De nos jours, il est de bon ton de rejeter ce qui se rapporte à la fatalité, chacun a décidé que tout n'était qu'une question de volonté. Je n'aime guère ce genre de poncifs simplistes. En l'occurence, je crois que c'est une question moins triviale qu'il n'y paraît. La philosophie "main stream" des pays occidentaux manque cruellement d'humilité pour s'en rendre compte. Le destin est une sorte de livre que nous n'écrivons pas, Dieu tient la plume et nos vies sont le résultat d'une succession d'incidents. Lorsque le destin menace notre liberté, il devient dérangeant pour une société athée.
Pourtant si l'on y réfléchit, ce type de raisonnement est absurde. En effet, la liberté est toujours relative à notre condition, mais la fatalité est absolue. Le destin est d'ordre cosmique. Il possède même un sens clair, même pour les objets qui ne sont pas doté de volonté. Par exemple, le destin d'une pierre est de choir. Donc il faudrait considérer la fatalité dans un cadre beaucoup plus large que nos pauvres vies.
Depuis ma petite fenêtre, j'explique cette valeur négative dont on charge le fatalisme ainsi : la fatalité et les modifications incidentelles de nos trajectoires sont associées à la passivité. Puisque la philosophie actuelle tend à considérer la vie comme un principe d'action et non pas comme un moyen de contemplation, on en conclut que suivre un destin tout tracé est simplement une négation de la vie.
Finalement, je crois qu'on se trompe de coupable, premièrement : Il est idiot de lutter contre le destin puisque il est d'une connerie abyssale de vouloir lutter la volonté de Dieu. De plus, nos efforts seront toujours vains dans cette lutte puisqu'il faut considérer que l'on n'a choisi ni son caractère ni ses désirs.
Deuxièmement, notre entendement étant limité, nous ne pouvons bien sûr pas comprendre la fatalité cosmique, au mieux nous pouvons fabriquer une représentation de la réalité et suivre la trace de notre propre destin en influençant seulement le présent. Incidement, si l'on consière que la vie réside dans un principe d'action, seul l'accomplissement d'une vie entendue pourrait constituer une fatalité. Concluons, donc qu'il ne faut pas être raisonnable pour être moderne. Autrement dit, il faut faire n'importe quoi pour être moderne.
Synthèse :
Moderne = Libre et épanoui -> Fuit la fatalité -> Fuit son propre destin entendu -> Fait Porte-Nawak
QUOD
Tu me suis ? Alors, s'il te plait, j'ai pris mon Dimanche de Noël pour te le dire : Arrête d'être moderne.
Eh oh... Y'a quelqu'un ?...
Bein vous êtes où ?
Echo....
echo..
echo...
Putain, on peut même plus parler de philo. Merde, alors... T'façon, j'en ai rien à foutre...
25 décembre 2005
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6 commentaires:
Moi, je dis :
Une pierre qui tombe, c'est une fatalité.
Mais quand tu l'as prends en pleine poire, c'est ton destin !
ou l'inverse ?
Putain merde ! Les fôtes...
Fais gaffe parce qu'en fin de compte... je t'ai reconnu.
Une réponse en 4 minutes °_O
Mais c'est pas possible, tu as mis ton blog sous perfusion ? Comme je l'ai dit, les français, c'est fainéant et compagnie, voilà !
Moi je ne fais jamais de fautes môssieur, c'est pas moi qui ait écrit abbysale, stoo !
Salut clémént un ptit bonjour de ted du getima, après avoir lu tout ton blog (putain 30mn) je vois que tu brois un peu du noir alors fais comme bob marley marche pas sur l'herble, fumes la!!!
PS: allez bordeaux car je te l'avais dis que le barça est une institution la-bas
JOYEUX NOEL
Où ça abbysale ? ;-)
Merci quand même, pour la correction, c'est une de mes résolutions pour 2006, utiliser le correcteur orthographique...
Sinon, j'ai oublié de te féliciter pour la prose. Je crois que la galère, c'est le meilleur galvanisateur pour les philosophes et les poêtes.
Sur ce, je vais me rentrer à la maison, je crois qu'il me reste un peu de caviar au frigo :-)
Allez bon courage à toi et dis toi que tu t'es fait beaucoup de souvenirs en quelques semaines ... c'est déjà ça de gagné ! Le confort, c'est accessoire après tout.
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