29 décembre 2005

La promenade des Lions

- A qui de droit



Deux dunes qui s'érigent comme des caresses au ciel, au dessus d'elles tournent des vents asséchés qui échangent des ardeurs en leur langue de feu, tandis qu'en bas dansent des mirages.
C'est ici que se promènent les lions. Les yeux fermés, ils goûtent le génie de la géographie. Tandis qu'ils s'avancent, il prient pour n'oublier ni la terre brûlante, ni les plateaux incandescants, ni ses aucunes de ces oasis fruitées. A vrai dire, ces sommets de bonheur s'escaladent en quinze minute de sueur mais, Sur ces chemin là, on aimerait s'épuiser une éternité. Dans les plus grands vertiges de l'errance, les promeneurs savent leur insignifiance et il semble que la vie vacille.

Le crépuscule arrive et les nuages se chargent d'une onde fertile, le ciel lourd, impatient d'irriguer et gonfle de seconde en seconde.

La terre avide sous son ombre, se ravine et attend que l'orage gronde et libère ses trombes.... Finalement il éclate comme un soupir, mais on ne sais plus s'il faut dire s'il est tellurique ou météorologique.

D'ici, les siècles des siècles nous contemplent.

2 commentaires:

Clement Soullard a dit…

C'est nul...

Anonyme a dit…

mais non, enfine un peu de poésie ni optimiste ni pessimiste, seulement un brin contemplatrice. Montaigne serait fier de toit (comme on parle d'orage).

Enjoyos