03 juin 2006

Une bonne leçon

Je suis finalement parvenu à me tirer de cette merde. On dira certainement que je n'ai pas fait d'efforts pour m'intégrer et que je suis un Gaulois irréductible mais je m'en fous ; je suis un Gaulois irréductible : j'aime la France puisque qu'on y sert la meilleure cuisine du monde et qu'il n'existe pas de plus belle langue que le Français. En faits, il n'y a certainement que les Français pour être capables de dire que c'est de la Merde : Ils savent se plaindre la bouche pleine mais après tout ce n'est peux être que la justice de Dieu : les nantis ne seront pas plus heureux que les démunis. Comme dirai l'autre : "Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux - je l'ai trouvé amère et je l'ai injuriée." Il suffit simplement savoir mettre un point final aux saisons en enfer.
Je pense à ce qui m'attends : du vert, de la musique et un super boulot... Mon vieux, c'est le bonheur ! Certes, je ne vais pas dire que ça m'est tombé tout cuit dans le bec, mais enfin, ce ne fût pas la mer à boire - juste une bonne rasade de merde.
C'est drôle, je vais partir dans une semaine et je suis seulement content, ni inquiet, ni nostalgique, je ne doute de rien. Je me prépare à raconter mon "expérience" dans les dîners. J'ai déjà ma petite idée. Je vais dire que Barcelone c'est nul à chier... et quand une fille me dira : Mais c'est troôop bien ! J'élaborerais un peu, je dirais que c'est "la Quintessence du Caca". Et mon bonheur sera déconcertant et je mordrais à pleine dents dans mon confit de canard.
Soyons radicals !
J'ai eu ce tort d'avoir une enfance parfaitement heureuse et mon vrai bonheur est perdu. Il fallait donc trouver une solution. En seulement six mois, j'ai gagné d'avoir choisi mon destin - rien de moins si l'on y pense - et je sais maintenant par où coule le bonheur : loin d'ici. J'ai une ombre à fuir et la merde a un sens, c'est d'y rester qui est insensé. Alors je fuis... encore... et la vie a un sens plein et positif.

Quand j'étais petit, j'avais la passion de la merde, dans mes vagabondages champêtres, j'allais observer les bouses de vaches. D'abord elle sont très liquides, et elle tombent en faisant plof plof et puis elles sèchent au soleil. D'abord il se forme comme une croute sur la surface tandis qu'en dessous c'est encore mou : on peut mélanger avec un bâton. Ensuite, les mouches viennent s'y installer pour y pondre des oeufs et c'est passionant. Quand elle sont très sèches, les pbouses peuvent servir de freesbee.
Les lapins, eux, font des crottes parfaitement rondes, ces sont en quelque sorte les artistes du caca. Inhodorantes une fois séchées, on peut jouer au billes avec. Par contre, les crottes de moutons sont inintéressantes au possible et les poules ne savent carrément pas chier.
Même si Freud banalise un peu ma passion, je continue de croire que le caca, quand il est bien fait, relève de l'art. Que dis-je... C'est la quintessence de l'art, la production essentielle. Notre chimie est souvent surprenante et cela mériterait quelques développements... Mais en un mot on pourrais dire : "Je chie donc je suis"
Maintenant, je peux me dire au sommet d'un tas de merdes encore fumantes : C'est moi qui l'ai fait.
Tout ceci pour te dire, lecteur, une bonne leçon :
Il y a du bonheur dans la merde

Pour terminer, un petit écriteau pour mettre dans tes chiottes. (Elle pourront sentir l'eucalyptus ou pas)

Aucun commentaire: