16 novembre 2005

De l'oxygène

Le soleil embrase les arbres qui bordent la Seine, les feuilles jaunies s'éteignent en un ballet virevoltant dans les eaux froides du fleuve et semblent dire : "Adieu mon arbre, je t'aime mais je veux connaître la mer". Le ciel bleu est altéré comme si des paillettes s'étaient enfuies de l'astre doré. L'air froid me caresse l'âme et les restes de nuages qui ont fait la pluie de cet après midi roulent au loin vers d'autres horizons. La vie est parfois étrangement belle. Je marche sur un pont et je contemple les flots calmes. J'imagine la lancinante caresse du fleuve quand les flots oscillent sur les berges. En voilà un amour éternel.
Je regrette seulement que mes poumons soient si noirs qu'ils ne puissent prendre plus entière cette douceur d'automne, je leur promets que cet air leur sera clair de nouveau et peut-être bientôt.

Je laisse les incandescences solaires lentement infuser et je me rappelle mon deuxième monde. Je me prélasse et m'endors sur ma plume. Je ne t'oublie pas, je serre contre ma joue ma tasse de thé bouillant et je sombre dans des rêves immenses. Je te serre contre ma joue et je sombre dans des rêves immenses...

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Il faut connaître la mer, c'est mistèrieuse, dangereuse, mais surtout magique et profonde...
Il y a qui a peur d'elle, mais il se voit tu as courage pour la connaître bien...
Bonne chance!

Anonyme a dit…

En español hay un refrán que dice: "Quien no se moja no coge peces" Hay que pescar...

Clement Soullard a dit…

Je t'ai reconnue... mystèrieuse... mais il se peut que tu trouve un français pour améliorer tes accents.

Clement Soullard a dit…

Non il y a une erreur de ma part on écrit bien mystérieuse... Quelle langue horrible... Mystère mystérieux.