06 janvier 2006

Les joueurs

Quand on était petit, mon frère et moi, on voulait devenir des joueurs professionels de Lego et vivre sans autre responsabilité. Dans la solitude de petits lits on s'imaginait une vie de rêve à assembler des petites briques et à jouer sans fin avec les tout nouveaux vaisseaux spaciaux Lego.

Aujourd'hui je suis un joueur professionel de Lego et je passe mon temps à construire des logiciels débiles en m'émerveillant des derniers logiciels du marché. Une passion pour la nouveauté insatiable et irrationnelle m'entraîne. Je travaille dans une équipe où nous sommes tous à la base, passionés d'ordinateurs. Déjà tout petits, on arrivait pas à se coucher parce qu'on avait pas terminé d'écrire notre programme qui faisait Bip et c'était génial. Etudiant, on rebootait notre PC jusqu'à cinq heures du matin en se jurant que cette fois c'était la bonne, c'était le pied. Et puis, on s'est delecté à jargonner, à répéter comme des singes les mots qu'on avait lus dans les revues informatiques, on a commencé à bosser, on a commencé un programme qui était sensé nous rapporter des millions et puis on s'est arrêtés en chemin, on ne sait pas pourquoi.
Mais au final, avec l'âge, notre clan ressemble de plus en plus à une fameuse équipe de branques, d'oiseux vénéneux qui s'étouffent doucement dans un poison cérébral en buvant jusqu'à la lie une bonne coupe de jus de cervelle.

Aujourd'hui, j'ai passé ma journée en m'amusant à construire un treilli ordonné optimisé pour la lecture rapide afin de servir honnêtement le génie de mon chef. Mais en prennant un peu de recul, je commence à comprendre pourquoi les informaticiens ne font pas rêver les filles.

J'ai envie de pleurer sur la misère de ma vie mais je devrais rire de cette pièce qui se joue tous les jours. Je la connais par coeur : Dans un groupe d'informaticien, il y en a toujours un qui fait office de gourou. A la cantine, quand il s'enfile ses spaghettis, il pense à une optimisation qu'il devrait mettre en place pour ses structures binaires. Celui là c'est toujours un maniaque, convaincu de son génie il entraine dans ses délires d'innocents utilisateurs : Suivez moi, c'est le futur ! Pauvres utilisateurs ! Ajoutez à ça un certain caractère, jamais vraiment neutre. J'ai déjà rencontré les profil suivants :
- Celui qui fume comme un pompier des cigarettes fabriquée de goudron. Quand il vous parle vous avez les yeux qui pique tellement il refoule du goulot.
- Celui qui fait plus peur qu'un ours. Planqué derrière les cartons de ses machine, on se pousse du coude pour dire : "Non, c'est toi qui parle cette fois."
- L'ascète qui se nourrit des dernière théories en vogue sur Internet. Ne fume, ni ne mange de viande, fait du sport tous les dimanche et ne s'arrête de travailler que parce qu'il le faut bien.

Derrière la tête de file, il y a les autres qui rament : Il y en à toujours un qui passe sa vie à glandouiller sur Internet, à distribuer aux copains les conneries qu'il réccupère dans son mail, à l'affut des dernières offres de connexion Internet intéressantes. C'est celui là que je préfère, il est comme on dit : "Bonne pâte" et chacun sait qu'avec les bonnes pâte on fait du bon pain.

Et puis il y en a un autre dans l'équipe qui est en pleine réflexion sur le sens profond de sa vie, c'est souvent moi qui fait office de celui là.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Ya Rastafaraï
On ne peut pas réagir à propos pour toutes tes sorties cérébrales. C'est juste un bonjour. Et puis janvier, c'est la période ou on passe le plus de temps derrière un écran de l'année. Alors no panic.
Moi, c'est bien simple, je le transporte partout avec un caddie que j'ai gaulé à lideure praïllss.