Le ciel s'approche d'une immense tourmente, mon corpus blogusculaire est alimenté par les combustions digestives et commence à produire des méditations hypnotiques. Oublié près de mon âme, un neurône égaré et solitaire s'agite encore. Il cri "Tu as un rendez vous cet après midi". Dans la cathédrale qui me sert de cerveau son appel résonne en vain. Mon coeur ouvrier s'endort et le devoir s'oublie. Mon estomac digère et le reste n'importe plus.
Dans le bureau qui croule sous l'ennui, les prémisces de l'hivernation sont arrivés. La lumière déprimée des néons éclaire nos faces blafardes et nos écrans hypnotiques sont devenus soleils par interim. Tandis que s'abîment les consciences, un ventilateur allumé sans besoin créé plus d'agitation que l'ensemble des humains de ce bureau. En cadence nos doigts écrasent les touches des claviers et nous parvenons enfin à ne penser à rien.
Je m'endors sur le sein imaginaire d'une nature froide, je me frotte aux cotons gris qui couvrent le ciel. Et comme dans chaque lit, il faut un plafond et je m'en offre un fractal. Quel luxe ! Naviguant entre deux eaux, je titube au bord du sommeil. Aux limites du territoire de Morphée fourmillent mille mots, mais aucun ne veux s'articuler correctement. Pour y pénétrer je dois laisser ma raison et ne plus parler. Adieu donc, il faut que je m'en aille rêver.
27 octobre 2005
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