Pyromane. Je lache une bombe énorme et je me tire à 1500 km. Je n'en entendrais pas le bruit quand elle explosera mais je n'aurai d'autre hate que de savoir les dégâts qu'elle a causée. L'instinct de dernière minute m'a fait poussé le bouton.
Dans les films on voit toujours cette scène, au dernier moment un type se met à courrir derrière un train qui part pour monter dedans. Il court, il court... Nous sommes assis dans notre fauteuil et on regarde le mec courir, on l'encourage. En même temps, on trouve que c'est bizarre qu'il lui ai fallu tant de temps pour se rendre compte d'une évidence. Il aurait pu réserver son billet et s'installer tranquillement. On est sur de son idiotie mais on continue d'espérer qu'il rattrape son train. C'aurait été bête ! Il aurait suffit qu'il ne courre pas assez vite pour qu'il aie manqué son train. Il il aurait du se contenter de le suivre des yeux vers l'horizon et repartir les bras ballants...
Certes, pour un film c'aurait été une piètre fin et c'est sans doute le génie du cinéma qui l'aura fait attendre la dernière minute. Mais je trouve que nous avons tous ce potentiel de héros et d'idiot. Complètement imbéciles devant des évidences, la dernière minute apporte ses lumières. Ce qui est plus étrange, c'est que la propension à ce genre de comportement est encore plus élevée chez les gens raisonnables. Allez comprendre ! La raison parfois déraille.
Y-a-t-il dans l'homme le gêne du romantisme qui affute ces moments pour les rendre dramatiques ? Je ne sais pas, en tous les cas, l'expérience le démontre. Si ceci doit bien remplir une fonction sens Darwinien, ne tremble pas, je ne développerai pas. Ce qui m'importe aujourd'hui c'est une plume pour écrire une petite histoire.
Bon voyage !
02 novembre 2005
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