Je crois que je vais devoir partir de Paris comme un voleur. Du jour au lendemain et sans dire au revoir, j'ai beau considérer que Paris vaut bien une flaque de goudron. J'ai beau être convaincu que la ville de l'amour est devenue la ville des faux semblants et des miroirs aux alouettes. Je ne peux pas avouer que ces 5 ans ne valent rien. J'admets l'échec mais le vrai gaspillage s'est limité à ces six derniers mois et donc je ne voudrais pas partir dès demain pour une "Super mission" comme si c'était sans importance. Qu'on me laisse un peu de temps, quand même...
La motivation pour me coller aux cours d'espagnol du CD-ROM décroit mais l'Espagne prend de l'importance. Je suis pressé de me retrouver dans cette ville que je ne connaîtrai pas et de parler cette langue que je ne connais pas. Parler me fatiguera terriblement mais peu importe. Je suis pressé, d'avoir tout à prouver...
Je me fous de ce pays car il a la trouille, il est shizophrène et minable. Obsédé par l'argent, la mentalité d'ici est toute entière celle d'un gosse de riche en train de devenir adulte. Je pars de ce pays parce je crois qu'il sombre et je ne veux plus en être solidaire.
29 septembre 2005
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