des extases d'oiseaux en vol. Sur la terre je vis : un clochard concentré sur un sandwitch savoureux, des filles promenaient leurs chiens, au bas d'un immeuble on partageait quelques bières en attendant qu'un imprévu s'empare de leur nuit, un faux vagabond dessinait le monde sur une feuille. J'essayais d'inventer le drame en train de se nouer sur cette place, je tentais d'imaginer le malaise, mais me fiant au hasard de la plume, j'écrivais : ici, tout n'est que luxe, calme et volupté...

J'achevais cette phrase et je restais paralysé par ma suffisance, incapable de ne rien ajouter. Les quelques pacotilles qui veillaient mon imagination, étaient bien peu vaillantes pour remplir cette page page blanche, en dillettante elle resistait à chacun de mes mots. Finalement, je dus me taire et laisser mes lettres en gestation puisqu'elle ne voulainent plus quitter la chaleur des mes digestions, je ne les enverrai pas souffrir leur vertu au épines du monde puisqu'elle vivent dans des fonds heureux. Hiers avait sombrés dans les gouffres d'un passé immémorable et le crépuscule avait eu raison des ombres du malheur en une seule journée. Moi, je pris place à la messes des innocents comme un défroqué né d'hier, dehors un escogriffe avec un long couteau s'enfuyait dans la nuit .

Qui suis-je, qui était-il ? Je me suis rendu compte à quel point j'étais fou et cerné : posez moi au paradis et je suis sage et heureux, posez moi en enfer et je deviendrai un cracheur de venin.

Suis-je celui là où celui là ?

Peut-être les deux ou encore autre chose. Je ne suis qu'un évènement, un happening, une clownerie, une feuille au vent, une goutte dans le courant... où quoi... prisonnier du maëlstrum Destin yaourt...

11 mai 2006

La convention Tecnocasa

Pour encore quelques semaines, je travaille pour Tecnocasa : un réseau d'agence immobilière. On reconnait les disciples à leur cravate verte. Aussi étrange que cela puisse paraitre je n'ai jamais bloggué à propos de cette entreprise, il y a pourtant beaucoup de chose à en dire et, d'un point de vue personnel, c'est certainement mon travail qui m'a le plus écoeuré de Barcelone car il me pompait mon temps, mon énergie et par voie de conséquence : mon intelligence.
J'étais arrivé là un peu par hasard, car je n'avais pas fais le difficile pour venir ici mais qu'à cela ne tienne : Ils enrôlent n'importe qui, de préférence jeune et nouveau venu sur le monde du travail, ils fournissent tout le matériel du culte : Crayon Tecnocasa, Pins Tecnocasa, Cravates Tecnocasa pour les garçons, Foulards tecnocasa pour les filles. Le fin du fin étant le papier-cul Tecnocasa. Vous venez de rentrer dans une grande famille.
Tecnocasa organisait ce week end sa convention à Séville, en lieu de "convention" il vaudrait mieux parler de normation. Six milles cravates vertes se sont donc réunies pour se féliciter du sort de cette belle entreprise. Ce fût d'un assomant inimaginable. Un présentateur de télé célèbre animait la messe et sur scène, il devait palper pas mal pour avoir accepté de venir, une blonde avec un décolleté très interessant remettait les prix aux meilleurs vendeurs. Sur les haut parleurs on nous passait tous les classiques du genre : Eye of the Tiger, We are the champion, Chariots of Fire, I will survive etc. Et même si dans cette grande réunion je me doutais bien que l'on serait un peu suffisant et que l'on nous apprendrait que nous étions en train de vivre une formidable épopée, j'ai vraiment été épaté de voir l'applomb de ces dirigeants dans leur tromperies. Le plus surprenant étant sans doute de voir la foule docile applaudir des conneries éhontées, comme à l'école elle se levait quand le parrain montait au micro et écoutait sans broncher l'oraison du grand ponte. Nos vendeurs s'accablaient volontier du discours ces obséquieux actionnaires lorsqu'ils mettaient quelques vibratos dans la voix.
Je n'ai pas compris, car enfin, les salades qu'on nous débitaient étaient une insulte manifeste à l'intelligence, même la plus élémentaire.
Le présisident est monté sur scène et nous a appris que dans la majeure partie des entreprises c'est le client qui est le plus important et il demande à l'assemblée : Vous êtes d'accord ? - Un "oui" timide du public... Et il puis il reprend : "Et bien non à Tecnocasa, c'est l'employé le plus important !"
Heureusement qu'il le dit : Nous sommes en sous-effectifs, les salaires sont misérables, ils licencient sans préavis, et les horaires sont absolument abrutissants etc. etc. Vous avez dit démagogie, de qui se moque-t-on ? Mais voyez vous : l'employé est le plus important, sa sueur surtout. Ce mariole sur l'estrade méritait le lynchage mais en lieu de lapidation : On l'a applaudi. Ensuite, notre brave et bien aimé président nous a raconté comment le parrain l'avait sauvé de la misère quand il était pauvre et malheureux. Nous devions donc tous faire des sacrifices. J'avais les larmes aux yeux. Pour finir, avant de ditribuer des scooter au meilleurs vendeurs. On nous a expliqué comment Tecnocasa aidait les enfants et construisait des hopitaux en Inde en distribuant des fonds pour ces malheureux (Imaginez 30000€ : Le prix d'une voiture de fonction). Bien évidemment ce chiffre ne fut pas communiqué.
Tout ceci m'a laissé très très songeur, les espagnols sont-ils tellement cons pour gober ces aneries... Non vraiment, syndiquez vous, réveillez vous ! Maintenant, je ne crois plus que je dirais du mal de ces Français paranoïaques, grâce à eux, ce genre de manifestation n'atteint pas ce niveau de débilité, du moins, je ne l'ai pas encore vu.

C'était tellement grotesque !

09 mai 2006

Sévillanaise



En Séville, je vis l'oranger pousser en plein milieu de la ville.

Enrôlé comme soldat dans une troupe touristique, j'étais affecté à un régiment de tirailleurs à petit grain. En guerilla urbaine, on mitraillait tout ce qui bougait et même ce qui ne bougait pas. La ville était déjà presque sous contrôle, des bataillons de la coallition étrangère patrouillaient en rangs serrés et le centre était une zone conquise. Sans rendre les armes, notre détachement partit en quête du dernier bastion d'irréductibles car nous recherchions la gloire authentique du tourisme alternatif. Au bout de notre viseur, on figeait tous les autoctones pour l' éternité. Les toréros, les joueurs de castagnettes et les gominés de tous poils succombaient en masses. Transpercés, ils poussaient un fier "Olé". De fait, même infestée, la ville Andalouse resistait encore à la contamination étrangère car sa chappe de chaleur rendait difficile l'acclimatation des colons. De guerre lasse on avait simplement admit l'armistice et finalement on me donnait ma permission...
J'étais assoiffé, j'avais envie de femmes. La fatigue et les fleurs se mélangaient, remplissant mon imagination de légionnaire d'un érotisme luxuriant. Et j'allais par les petites rues chercher celle là qui m'étancherais tout à fait. Je scrutais ces passantes langoureuses et offertes. Tout au désespoir de mon rafraichissement, mes illusions vacillèrent un temps car je ne trouvais que des déportées, femmes d'ailleurs sans intérêts, aux douceurs trop connues, par trop continentales : rien que des chairs classiques imprimées des tendresses paneuropéannistes. Au détour d'une arène, je guettais l'apparition de cette brune dans sa robe amarillée* sanguine. Je l'attendais, elle qui me consummerait le coeur, je la reconnaitrais à sa rose rouge posée dans ses cheveux d'ébène. Et la braise de ses yeux attisera mes charbons déja ardents.
Je la trouvais derrière une colonne et ses hanches n'attendaient que mes mains. Et rien...Tout ! En un instant nous nous sommes reconnus. Farouche, elle se laissa aimer et calma mes apétits abrutis. La lanscinante pétarade des batailles disparut dans une amnésie que je ne savais pas, les plaies ouvertes et les meutres en service basculèrent soudain dans un passé lointain. Je la serrais fort. Je m'assaisonais au sel de sa peau basanée et ne l'effeuillais qu'à la mesure de ses incandescences, ses pétales tombaient entier sur le sol. Je libérais totalement les fantômes de mes guerres, sans dire un mot, elle ferma les yeux tandis qu'une nouvelle garnison inombrable prenait la relève à l'assaut d'éspérances qui n'étaient plus les miennes.
La lune au zénith nocturne fut la seule temoin de cet amour qui ne douta jamais.

* Amarillé : esp (ammarillo : jaune) : D'un jaune vif.

05 mai 2006

Bécéhaine

Je n'aurais jamais haï aucun endroit comme Barcelone. Et maintenant il faut avouer mon échec devant cette ville car je suis devenu incapable d'en parler sans mordre ni insulter. Il est certain que j'ai fait des progrès considérables en grossiereté puisque maintenant je pense être capable de faire chialer les mûles du Far West.
Quand j'ai écrit mes derniers mots sur mon cahier d'exil, j'ai essayé de faire un procès honnête à cette ville mais, après plusieurs tentatives, j'ai du renoncer car je suis devenu totalement enragé. Mes diverses inspirations n'ont réussies qu'à produire des colliers d'insultes plus ou moins pataudes.
Alors c'est ainsi, je dois détester définitivement la Grande Vautrée. Dans l'intimité de ma voiture je l'appelle Vieille Pute. Décidement, l'amour est une chose qui ne se discutte pas.
Cet endroit m'a rendu mauvais. De fait, la haine est presque par définition mauvaise. Un peu honteux, j'avance à la barre et pour plaider non coupable, j'ai accumulé des preuves en milles et en cents, elles sont toutes enregistrées. le jour ou il faudra se justifier, je ne serais pas sec. Hier soir par exemple, comme le Barça venait de gagner la coupe de la ligue, des milliers de fiers pochtrons sont descendus dans la rue pour chanter la victoire. Ils montent dans la voitures et en font trois fois le tour du Bled en klaxonnant : Mip...mip... Mipmipmip... : Jusqu'à une heure du mat. Les cons !
Pour moi qui suis étranger : Etrange !
Des imbéciles ont fait péter de pétards en bas de chez moi en chantant "Ohé..Ohé Ohé Ohé". Eux qui n'ont pas versé une seule goutte de sueur sur le terrain, ont-ils transpiré dans leur canapé ? Sans doute ont-ils gueulé dans les bars, mais ça ne vaut pas, en tous les cas, pas de quoi perturber mon sommeil. Mais c'est ainsi. Ils sont super contents et, ne sentant plus de joie ils abandonnent de belles quiches derrière les panneaux.
Alors moi, je suis là et je ne comprends rien : J'ai du manquer quelque chose...
Pourtant je n'ai que peu de doutes sur la médiocrité de ceux-là et si ce blog n'était pas public je traiterais ces petits enfoirés avec la prose qui convient aux bourris : Petitenfoirédmécouilletuvavoartamèrecomenkjteniktarace...Enculé.
C'est sans doute mon arrogance à la française qui maintient mes mots presques lisses. Donc, j'archive et je scribouille toutes mes doléances et l'histoire saura pourquoi j'ai frappé à ce moment là.
Avec l'espagne, je ne sais pas s'il faut parler d'un choc culturel ou d'un choc intellectuel. Ici, les Dieux sont tombés dans le stade, n'allez pas chercher l'humanité en regardant le ciel et en prenant un air inspiré : Attention ! vous êtes en train de marcher dessus !
La vérité est simple : Je m'emmerde dans les fêtes à faire le steak, je ne prends pas de photos dans mes voyages pour afficher ma vie trépidante sur le mur des chiottes et je n'en ai rien à foutre de m'écluser une mousse tranquille sur la plage (Apparement, c'est un truc cool). Non, tout ça m'a l'air d'être des loisirs de pauvres, je peux pas dire mieux.
Finalement, dans notre monde qu'on nous vend comme une carte postale, il est assez difficile de reconnaître qu'on est différent et c'est encore plus dur de l'affirmer bien haut. En ce sens l'écriture est certainement un moyen économique d'y parvenir. Pour ma part, j'aimerais écrire un jour : "Ici, tout n'est que luxe, calme et volupté" (Respirez, appuyer les virgules, on recommence...) "Ici, tout n'est que luxe, calme et volupté." (Imaginez) Voyez les nuages tourmentés s'avancer dans des horizons irrévocables, imaginez le vent s'engouffrer dans vos pauvres interrogations et les évader dans des terres sans échos, imaginez la pluie vous penètrer et sa caresse profonde vous envahir jusqu'à cette sensation troublante de partager ses frontières : vous n'êtes que de l'eau. Goa.
Et oui ! Je suis un aristocrate. Probablement j'ai encore du mal à me l'avouer. Mais qu'à celà ne tienne, si la bourgeoisie est dépréciée de nos jours, je serai un paria. J'éspère cependant que la légion de mes amis socialistes auront de la peine à me détester.
Mon frère disait à propos du nouveau look du blog : "J'aime bien ça fais riche." Je lui répondis : "Pourtant, il est simple." et lui "Ah non, j'ai dit riche, pas nouveau riche..."
Sacré GroN'EtiN.
Paix au marchands de sandwitchs.

Le Sillon Surréaliste

-> Ecoutez l'enregistrement

02 mai 2006

ReJoyce

L'arage a passé, mai sancroit, s'ouvait soupandant et je nuavais encore. A la fin, ma vilaine d'outravain repaxait souterraine, et les méchés vertenères, à l'encavement, s'ablusaient d'avoir clanqué l'ensciel. Quasimois, j'ubilais du partiment de la freuse, me riamordant coulpement, brêlant des tripaïxitique. J'assuavais mon fond : Tronte et hurieux. Trop c'est trop.
Je tournais la page et j'allais entroublé de notes remotées et de vaquames travescents et nous vaiillons au lieu des écloeurs inifigeables : Aux bornes Toulouse.

- Enregistrement -


Je suis en train de me lancer dans une série d'expériences et j'aurais besoin de vous. Je tente le coup Au risque d'ennuyer les quelques lecteurs qui me restent , voici le pitch :
James Joyce a écrit un livre sur un principe phonétique : "Finngegan Wake". Basé sur la langue anglaise ce livre en dérive les mots pour en créer de nouveaux. Le plus miraculeux est que le livre possède un sens, comme si la systématique d'un dictionnaire était insuffisante pour expliquer ce que représente un mot. Le texte que je viens d'écrire est basé sur ce principe. Pour moi, il est évident qu'il veux dire quelque chose. Mais pour vous ? Je me le demande. J'aimerais trouver des volontaires pour m'expliquer en images et en humeur, ce que ce texte veux dire. J'ai enregistré le texte pour aider à la lecture.