20 janvier 2006

The poor, the lonesome and the cowboy

A ce moment là, je crois que j'aurais du prendre mon cheval, clore ce chapitre absurde de ma vie et laisser ce pauvre Eldorado et ces faux Ors derrière moi pour poursuivre mon chemin, vers l'Ouest. Pourtant je n'ai pas bougé, je suis resté immobile et sec, comme s'il fallait avoir vraiment soif avant de s'avancer dans de traverser de nouveaux déserts.
Je m'endormais, mes yeux se fermaient, je voyais au dessus de moi des feuillages verts s'agiter doucement au grés des vents, laissant par intermitences traverser quelques éblouissants rayons de soleil. Il m'attendront bien.

Il m'aura fallu beaucoup de temps avant de me rendre compte à quel point les villes m'indifféraient et comprendre que le commerce des hommes était pauvre, dans nos galeries sans lumière, on a finit par oublier que tout ne peut pas s'inventer.

Finalement, la solitude me réjouissait et l'essence de la vie s'écoule certainement par la pointe mon crayon. Peut-être bien aussi que je me raconte des histoires, mais cela revient au même.

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