Laissez moi vous parler de ma misérable collègue. Elle pue le malheur et elle est la quintessence de la pauvresse qui vous fait même regretter d'être en vie. Sans doute elle croit qu'il n'y a rien à y faire et sa philosophie étroite doit être la suivante : le boulot c'est pour gagner de l'argent et les fins de semaine sont pour courir dans les champs. Elle ressemble à un poisson rouge, quoique je crois que le poisson rouge possède une vie plus exaltante. Il n'y a plus rien en vie chez elle et son oeil reste morne, vissée sur son siège. De temps en temps, elle se lève pour aller fumer une cigarette et puis revient poursuivre le reste de son oeuvre. Ah je voudrais crier : Conace ! Lui foutre deux baffes, être violent, car je crois vraiment qu'il faut rentrer en guerre contre ces mort-nés qui viennent dans la vie comme les vidanges dans la rivière. Tuer ces cloportes qui fuient le jour et vivent sous des pierre une vie sans Dieu. De toute façon la vie ne vaut rien pour eux alors qu'ils meurent, ils m'empoisonnent l'oxygène.
Bien sur, je ne suis pas tolérant. Mais... je me rends compte maintenant seulement qu' à force d'être tolérant, c'est ma vie que je risque. Les jours passent et j'ai de plus en plus honte d'être un homme, c'est insupportable.
09 août 2005
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2 commentaires:
je ne suis pas d'accord. la tolérance ne met pas ta vie en danger : la non-exigeance vis à vis de soi-même te met en danger. rien d'autre !!
Tu as lu jusque là, je suis vraiment épaté ! Je ne pensais pas être si captivant.
Je ne sais pas comment j'ai pu écrire ça, j'en serai incapable maintenant. Et encore, tu n'as pas vu les brouillons. En tous les cas, ce qui m'a permis de sortir de cette phase pénible, c'est précisement la non-exigeance vis-à-vis de moi même et l'autorisation que je me suis donné de considérer que le mal pouvait exister purement. Conséquement, je l'ai combattu (c'est pas méchant, c'est juste des mots) et je ne pense que tu aurais fait de même car personne n'est capable de tolérer ce qui parait évidement mauvais. Je vais devenir assomant... Bref au final, ce texte n'est pas raisonnable, ce n'est pas son but de trouver des excuses à l'objet de ma colère. Plus, il n'y a rien d'autocritique, c'est juste un exutoire.
C'est peut-être pas bien d'être si haineux. Mais cette fois je n'ai pas fait autrement pour que ma rage passe.
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