C'est le soir et je suis las, les rues de mon être se vident en un lent défilé. Le peuple de l'ombre déserte les édifices de ma conscience, sourde et s'avance, il s'en va remplir arènes de mon sommeil. Ces cohortes noires murmurent en se glissant dans des tribunes sans lumières, s'installent par grappes indolentes aux balcons de mon âme. Impatientes, elles attendent que le spectacle commence. En rang serré, ces armées désoeuvrées espèrent l'heure où l'on pourra ne plus plus penser. Dans une chaude obscurité, elles se livreront entières à leur oubli, quand on verra s'illustrer en grandes couleurs ces sombres moments et ces subreptices lueurs, vestiges d'un jour encore traversé.
On verra bien sur la scène comme c'est amusant la vie. Finalement, la nuit les aura rempli d'espoir.

Peuple de l'ombre

Peut-être encore un peu trop de notes. Mais, j'avance.
3 commentaires:
Trop de notes? Possible, quoique le baroque est un style à part entière.
L'importance majeure des accords mineurs, possible aussi, et les accords majeurs alors? Toutefois, c'est vrai que quand la vie est belle, on a plus en vie de la vivre que d'en témoigner. Aah là là...
Mon commentaire sur l'essence et l'histoire apparait comme "0 commentaires". c'est humiliant, je proteste.
Amie, c'est chose faite. Mais je n'arrive pas à deviner...
A lu P'tit Luc... Donc me connait bien , fait peu de fautes (Sauf à halala... )et met un e à sure... Ne te dévoile pas trop... ;-)
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