Je me suis abonné au monde Internet pour ne pas perdre le contact avec mon beau pays. Ce journal offre à ses lecteurs la possibilité d'ouvrir aussi leur blogs (http://www.lemonde.fr rubrique perspective). Ce sont de beaux blogs d'une société choisie (Non ce n'est pas skyblog ! http://www.skyblog.com). J'ai parcouru quelques blogs : de voyageur "du monde", de penseurs "du monde", de collectionneurs d'image "du monde". Je nageais dans une mer de savante littérature et de jolies illustrations. Il y avait des consommateurs enjoués et ultra avertis, et ce qu'il faut d'intellectuel pour sauver le monde.
Tout ça c'est très beau et en même temps c'est terriblement ennuyeux et oppressant : tout ce monde pense, écrit, se livre... on est tant que ça ! Mais où donc à disparu l'homme de la rue. C'est toujours la même chose que je lit et je me demande ce que ça rapporte. Je flaire à travers toutes ces bonnes pensées le parfum à l'eucalyptus qu'on met dans les chiottes : home, sweet home. L'odeur de l'homme morderne perfusé à l'Internet et qui émet des avis sur tout et se félicite sans le dire de l'ordre du monde.
Je doit faire comme une allergie au bonheur ou bien il s'agit de jalousie, mais tous ces affichages de bons sentiments me dérangent. A tous ces recueils d'une société choisie, je préfère le positivisme forcené de journalistes qui rapportent sans rire que Sarko à fait tombé sa biscotte coté confiture. Aux récit gnan-gnans des rapporteuses mondiale de pacotilles, je préfèrerais entendre scandé bien haut dans un troquet : "Moi, monsieur, je suis pour la peine de mort (Roger tu m'en remets un autre)". Tout ceci manque de peuple. Ceux qui nous rapportent d'un tour du monde les images d'un ailleurs meilleur et d'enfants qui rient, finalement mettent de l'eucalyptus dans leurs chiottes. Tout un symbole.
Mais on ne peut pas demander au gens d'aller s'en retourner chier au fond du jardin, pas vrai ? Oui, monsieur, le vrai progrès c'est d'avoir des chiottes qui sentent soit la lavande soit l'eucalyptus mais jamais la merde ! Et Roger tu m'en remets un... Nondediou.
10 janvier 2006
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