Maintenant, je suis sec: mais je m'excuse, à passer par les cimetières et voyager sous les pierres où ruisselent les couleurs d'après le noir, on fini par avoir l'inspiration des morts. J'ai marché comme un fantôme et traversé des solitudes hantées. j'ai mangé des toiles d'araignées, bu les sueurs d'outremonde, j'ai vu l'ombre ramper et jubiler au parfum des tombes. Les nuits, je transpirais froid et des cauchemars cancreleux me révaillaient droit. Sous le calvaire de mes illusions je me suis enterré profond, et j'ai dormi dans ces cryptes sur des des matelas fongieux.
Mais c'est étrange...
Dans le lit du matin, les brumes dissipées, je me suis retrouvé sans drâme à affuter, coi devant le ciel . Aux azurs infinis, je me suis étiré, laissant choir le monde à terre j'ai laissé le verbe s'alliéner en volutes. Vernis au zèle du soleil, j'ai fait cette prière :
Que les courants d'air me dissolvent et que m'absolvent les atmosphères. Qu'on me porte aux confins planétaires, je filerai dans de claires lumières voler l'or aux éthers. J'ai remis mon destin aux vents ascendants et je suis allé expier mon malin au le souffle des ozones. Au dela des océans blancs, j'ai assaisoné hier et demain aux sels du néant et soupé à dix milles pieds. Au goutte à goutte du temps, Dans de large mesures de silences, j'ai traversé plusieurs existences. J'ai vu les coeurs fébrile et les âmes rances. J'ai entendu des vies serviles suspendues à de candides espérance gémir qu'il n'y aurait pas d'autre fois.
Je n'ai pas rit, je n'ai rien dit.
03 mars 2006
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