04 janvier 2006

Les rois de la réforme

J'aimerais avoir des idéaux Marxiste, dénoncer l'opresseur et me battre contre lui, pouvoir penser en termes de classes et croire à des théories morales et en faire des livres pour instruire les masses. Mais il se trouve que les agents de l'économie mondiale et libérale me ressemblent terriblement, même ceux qui s'ocuppent de trier leur bouteilles en plastiques, ceux qui ne mangent plus de viande, ceux qui roulent à bicyclette, ont juste cet avantage de croire encore à un reste de quelque chose. En vérité, ces idéalistes ne font que laisser un peu plus de place pour les autres, au mieux ils gagnent un peu de temps pour leurs enfants. La vérité est que les tous hommes partagent la même humanité pour le meilleur et pour le pire. Le sort de notre humanité est si réglé qu'il est assez merveilleux d'en voir encore quelques uns qui se battent pour des réformes. Ils s'en trouve même qui me disent que c'est un scandale de ne pas aller voter. Mais est-il si nécessaire d'être de mauvaise foi ?

Pour sauver le monde il faudrait tous simplement ne plus faire d'enfants, mais j'admets : Quelle tristesse ! Les meilleures ambitions que je puisse atteindre sont à la portée ma vie de fourmi. Je bouffe, je chie, je programme des logiciels de merde, je bouffe, je chie, je dors. Mes meilleurs moments arrivent dans le métro quand j'écris debout une langue étangère en intriguant tout le monde à la ronde. Quelle Merde...

Mon petit univers se construit tous les jours en petites habitudes, les rêves s'évadent et fuient de tous les cotés. Mes grandes vies, je les traine derrière moi comme les étincelles d'un paradis perdu quand je prends le train le matin.

Si je me forçais à devenir révolutionnaire, je ne saurais probablement pas par quel bout commencer mais mon objectif serai simple : Ralentir le marché. Pour y arriver, je commencerai par détruire le pétrole - ce n'est pas si révolutionnaire, puisqu'il s'agit simplement d'anticiper de ce qui arrivera tôt où tard. Notre utilisation des transports ne correspond pas à un besoin vital et en détruisant le pétrole, nous ralentirions la mondalisation. En effet l'échange se fait à la vitesse des transports, conséquement nous disposerions de plus de temps pour nous adapter aux changements et il serait plus logique de commencer par aller parler avec notre voisin. Oui, vraiment, il nous faudrait plus de temps pour ces choses. Mais je crois bien qu'il faut être prêt à mourir pour ses idées pour aller brûler du pétrole : Sans blagues, on en est là.

Dans ce monde, du fait de l'économie, vivent plusieurs générations qui n'ont rien à voir entre elles. Il y a celle de mes grands parents qui thésaurisent et pour ainsi dire n'utilisent pas l'argent qu'il ont gagné, celle de mes parent complètement capitaliste, et la notre, intuitive et impulsive sans vision d'avenir aucune mais achète de la musique pour que son téléphone portable sonne "personnalisé". Tout ce petit monde avance, on ne sait pas où l'on va mais c'est comme si un fou était aux commandes. C'est allé trop vite.

Châton : Pas de soucis, c'est juste littéraire, demain j'expose le plan B.

Aucun commentaire: