20 décembre 2005

La métaphysique des Culs

Dans ce restaurant espagnol, je mangeais mon steak au milieu d'espagnols viandards et braillards et tout le temps, je ne pensais qu'à ça. Ma métaphysique des culs. Quel titre génial !
Je pensais à ma digestion et au ventilateur quand il versera sur moi son air chaud. Je soupirai au moment où l'émulsion se fera transcendantale à celui où je sombrerai dans des rêves peuplés de fesses photographiées ou inventées comme autant de promesses d'ailleurs plus tendres, d'îles plus douces.
Simple et rondes, sans métaphysique ni théorie générale de la vie, elles seront là ni libres, ni captives, en ligne de flottaison sur mon horizon. Il y aura ces bouées auquelles me raccrocher et, pour un temps précieux et solaire, j'aurai oublié cette vie médiocre, enfin je pourrai m'abîmer sans gravité et plonger dans mes délires voluptueux. Interdit, m'imaginer ces peaux de pêches derrière de fichues toiles qui bruissent comme scintillent les étoiles.

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