J'ai une envie terrible de m'endormir sur mon bureau et de dormir du sommeil du juste. Les yeux pâteux, je passe mon temps à bailler. Les minutes s'écoulent lentement, et le le quartz de mon ordinateur vibre trop lentement sans même un tic-tac pour me rassurer "Le temps passe."
Dans notre vie on passe un temps considérable à être fatigué. Le sommeil est la règle incontournable de presque tous les êtres vivants. C'est tellement constant que je ne peux m'empècher de penser qu'il ne s'agit pas d'une raison "pratique" ou mécanique mais d'une ressort fondamental de la vie.
Il est tout à fait envisageable de construire des machines qui fonctionnent sans s'arrêter pendant des années et, si l'homme est capable ce construire des engins qui ne dorment pas, il ne fait aucun doute que la nature le puisse aussi. Alors, pourquoi ressent-on ce besoin de dormir ? Il y a donc une raison ni physiologique, ni mécanique pour laquelle nous dormons et nous nous éveillons cycliquement et il s'agit d'un des moteurs de la vie. En fonctionnant par cycle, nous mettons la machine en branle, et ce mouvement perpétuel créé la variété dans un espace donné. C'est ce mouvement cyclique qui créé la diversité dans un espace fini. Sans cycles, il ne serait pas possible de changer. Dormir et oublier, c'est si important. C'est l'élément clé du Darwinisme ! Comme dans une machine à laver, la vie a besoin de hasard et de chaos.
Chaotique ça veut dire qu'à un instant donné, même en connaissant tous les paramètres avec une précision arbitrairement grande, il est impossible de prédire le futur au delà d'un certain horizon. C'est donc une garantie de diversité et c'est très important la diversité dans la théorie de Darwin. On obtient la diversité par le fait de replier et d'étirer. Comme pour un chewing-gum : Si on repère un point dans le chewing gum et qu'on le plie, le tire, le replie, le retire etc. il est impossible de savoir ou se trouvera le point à la fin.
...Stop... tu ris, tu te dis : "Oula, ce gars là est complètement aware de l'espace...". Ne ris pas : c'est trrrrrès sérieux !
Reprenons. En répétant, indéfiniment les mêmes nuits, les mêmes jours. On plie, on replie, on oublie. Et c'est là le seul moyen d'introduire de la diversité dans nos vies. Sans dormir, nous n'aurions pas d'oubli, pas de recommencement. Cela entrainerait deux choses : le besoin d'infini et la monotonie deviendrait fatale (pas de deuxième chance). Moi qui croyais que la monotonie de ma vie venait de la succession des jours pareils à eux mêmes. En fait, c'est peut-être tout l'inverse. Va savoir !
Les grains de sable rentrés un jour dans ma vie finissent par engendrer des monstres, ces rancoeurs qu'on traine, ces amours qui gonflent d'un jour sur l'aure, ne serait-ce pas le plus sur moyen d'épicer la vie, de dégénérer, de muter ( ce qui revient au même.) Alors, même qu'il semble que l'on commence la même journée, c'en est toujours une autre qui commence, c'est pour ça que l'on dors. Gloire à toi, sieste digestive.
Je suis assez fier de ce que je pense les paupières mi-closes. Mais bon sang, comme c'est dur à tourner simplement !
13 septembre 2005
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1 commentaire:
Ou comment la routine et le destin ça n'existe pas !
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