19 juillet 2006

Les courses à Leclerc : Welcome to the Matrix

Mip, mip... David était là, rêveur devant son caddie, en repos derrière son chariot plein des fastes de son existence, il attendait aux caisses du Leclerc pour payer, épuisé de sa journée d'employé, son coeur battait à la cadence du crayon bipeur. D'ailleurs, son âme trop volatile s'absentait dans ce monde trop blanc et quadrillé. David se distrayait, promenant son regard sur des prototypes de culs parfaitement roulés, ronds et blonds, comme testés en soufflerie. Les fesses ces jeunes filles se moulaient joliment dans leur pantalons immaculés comme si elles étaient faites de cire. David analysait sans retenue l'anatomie de ces belles de plantes des sols carrelés, mais à la vérité, depuis quelques temps, ces trompe-ennui ne fonctionnaient plus aussi bien que lorsqu'il était plus jeune. Etait-ce l'âge, la maturité ou la sagesse qui avait contribué à ce que David s'intéresse de moins en moins au commerce des peaux, ou une simple sénilité précoce ? Mais de fait, les Playmates supermarket ne préoccupaient plus que de très rustiques gênes. Le miracle n'opérait plus quand il voyait ces poupées ravies s'enrouler dans les bras orgueilleux de libidineux mollusques. Et même c'était infect ! Dans les centres commerciaux, ça rayonnait le bonheur clinique et ces couples amibes exultaient, exsangues, dans de flasques kiss langoureux. Dans les files derrière les caisses, ils paradaient comme en triomphe et c'est vrai qu'ils étaient beaux. En rang serrés, à la sortie des chaînes d'assemblages, ces être humains bien faits étaient parés pour la vie, il avaient choisit une identité sur une grille à quatre case (Diesel ou Zara) X (Orange, SFR) et maintenant, ils pouvaient rejoindre le monde libre. Etait-il possible d'imaginer un monde meilleur ? Ces soldats de supermarché s'embarquaient dans une bataille d'oreillers qu'ils appelaient Vie. Dieu avait écrit sur un papier eugénique que ces blancs de poulets ne sauraient plus ce dont il parlent quand ils diraient : "On a qu'une vie !" . Au sommet de la pyramide de Maslow, leur bonheur est une ballerine en tutu qui fait ses pointes et chavire au moindre vent dans de graves chagrins. Elle vit sa vie pour rien : pour un abonnement de téléphone portable, pour se payer son shampoing. Car autrement, sa vie deviendrait un enfer.
D'abord ce fut comme un écho sous marin, une onde de glace, une lame de fond, une drôle de conscience tourbillonante qui vous soumet ses douleurs blanches comme en anesthésie. Vous avez les rêves gommés aux éthers artificiels, et vous ne dormez plus mais vous traversez des sommeils trop lisses sur des rails droits. Et vous filez, là, vers le mur, tout est programmé. Alors là, ici, dans Le Leclerc, à six heures le soir, là, c'était trop fort. Trop fort pour David, trop fort pour un Ménard. Il eu envie de crier, de lâcher la baguette et laisser le melon mûrir sous ces néons, laisser sa place à la petite vieille derrière et s'enfuir. Et courir loin de ces enfers climatisés, loin du poulailler. Laisser ces viandes perdues passer au crayon optique car on ne pouvait pas sauver tout le monde.
Son nom c'était David, pas Noé.


Plus personne ne laisse de commentaires. C'est mal !
Puisque c'est comme ça je me laisse un commentaire :

Clément : - J'adore ce truc, c'est ouf !
Clément : - Mouais, c'est pas mal... je suis assez content de moi.
Clément : - Mais t'en a pas marre de parler tout seul.
Clément : - Bah non, là, tu vois, moi ça va...
Clément : - Oui mais t'en a pas marre de parler tout seul ?
Clément : - Bah non, là, tu vois, moi ça va...
Clément : - Oui mais t'en a pas marre de parler tout seul ?
Clément : - Bah non, là, tu vois, moi ça va...
Clément : - Oui mais t'en a pas marre de parler tout seul ?
Clément : - Bah non, là, tu vois, moi ça va...
Clément : - Oui mais à la fin tu finis pas par tourner en rond
Clément : - Bah non, là, tu vois, moi ça va...

5 commentaires:

Anonyme a dit…

J'aime pas faire de commentaires et je vais jamais chez Leclerc.
J'ai aucune objectivitée, je vais donc me "petit-suissider sous vos yeux".
Arh Arh Arhhhhhhhhhhhhhhh.

Anonyme a dit…

Q : Pourquoi ne pas faire de commentaires?
R : Pas de commentaires

Q : Pourquoi?
R : Parce que.

Q : ?
R : !!

Anonyme a dit…

Le manque de commentaires est surement dû au faite de ne pas bien connaitre David. Bien que tous le monde à un petit coté D.Ménard. Notre cher ami nous a pas encore conté ses rencontres inoubliables avec "The Winners Team".
En voici un petit avant gout (le bibliographe de David ne m'en voudras pas je l'espère).
Oui, il y a ce "gros con" qui partage sotre bureau et qui se cure le nez avec son marqueur, en effet,avec les doigts cela ne ferait pas propre.
Deux bureaux plus loin, l'on trouve celui qui toujours content de pouvoir discuter avec quelqu'un, a une haleine de "Poney" et vient te parler à 10 centimètres de la figure. Provocant immédiatement un déréglement de ton sens olfactif et provoque une cécité partielle pour le reste de la journée.
pour finir, il y a "ultraBrit Man", le commercial. Toujours enclin à serrer des mains, surtout lorsqu'il sort des toilettes. Où, cela dit en passant, il a ommis "consciemment" de laver ses mains, "cela aurait pu les mouiller".

To be continued

Anonyme a dit…

Hoyt,
Les commentaires, c plutot à la fin du livre, non?
Sinon, tu fais de + en + de fôtes d'ortograff, et comme disait Pleute l'ancien, "Hey vazy, discuter s'écrira avec 2 t quand je pourrais chier par la pine".
Comme tu vois, Pleute aimait le contrept.
Rocknrollrastafaraï, vive l'altercapitalisme
Un autre monde est possible, mais je vois pas pourquoi il serait moins débile que celui qu'on a.

Clement Soullard a dit…

Bah voilà quand vous voulez ! C'est bien !

Quant aux fautes d'orthographe, je te trouve dur. Sur cet article 3 fautes de grammaire dont une un peu chaude (infect pour infecte au masculin). Le reste, des accents (lacher pour lâcher, murir pour mûrir...) préoccuper n'a qu'un seul p, et d'autre mots manifestement incomplets des fautes de frappes. Alors, Pleute l'ancien peut chier par la pine. Merde même si ça se discute.

Enfin, un contrept, ça n'existe pas, mais le contrepet si. Contrepetons, mais ne contreptons pas.

Pour le moment, je vais me concentrer sur la femme de David Ménard, mais l'haleine de Poney va venir... Il me faut juste des collègues pour m'inspirer, pour le moment, il sont sympa...

Allez : We are all some David Ménard !